‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 113 sur 239 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Philibert demande à l'empereur des récompenses pour ses capitaines et ses officiers. — Contributions de guerre levées sur les Napolitains. — Partage des biens des rebelles. — Clément YII se rapproche de Charles-Quint. — Difficultés dans la Pouille et dans l'Abruzze. — La campagne contre la Pouille est décidée. — André Doria s'empare de Savone. — Le pape rentre à Borne. — Projet de l'empereur de venir en Italie. — Observations du prince à ce sujet. — Mécontentement des troupes; transaction passée par Philibert avec elles. — Peste à Naples. — Révolte d'Aquila et de la Matrice. — Du Guast dans la Pouille. — Maladie du pape; mesures en vue de son remplacement. — Prise d'Aquila, de la Matrice et de Lanciano par Philibert — Situation du royaume de Naples . — Le prince est invité par l'empereur i se porter au secours d'Antoine de Le y va dans le Milanais. — Négociations avec le pape pour la paix. — Amnistie aux Napolitains rebelles qui voudraient se soumettre.

Les instructions dont le résumé précède sont d'une modération qui dénote chez l'empereur un ardent désir de faire la paix à tout prix. Il ne faut pas oublier qu'elles sont antérieures à la capitulation d'Aversa et qu'elles furent écrites à un moment où l'issue de la guerre était incertaine et semblait même défavorable aux impériaux. En laissant à Philibert la tâche délicate de les exécuter, il lui avait donné la plus haute marque de confiance à laquelle celuici eût pu prétendre. Le prince en fut peut-être d'abord flatté, mais, devenu le maître incontesté de la situation, il jugea sans nul doute que Charles-Quint avait fait la part trop belle à ses ennemis, surtout au pape et à François Sforza, et il ne vit pas sans tristesse qu'il n'avait stipulé aucun avantage en faveur de ceux qui, dès le début de la guerre, avaient si souvent risqué leur vie pour lui conserver un des plus magnifiques fleurons de sa couronne. Une seule fois, dans ces instructions, il était question de l'armée, et conditionnellement encore; elle serait payée de l'arriéré qui lui était redû, si la paix était conclue avec les Vénitiens, et avec l'argent que Philibert pourrait tirer d'eux.

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