‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 12 sur 239 · CHAPITRE PRKMIKR · texte numérisé non relu

CHAPITRE PRKMIKR

' q\u< «le quatorze ans, il se mit i la disposition de son royal cousin (1) Pw letlre du 10 novembre 1516, «lulee de Bruxelles» Charles le remercia tn/s aimablement* en l'engageant à persévérer dans ses bonnes intentions et 60 lis^uranl qu'il pourrait compter sur sa liicu vaillance. Seulement il ne crut pas encore devoir mettre i l'éprouve 00 précoce dévouement

ancien inventaire générai des lilr*s de la principauté d'Orange, dressé en 1<J09 par Jacques de La Pise. père de l'historien, paraît nous donner la clef de l'énigme. Sous la date d*> 1 r>l fî, il est dit : ■ Le roy François fait un eedict gênerai révoquant toutes les aliénations faicles du domaine de la couronne despuis le trèspas du roy Charles septiesme, soubz prête île duquel eedict les gMa du roy en Daufiné obtindrenl du Parlement dudict pars eom-

nres pour redimer la souveraineté d'Orenge, a quoy fut procédé nonobstant toutes oppositions et protestations faieles de lais et subjects (3j... * Le CatalQfjne en acte ii /" ne fait pas mention, en cette année, de la mesure dont parle Jacques de La 1 i us elle n'en eut pus moins lieu, ainsi

que le prouve le procès- verbal de cette réunion, dressé le 18 mars 1517 par Bertrand Rabot, conseiller au Parlement de Dauphiné, Si La l'isea avancé Theure de cette faute politique ou de celte

lité, peu importe le nom, ce n'est pas de beaucoup. C'est le 30 janvier 1517 qu'elle fut commise, ainsi qu'il résulte du pi

il de Hubot lui-même, lequel est fort instructif* car il montre que déjà alors la force primait le droit. En vertu de l'ordonnance de Vf^.*' i 1*\ qui enjoignait au gouverneur du Dauphiné et au

► n des IVUci talions que le président du Parlent d».- LOargé par celle coatp&giiia de porter ûu nouveau roi. (Voir ,». en ju- /tires du Doubs, li 13u3 j

(£) L«>, ifloi ,1 L'inlitiârt, du 10 novembre 13iti; Pièces juslifi-

Blbliothé [Ufi dii Besançon, collection liuv+jrnoy, copie: Revu* *U l tlf p. 119; Antatair* d* département du Jura pour ÎSiO^ p.. 101 ne Ptutibtrl dé Chafon, p, 7. CVst peut-être celle démarche qui donna au roi de Outilla l'idée de conférer à Philibert Tordre de la Toison d'or (Voir *e* instructions au sieur de Bu la y, du 19 janvier 1517, I

y», o* lu- Bibliothèque le Besançon, collection ChiUet , toclcn h* io» loi si ) (3} H .U96.

r* de Bené tta Nassau au roi. de 1338, assigne également la daté de fil 6 4 relia mainmise i ; Archives nationales! Il 07)

Parlement de Grenoble de réunir au domaine royal toutes les terres et seigneuries aliénées par ses prédécesseurs, Rabot fut commis par cette Cour à l'effet de procéder à l'annexion de la principauté d'Orange au Dauphiné. Il se mit en route et arriva dans celte ville le 16 mars 1517, accompagné de Jean Giraud, vice-sénéchal du Valentinois; d'Arnaud Odoard, seigneur de Montboucher; de Jean Ventolet et d'Augustin Tiairi, prévôts des maréchaux; de Pierre de Serre, capitaine de Nyons ; de Nicolas Boeuf, huissier du Parlement, et de Denis Chapuis, notaire et secrétaire delphinaL rédacteur du présent procès- verbal. C'était une véritable armée de fonctionnaires qui allait s'emparer de ce paisible État. Chapuis convoqua immédiatement les officiers d'Orange pour trois heures de l'après-midi sur la place de la cathédrale. Au moment fixé, ceuxci s'y trouvèrent avec une centaine de bourgeois. Gabriel Fogasse (Fogassie) et Etienne Monot. avocats du prince, protestèrent au nom de la population tout entière, mais Jean Materon, procureur Oscal du Dauphiné, qui était chargé de l'exécution de l'ordonnan ce, en donna lecture et requit, ce jour-là et le lendemain encore, le commissaire du Parlement de passer outre. Rabot déclara donc, en présence des habitants assemblés, la principauté d'Orange réunie au Dauphiné, puis il révoqua les officiers institués par le prince et ordonna qu'on replaçât aux portes de la ville les armes delphinales qui y étaient lors des confiscations précédentes et qui avaient été déposées dans l'église des Cordeliers. Enfin il fit défense à Gabriel Fogasse et à Raymond Audry, un des officiers protestataires, de s'immiscer à I avenir dans l'administration du pays. Ceux-ci refusèrent de reconnaître l'annexion, disant qu'ils en appelleraient au roi. Mais Rabot n'en fit pas moins, à une heure, proclamer la réunion d'Orange au Dauphiné et, le lendemain 48 mars, à sept heures du matin, substituer sur les portes de la ville les armes delphinales à celles des (ihalon (4).

(1) Los armoiries dos Clialoi •'•tai«,nt de gueule* à la bande <Tor: celles d'Orange, d'or au corwl d'azur: les anin'3 du comté do Genève, qui sont de ri»*'/ i>oints d'or èqmpolles à (jualre points d'azur, brochant sur If tout. Celles d»> IMiiliht'i'l étaient parties des précédentes aur î et i d'hermine, aux 2 et 3. qui sont d«* Bretagne, avee un éeusson d'aryent au li(ni de gueules, couronné d'or, compont'' d'azur, qui est de Luxembourg. — O procès-verbal est aux Archives départementales de l'Itère, st>ri«* B i3:U, fol 1, et mentionné à l'Inven-

Page 1