‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 112 sur 239 · CHAPITRE Xll · texte numérisé non relu

CHAPITRE Xll

Je lui jurer obéissance au nom de l'empereur pour lui et ses deux royaumes. En cas de malveillance ou d'hostilité de la part du pape et s'il refusait d'intervenir auprès des Vénitiens et des princes l'Italie ou de traiter pour son compte, il conviendrait, « sans toucher a sa personne ny y rien plus actempter;,, luy osier, autant que Ton pourra, le pouvoir et la faculté de nous nuyre et luy couper les ailes, * de manière à Te m pécher de réaliser ses visées sar Home, de garder les villes de Panne et de Plaisance et de se rapprocher du duc de Ferrare.

Celui-ci. nous l'avons vu, avait abandonne la cause de Tempe- MUT, niais ift&a rttrG nettement déclaré contre lui; il aurait léme, après sa défection, été prêt à aider A rapprovisionnement des Allemand- qui venaient au secours de Tannée de Naples. Si le lit était reconnu exact, il y avait intérêt à te ménager, tout en ne froissant pas le pape, et même, â supposer que la paix fût déjà conclue avec Clément VII, à tenter entre eux un rapprochement, Modène et Reggio, dont Alphonse était maître, feraient retour mx Etats de 1 Église, et, sur ce que Charles-Quint prétendait lui tre encore redu par le duc, 40,000 ducats seraient donnés au piptuent de pareille somme cpie Jules II avait versée 1 Tempefur Maximilien pour rengagement de la première de ces deux Philibert était libre* si les négociations avec le pape n'abouti pafl ei data le cas où celui-ci serait en guerre avec le dttCj de prendre fait et cause pour Tun nu pour Tautre, selon que le t de l'Empire lui semblerait l'exiger. L'empereur attachait un prix tout particulier au rétablissement ie la paix avec Ie> Florentins, qui lui assurerait la reconnaissance le dévouement absolu du pape, car elle aurait pour principal i luration des Médicis, neveux de Clément VII, qui lé chassés le 16 mai 1527, Aussi, pour atteindre ce but, consentait il à la renonciation totale ou partielle d'une somme de ■i 10.000 ducats dont Florence lui était redevable. Mais il était entendu que, si le pape ne voulait pas accepter les conditions ]p i Îhârlas-Quint, non seulement le prince s'opposerait à la rentrée es Médius dans Florence et à la mainmise de Clément Vil sur cette cité, mais encore il fournirait A celle-ci les moyens de se défendre contre toute tentative de leur part. Il proposerait donc

aux Florentins de continuer à vivre en république sous la protection de l'empereur et d'accepter de lui, pour leur plus grande sûreté, une garnison avec un capitaine ayant sa confiance. De toute façon remise de leur dette leur serait faite, et Philibert avait liberté entière pour la conduite des négociations.

Les intérêts des Colonna étaient spécialement recommandés à sa sollicitude.

Quant aux villes de Parme et de Modène, elles ne seraient rendues au pape qu'après conclusion de la paix; sinon, elles seraient réunies au Milanais par les soins de François Sforza, avec qui il y aurait lieu de traiter, ou par Antoine de Leyva. Il en serait de même pour la rétrocession de Cervia et de Ravenne, dont les Vénitiens étaient maîtres; cette question ne serait soulevée qu'autant que Clément VII les aurait d'abord ralliés à la cause de l'empereur; elle serait alors discutée à l'amiable. Il fallait éviter, pour la résoudre, toute effusion de sang.

Une autre, beaucoup plus grave et qui ne manquerait pas d'influencer les décisions des princes italiens, était celle du Milanais. Le dernier duc de Milan, François Sforza, après avoir reçu l'investiture impériale, s'était laissé entraîner dans la ligue par son ministre Morone, qui, depuis, était passé au service de Charles-Quint Obligé de capituler après la prise de sa capitale par Antoine de Leyva (24 juillet 15:26; , il avait vu, pendant deux ans, la Lombard ie livrée à toutes les horreurs de la guerre, puis il avait envoyée Tolède son ambassadeur Billia pour implorer sa grâce. L'empereur la lui accorda d'autant plus volontiers que Sforza était malade, qu'il ne paraissait pas devoir avoir d'héritiers et qu'après sa mort il serait facile d'annexer ses États à l'Empire II reconnaissait d'ailleurs cette mesure comme nécessaire à la pacification de l'Italie. Il le réintégrait donc en possession de son duché, et Philibert avait ordre de lui donner 6on pardon et d'essayer d'avoir de lui des conditions encore plus avantageuses que celles qui avaient été stipulées à Tolède et dont copie lui était adressée. Dans le traité à intervenir, Sforza prendrait la qualité de prince vassal du Saint- Empire, et, après signature dudit traité, il dépêcherait auprès de l'empereur un député pour lui faire hommage, lui jurer fidélité et obtenir l'investiture. Enfin, dans le cas où le duc voudrait se ma-

CllAPITRi: XI

I 1er, Philibert Aurait à veillera ce qu'il ne prît pas une femme apparentée à la maison de France (1).

Le prince avait pour instructions de tenter de tirer des Vénitiens tout l'argent possible pour payer l'armée et de faire aboutir liocialums qu'ils avaient entamées avec Ferdinand, roi de Hongrie, sans doute au sujet de la guerre contre les Turcs*

Si le retrait des troupes impériales était exi^ par le pape et pur tel piincei ilalicns, les forces ennemies devraient en mérnte temps nef la Péninsule, mais les villes et les forteresses du Milanais, des royaumes de Naples et de Sir île resteraient occupées par des garnisons sulli sautes. Les Allemands s en retourneraient i vute de terre et les Espagnols par mer. Les galères qui ftBT viraient au transport de ces derniers seraient armées de façon « pouvoir être employées contre la Franc

Des pourparlers ayant été engages pourlea mariages -d'Alexandre de Médicls, neveu du pape*, avec Marguerite* fille naturelle de l'empereur, et de LéopoM d'Autriche, oncle de Charles-Quint, avec Laureneina de Hédieift, Philibert Tut chargé d'en discuter les conditions avec déniant VIL La dot de Marguerite était fixée à 0 ducats, mais le prince était autorisé i fifl élever le chiffre ; il était également invité à chercher en Italie un État a concéder à LéopoJd i litre «ie dot.

Sur tous ces points, Philibert avait la latitude ta plus complète, aussi bien que sur les questions qui surgiraient au cours des négociations. Il n'aurait pas à en référer à l'empereur, qui le consulte* rail dans l'avenir, si des proposi lions de paix étaient laites de la le la France et de l'Angleterre- Il lui était seulement recommandé d'user avec le pape de « modestie et douceur**, de prudence Tetion p, et d'agir de telle sorte que • tout se face u son conlenlemenl satisfaction (i) ■ ,

il 1634* un peu plus d'un an avant ta mort (il octobre :, Danemark, niftec de JVu.perew*

impériale* & Vienne, P A 95, raille; Archives du royaume I Bru ï elle», Papier* d'État, reg. 8i„ fol, 130* copte.

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