CHAPITRE XII Ï
par la perle de Lautree, de son affaiblissement., agir vite avant I*anivé6 des renforts amenés par l'abbé de Farfa. qui venait de I Ahru//.e, et par le comte de Saint-Pol (1), dont le passage avait BigOtlé a CrélDOUfl et à Bocca dÀdda (S). Le succès lui parait* sait d'autant plus Facile qu'André Doria, qui n'avait attendu ni ta nature de la convention, ni les instructions de l'empereur pour se mettre à Bft disposition, pouvait désormais lui fournir l'appui de ci imposée de dix-neuf navires, dont treize galères.
Déjà il avait forcé le prince de Molli à s" éloigner ai Sftdfcfl i3), ce qui avmit entraîne* la reddition de Foodi,d£ Fraiatto,deSaxaft&4 et de Tr/mi (4)î il s'était emparé de deux bAttments français prêtant les chevaux et les bagages de Lautree et du comte de Vaudém<>t»t 5), îvait introduit des vivres dans Naples i<\) et débarqué u Isr.hin* Ou il lui fut fait une réception digne de son rang et de tition. Il y passa quatre ou cinq jours (7). Ufl tî) août, le comte de Sarna reprit la ville de ce nom iX) ; l/> 2± mars, avec Ferdinand, prince de Salerne, celle de Nota défeûdlIC par Valerio Orsini, Celui-ci fut enfermé dans la citadelle (11). Pouzzoles fut évacuée par Julien Strozzi, qui av;iit même abandonné deux canons de gros calibre (10). BénévenU Salerne et Sanrino avaient fait leur soumission; il était probable que d'autre villes et places fortes ne tarderaient pas à suivre cet exemple (Il i. Maramaldo harcelait constamment le camp français; d'après les rapports des espions et des déserteur*, le siège allait bientôt être levé II venait de réduire quelques villages et châteaux des envi-
s 11 de Bourbon- Vendôme, plas connu soub le nom do comte de Sainl-l'oL.
ttre de Lope de Soria a L'empereur, du 13 août, dans Gaî meo** p. 768.
p. 47 ; ClPBLLOffl, p. 3X
Lettre d'Àseanio Colon ru à Tirera Colonaa* dans (S ayanuoa, p, 785,
de ferez à l'empe reur, du 20 août et dti 111 septembre, dans no*, p, 776 et 79të,
Capelloni, p. 59 ; lettre de Lopc de Séria, du 13 août, !, p. 768.
% p, 46, l Ascanio Golonna à Tibère Colonna, du S toplembr*, dans p. 785* i*}\ Rosno, p, 45; Sàhtoao, p tî2; Gctchardix, I. XIX, foL 34£ (10) thié L, lettre de Père* à l'empereur, du 2ti août, dans CtaràfeM, p. 776, rroao, p. 113; lettre de Perez l'empereur, du £4 août dans Crânaf>. 774.
224 PHILIBERT DE GHALON
rons immédiats de Naples, Nocera, où il avait fait prisonnier l'évêque d'Ave 11 in o, chaud partisan des Français (4). Enfin, peu de jours après, il se présentait sous les murs de Gapoue. Comme il a été dit, Pepoli s'y était réfugié, rejoint par Strozzi (2). Les habitants, qui se souciaient peu de subir un assaut, profitèrent d'un moment où une partie de la garnison était sortie afin d'aller faire des approvisionnements de bétail, pour lui fermer une des portes et ouvrir l'autre aux Impériaux qui y furent acclamés. Verticello, une hallebarde à la main et vêtu pompeusement, fut des premiers à pénétrer dans la cité, théâtre de nombre de ses anciens exploits et où il devait d'ailleurs être plus tard pendu. Les quelques défenseurs qui y étaient encore furent tués ou faits prisonniers. S'il faut en croire Santoro, les hommes malades dans les hôpitaux auraient été mis à mort, l'église en laquelle on célébrait un service funèbre pour Pepoli, qui avait succombé quelques heures auparavant, aurait été envahie par la bande de Maramaldo, l'office interrompu, et, chose à peine croyable, Pepoli aurait été dépouillé de son collier d'or et de ses insignes militaires. Julien Strozzi s'était d'abord réfugié au château; il se rendit ensuite à Maramaldo (3).
La situation devant Naples n'était plus tenable pour les Français. Saluces le comprit, surtout après l'arrivée des renforts que Philibert avait appelés de Gaëte, de Sicile et de Calabre. Il donna l'ordre du départ pour le jeudi 27 août. Son armée, divisée en trois fractions également protégées par l'artillerie et par la cavalerie, devait gagner Aversa. Saluces, avec Guy Rangone, commanderait l'avant-garde.Navarro le centre et Pomperant Tarrière-garde. Afin de ne pas éveiller l'attention de l'ennemi, le mouvement se ferait dans le plus grand silence. Mais, dès le matin, les Impériaux furent avertis que 800 hommes, postés sur la montagne dominant la porte Saint-Janvier, avaient commencé à enlever leurs canons et leurs bagages. Jean d'Urbina fut désigné par Philibert pour les attaquer. Ils se retirèrent dans le fort voisin et s'y défendirent vaillamment pendant le reste de la journée et le lendemain. Comme ils n'étaient pas secourus, ils offrirent de capituler avec
(i) Lettre de Ferez, du 24 août, dans Gayaxgos, p. 774.
(2) Ihid.
(3) P. 118-U9; Rosso, p. 46: cf. Guichardin, 1. XIX, fol. 341 v*-342.