‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 125 sur 239 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

accompli plusieurs sauvetages (1). Ascanio Colonna el Fer n and de fioutfM, celui-ci revenant de Barletta, faisaient partie de l expédition I

Le 9 mars, Philibert était rentré à Naptes, Sa présence n'y était pas inutile, car le Conseil col latéral, qui s'était réuni pour discuter la question de savoir s'il y avait lieu de secourir le Milanais, comme I avaient demandé au prince André Dofia et Antoine de Leyva (3), ne parlait rien moins que iV • habandonner le royaulme a Tadventiire de quy le vnuldroit prendre ■. C'est ce cpiO dit i l'empereur, dans une lettre du 16, Vaury qui assistait à la séant** Philibert s'opposa énergiquement a ce dessein; en tout cas, avant de prendre une décision, il voûtait en réflétttr i Charles- QuioL Car, si la situation de Leyvu était critique-, celte de la Fouille ne t'était pas moins. pciit-iUre davantage. Ainsi qu'il l'avait fait, quoique malade, pour TAbruzze, il fallait la MBTO l*u Quasi, las d'assiéger Bftrietta, soutenue par le gros de l'armée française (5), s'» Uiii rejeté sur Monopoli; le 3 mars, il avait écrit il le préparait à attaquer cette place, mais, depuis, on était sans nouvelles de lui. Un était seulement informé qu'un renfort de

0 hommes était allé au secours de eette ville et que les Vénitiens, avec in galères, avaient abordé à Viesle (0). D'autre part, du Quasi avait confié à Marcio Colon n a et à Nicolas-Antoine Caracciolo le soin de s'emparer de cette dernière ville et de Vico» prés de Monte S&Ht'ÂDgalo, qui étaient occupés par les Français.

Entre temps, Philibert avait reçu de Tempe reur une lettre importante, datée du 15 février précédent II lui faisait part de son intention de passer prochainement en Italie et de s'embar-

iij Op ut , i | v -ai i ; — lettre de Ferez à l'empereur, du 4& janvier* dans

. rar

. iàut.

,i la lettre d'Antoine de Le y va a l'empereur, du 18 janvier» dans Gayaxgo*, H* et 8*0.

. rcluves icppi rialea à Vienne, l'A 86

i I i ré G vcsAMmn i\. XIXT Cal. «M»), Bortetta était défendue par Kenco de ace de Meiû, l : J rie Carafa, Simon Romain, G alé&i Karuèse, Jean* Conrad Orftipj et te prince de Stigliano.

(8) I ir, du tri mars, dans Gayan«û», pt %tl. —

tupereur que j'aurai à citer, en r l'infatigable et iples en mars 1529 — Cf. Par n jure, t. I. p+ 131-1 aï: i a noix, I, XIX, i'i il ;U'J v*.

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quer à Barcelone à Pâques ou vers le 15 mai au plus tard, à destination de Gênes. II lui demandait de venir avec l'armée en Lombardie; si c'était nécessaire pour cela, d'abandonner Barletta et, dans le cas où cette ville serait en son pouvoir, d'y laisser, ainsi qu'à Naples, quelques troupes pour la défense du royaume (1). Les galères de Sicile auraient également à rejoindre la flotte d'André Doria. Comme il n'avait pas pu trouver d'argent, il invitait le prince à s'en procurer par « tous moyens possibles ».

Moqueron avait aussi été chargé de la même mission dans les Flandres, afin de faciliter la levée de 10,000 hommes et de 2,000 chevaux que Montfort était allé, de sa part, prier Marguerite d'Autriche et Ferdinand de Hongrie de recruter en Flandre, en Franche-Comté et dans le pays de Juliers. Les Allemands devraient être envoyés en toute hâte dans le Milanais et faire route par les Grisons.

Si le pape, dont il avait appris la grave maladie, était complètement revenu à la santé, Philibert s'efforcerait d'obtenir de lui la bulle de c quarte » et de croisade; s'il était mort, il ne négligerait rien pour orienter l'élection dans un sens favorable à l'Église et à la cause impériale; dans ce cas, il mettrait en liberté les cardinaux détenus en otage et veillerait à ce que l'élection eût lieu à Rome et de façon à éviter un schisme. Jusqu'à nouvel avis. Clément Vil serait laissé dans l'incertitude au sujet du voyage de Charles-Ouint.

Les Vénitiens, le duc de Bari (François Sforza) et les Florentins ne voulant pas entendre parler de paix particulière, il était inutile, pour l'instant, de poursuivre des négociations avec eux, mais il serait sage d'entretenir dans leurs bonnes dispositions le duc d'Urbin et le marquis de Mantoue et de leur faire espérer qu'il se les attacherait lors de son séjour en Italie.

Ascanio Colonna s'étant plaint à lui de Jérôme Morooe, qai l'empêchait de jouir de son office de connétable et oui commettait des abus de pouvoir de nature à susciter des raéconteotmeiitf

•1) Ce projet de Charles-Quint était en complet désaccord avec a a\ ait fuit part à Philibert et d'après lequel il devait venir au m de Naples (Cf. xupra, p. 246). Ce défaut i Tentent* ?ntr* ne contribua pas peu à prolonger la c mettre le» résultats de la victoire d'A

CHÀPITÏT

dans le royaume, le prince tftait prié d'y mettre ordre. Enfin il aurait jV faire provision, soit à Naples, soit en Sicile» de salptMre. de poudre et de blé qu il emmènerait avec lui. Les vice-rois de Surdaigne et de Sicile recevraient des instructions à cet égard il).

La réponse de Philibert, du 17 mars, ne fut certainement [.;■celle qu'attendait l'empereur, Il ne lui déconseillait plus de venir en Italie, puisque ce semblait *Hre une idée trtétét ebei lui; seulement il rengageait â le faire le plus tôt possible i*i1 y donnait suite, car le bruit de son voyage s'était partout répandu. Il ferait bien aussi de hâter l'arrivée des Allemands recrutés par Montfort et de ne pas compter sur eeux du prince, car s'ils étaient conduit- en Lombardîe, !Ii «leserteraient sûrement dès ijirils seraient rapprochés de leur patrie, envoyer des secours à Antoine de Leyva, il n'y fallait pas songer, à moins de compromettre la sécurité et peut-^lre l'existence du royaume. Le Conseil l'avait si bfoc reconnu, il y avait quelques jours à peine, à propos de la demande d'André Dona ei d'Antoine de Leyva, qu'il priait même ce dernier de diriger sur Naples les Espagnols nouvellement arrivés & Gènes» car la situation, au point de vue militaire, n'était pas brillante- En y comprenant les recrues, presque tous Napo- HtailftÉ OQ des Étete d« l'Église, sur lesquelles il était dangereux de se fier, l'armée se composait d'un peu plus de 10,f)00 hommes,

qui n'était guère pour tenir tête aux Vénitiens, qui, par mer. juv.-iient avuir des renforts à roîontés Outre 4,000 Allemands, il y avait 2,000 hommes lotis le •■ommandement de Maramaldo. 4.000 nous celui du comte de San Secondo (2). de Pierre-Louis Farhse (3), de Scïarra Colonna et de Jean-Baptiste FaveJlo. à raison f, 000 hommes chacun 11 convenait d'y ajouter 400 chevau-léns d'armes désorganisés,

En Pouille étaient le> Espagnols avee du Guasl, 1,000 hommes

(I) Pi vreJiïves impériales a Vienne, P A 96. minute;

i Bruxelles, Papiers d'Etat, reg, 30, fol. 63. copie

e de San Seconda était uo transfuge de la ligue Au «iv ait etu battu et fait prisonnier par le marquis de > |*empereurt du fi septembre 1527, dans Gatahgos,

"*u liuasl fut obligé de ta renvoyer de l'armée.

avec Marc-Antoine Galiciano, autant avec Marcio Colonna, 400 cavaliers et un petit nombre de gens d'armes.

Pour satisfaire efficacement au désir de l'empereur, il serait bon qu'il pût envoyer à Naples 5 ou 6,000 Espagnols, qui, avec 2,500 ou 3,000 Italiens, assureraient la défense du royaume. Malgré les observations que le prince se faisait un devoir de lui présenter, il s'empresserait de partir pour la Lombardie s'il en recevait l'ordre.

En attendant, il ferait expédier par le vice-roi de Sicile à Antoine de Leyva 40,000 salmes de blé pour le ravitaillement de ses troupes ou pour qu'il le vendit à Gênes. Il en pourrait retirer 40,000 écus, soit 10,000 écus de plus que le prix de revient

Il n'avait pas de nouvelles du pape, et il allait écrire à l'ambassadeur pour lui eu demander. Les cardinaux otages avaient été rendus à la liberté (1). Des instructions avaient été adressées pour la remise à Clément VU des châteaux d'Ostie et de Civita Vecchia. Elles étaient formelles, surtout pour le gouverneur de cette ville, Alphonse de Cordoue. qui avait semblé jusqu'ici faire preuve de mauvais vouloir (2).

Enfin il priait l'empereur de porter les gages de Fernand de Gonzague à 7,000 écus et de conférer à Urias le bailliage de Santa Eufemia, vacant par la mort de Hugues de Moncade. Quant à Morone, il le tenait en grande estime et comme entièrement digne d'obtenir, ainsi que Martirano, confirmation des charges qu'il leur avait données (3).

Lorsque Charles-Quint reçut la réponse du prince, il avait déjà commencé à mettre à exécution son projet de voyage en Italie. Après avoir constitué, sous la présidence de l'impératrice Isabelle, un conseil de régence comprenant les archevêques de Santiago de Compostelle et de Tolède, le comte Miranda et Juan Manuel (4),

(1) Sur la libération des cardinaux, voir la lettre de Mai à l'empereur, Ai 22 mars, dans Gayangos, p. 941.

(2) Sur la question de la reddition des châteaux d'Ostie et de Civita Y« et sur Alphonse de Cordoue, voir la lettre de Mai à l'empereur, du SSl dans Gayangos, p. 942, 943, 945 et 947; celle du cardinal QniAonea i du 22 mars, dans Gayangos, p. 958.

(3) Pièces justificatives, n°* 156 et 158; Archives impériales à1 originaux. "■*. jr.

(4) Voir Gayangos, p. 925.

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