CHAPITRE XIII
ni
Lautrec. Les revenus de ces biens étaient estimés à 6 ou 7,000 ducats par an.
Jérôme Morone, qui avait dans ses attributions le ravitaillement, el le service général du camp» s'était acquitté de ses fonctions ou /.Hé infatigable et une rare habileté. Chargé d'enfants encore jeunes et ne retirant rien de ses propriétés de Lombardie, kit dans une situation précaire. L'empereur était prié de le pourvoir d'une pension annuelle de 2*000 écus à prendre sur les biens des rebelles et de la présidence du Conseil du royaume de Naptes, vacante par la mort de Louis de Montalto.
Pour Bernardin Martirano, qui avait continué auprès du prince de secrétaire qu'il remplissait auprès du connétable de Bourbon, Philibert postulait remploi de premier secrétaire, avec les quelques revenus que le connétable lui avait aasignéi dans le Milanais; pour le capitaine Suarez t . la croix d'Alraulara, et pour le commandeur Urias (S), le bailliage de Santa ËuTemia. re^lé hbp' depuis la mort de Monc&de. Il lui recommandait encore Louis llixur. gouverneur de Castelnuuvo ; les capitaines espagnols !
tenlo. Nundagna,di Vergara S , Louis de lo Dogno i li. Barrigiinu ». Kossale* Àrce et Vitriunu, et les capitaines albanais TeodoroCbiuchian* S et Joaninno,
Enfin il exprimait le désir que la duchesse de Francavilla, qui
rendu el ne cessait de rendre à la cause impériale des ser*
induit *, reçût le titre de princesse. Il poussait la délie**
au point de vouloir laisser croire à la généreuse femme, qui
avait fourni des vivres et des subsides aux assiégés lie Naples,
qu'elle devrait cette faveur non à sa recommandation, mais à une
grâce spontanée de l'empereur (7).
(!) Probablement lu même personnage que <1 3 <a/ de Pignerou,
.ait été chargé dephnieura misaioni auprèi de l'ompcreur. (S) Probablement le an lûu persoanage <fue don Pedro Urine, maître de CAjOip de l'armée impériale, qui fut fait prisonnier a Sa 1er m.1 et devint gouverne.
[Ahi l'ubjet d'utio recommandation spéciale du cardinal C-IOMUii. a renipenïm-* le 4 juillet, Voir (UtaKôos, p. T^a
i> il s'agit sans Joule du comte Louis de Lodronc. <|ui, ea i5;*t>. mppfaga ote VètiTL d« Wurdeaber^ comme capitaine général fat lancer de l'année. Barocane.
earo, Chucbaro Zuccaro, etc.
Pi&ft* ju-ijii.Miï archive* impériale i Vienne, r a us,
De l'armée française il ne subsistait plus que des débris, qui, avec un petit nombre de seigneurs napolitains ou italiens, occupaient les places fortes de la région. Les galères ennemies s'étaient retirées devant l'île de Ponça, où elles s'étaient séparées, les françaises pour aller à Marseille, les vénitiennes pour gagner l'Adriatique. Le prince avait donné l'ordre à André Doria de se porter là où il jugerait sa présence le plus nécessaire. Il espérait que bientôt le royaume de Naples serait libre sur terre et sur mer. Mais la guerre ne serait pas pour cela terminée en Italie. Car le comte de Saint-Pol avait envahi la Lombardie avec 40,000 fantassins, 400 hommes d'armes, et il attendait encore 6,000 lansquenets; il était près d'opérer sa jonction avec le duc d'Urbin (1), les Vénitiens et les troupes de François Sforza et d'attaquer avec eux le Milanais. La situation d'Antoine de Leyva serait d'autant plus critique que les princes italiens pourraient s'unir à eux et qu'il était difficile de compter d'une manière absolue sur les Allemands (2). Philibert ne croyait pas dire si vrai. Presque à ce même moment, le duc de Brunswick, lassé d'attendre inutilement le paiement de ses troupes, qui en profitaient pour se livrer à toute sorte d'actes d'indiscipline (3), quitta le Milanais avec la plus grande partie d'entre elles pour rentrer en Allemagne; 3,000 hommes seulement consentirent à rester avec Leyva (4).
Ce que le prince avait prévu devait aussi arriver à Naples. Les impériaux réclamaient huit soldes ("»); ils s'étaient rassemblés en armes sur la place de Tlncoronata, prêts à se révolter. Devant leurs menaces, le Conseil collatéral, qui, en l'absence de Philibert et d'Alarcon, trop souffrants pour y assister, était présidé par le cardinal Colonna, décida de demander, il serait plus juste de dire d'imposer aux Napolitains un emprunt au nom de l'empereur.
(1) L«i 14 septembre, le protonotaire daracciolo annonçait à l'empereur que ]«• comte d«* Saint-Pol et le due d'Ui hin avaient itii> le î-iège devant Parie
1ÎAYANGOS, p. 787).
(2) Piè< .ts justificatives, n" 125; Archives impériales à Vienne, PA 95, original.
(3) Lettre de Caracciolo au grand chancelier Gattinara, du 14 septembre, dans Gayangos, p. 788.
(4) Voir dans (Iayangos, paitim, p. 75*, 753,774, 775, 797, 874 ; lettre de IVmpeiviir à Philihrrt. du il septemhn-; Pièces justificatives. n° 132; Bibliothèque nationale. roll»-<tion Dupuy. iimjGîs. fol. 8, autographe.
(5) .Santoro, p. 123.