CHAPITRE XIII
troupes sYiançaient à Tassant Les ravages causés par les projeo •L-uent énormes. Les murs, les maisons s'effondraient avec un bmit sourd qui se mêlait -ï celui du canon. Des clameurs immenses, cris d'épouvante poussés par les femmes, les enfants et les vieillards, qui couraient affolés, éperdus, dans les rues* s'élevaient <h' part. Les mercenaires, voyant que la résistance était impossible, proposèrent de capituler et d'abandonner la forteresse. Ce leur fut accordé Contrairement à l'usage, les portes ne furent pas fermées et murées DaJtfl la crainte sans doute d'être passés par rues, ils se sauvèrent par-dessus les remparts. Un certain nombre d'habitants imitèrent leur exemple, et telle était la panique t emparée d'eux que presque tous furent écrasés, tués ou blessés. Quatre cents hommes de la garnison périrent La ville fut prise <t itceftgée* Beaucoup de citoyens furent faits prisonniers. lires furent massacrés C'était un spectacle horrible Philibert lui-même écrivait qu'il avait été ému de ces scènes de carnage. Il avait voulu que les femmes tassent épargnées; pour cela, il les avait fait enfermer dans le> églises. Les biens des rebelles furent continues Quant aux soldats et aux habitants fugitifs, il refusa de les laisser pénétrer sur le territoire des Élats pontificaux. Par son ordre, le pape prescrivît qu'ils fussent, ainsi que les bannis de Naple-, arrêté? ;\ la frontière i I i. Afin de prévenir une nouvelle révolte, 3e prince fit raser les mur* de la ville La prise de la Matrice avait eu lieu le 28 février (S). Il réduisit aussi Lanciano sous son obéissance (3
même temps. Philibert avait demandé que ceux de Nursi.i. dans les Élats de l'Église, qui avaient été exilés pour avoir embrassé le parti gibelin fussent autorisés à rentrer chez eux. Son but était de contrebalancer l'influence des guelfes jusque-là tout-
i, op. Ht., a S et v»i leUrc de Mai a l'empereur, du 8 mars» dans Gavjuiiïo?. p. 915; lettres de Philibert au môiue, du 17 mars, Pièces justificatives, a* IjÔet 157; Archives impériales à Vienne» V A 06, ori^ml Bl copte, reur que Ri^so, p :;:;, dit que le prince d'Ormng* partit pour tbru/n* A \h Un d'avril et assidue le mois de mai conune dette de la prise r,\i{uîJa et de ïa Matrice, i.lontariui» ambassadeur du Venise a Rome, écrit a la néurie rie Venise que la prise de lu. Matrice eut lieu le 25 février. Il rend hûtDCuage nui mesures prisai par Philibert pour sauver les frinmes (Cttimdtir,
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rmMNO, t ï»p. 130*
puissants I /exécution en bloc de cette mesure pouvant présenter des dangers, il fut répondu de Rome qu'elle se poursuivrait progressivement il).
Après cette répression, qui eut les effets les piu§ salutaires, Philibert aurait dû, ce semble, se porter au secours de Ley va. On crut un instant qu'il le ferait. André Don a écrivit ménir parttir,
le A mars, qu'il s'avançait vers la Loinbardie avee 9,000 hommes de troupes, 700 chevau-lëgers. un certain nombre de gens d'armes et que 7,000 fantassins espagnols et italiens étaient Napta
pour la défense du royaume (2), Il n'en était rien. Pour des causes qui ne sont pas connue"., niais qui se rattachaient certainement à la situation de la Fouille, Philibert décida de regagner Naples.
La saison était très mauvaise; le retour fut des plus pénl Melgua, le médecin du prince, qu'il accompagnait dans son expédition, nous en a laissé le récit. Après avoir traversé la plaine de Sulmone, l'armée arriva au pied des montagnes qui rentoumil. Elles étaient recouvertes d'une épaisse couche de neige que Melgua évalue à dix pieds. Les routes étaient impraticables; pour pouvoir avancer, les troupes étaient obligées, au prix de mille difficultés, de se frayer un chemin, mais de violentes rafales chassaient la neige, qui s'amoncelait de nouveau au fur et à mesure: rites empêchaient tes hommes de voir à quelques pas devant êui Un vent glacial leur coupait la respiration. Ils ne pouvaient pîoi parler: de leur gorge il ne s échappait que des sifflement* I uns mouraient foudroyés par le froid; d'autre*, anéantis par la fatigue, tombaient pour ne plus se relever: d'&utrea >i;oent atteint* de fluxion de poitrine on d'une sorte de tétanos; d'autres enfin av. oent les pieds gelés et tachaient de se traîner à la façon fa bêtes (ffuwfrupeflutn mon' nttt) A la suite d'e Morts inouïs et la Omr mente l'étant un peu apaisée, Philibert que n'avaient pas quitté Melgua et les paysans qui leur servaient de guides, parvint, à trois, heures du matin, au sommet de ta montagne, (l'était presque i salut Mais nombre de chevaux et de mulets avaient péri et ['armée avait perdu HO hommes. Au rapport de Melgua, le prince avait donné à tous l'exemple de l'endurance; il avait lui- même
(1) Lettre de Mai à l'empereur, du S mars, dans GayaxûqAj p. 915.
(2) Mans Gàï AMiûs, p. Hl 3.