‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 133 sur 239 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Tout en invitant Philibert à ne pas laisser le royaume de Naples complètement dégarni, il lui écrivait encore de Lui envoyer, avec de la cavalerie, le plus possible d'hommes aguerris et |M meilleurs capitaines, notamment Jean dl rbin.t. Le transport des troupes pourrait être fait en partie par mer. Dans le cas où le prince serait attaqué dans sa marche *»ur la Lombardie, lui combinerait §ea siimiYPinfnts de façon à le secourir de Gènes (i). Les lettres, qui se succédaient à des intei -ez rapprochés (3J3 étaient presque

identiques, mais comme aucune d elles n'était impérative, Philibert, par crainte de nouvelles révoltes ou de désastres militaires, ne se lit pas de se mettre eu roule. Persuadé qu'un jour ou l'autre ânementa justifieraient ses répugnances à suivre un plan qtiT] }UgeaU mauvais, il opposait la force d'inertie, et .déjà il avait obtenu un premier résultat. Charles^Qûiot» qui connaissait la rectitude de son jugement et son dévouement sans bornes, n'osa M plus, ainsi qu'auparavant, lui parler de l'évacuation du royaume, lui demander de venir personnellement en Loin ban lie; il se contentait main* tenant de réclamer l'envoi des troupes qui n'étaient pas indispensable* à Naples.

Obligé de chercher ailleurs des renforts et des subsides, il les attendait des Flandres» de l'Allemagne, et de la Franche-Comté. Erard de la Marck, cardinal de Liège, avait offert J 00.000 fran l'archiduchesse Marguerite et quelques seigneurs flamands s étaient engagés pour autant; la rawilene recrutée dans k\s Ta y s- Bas «*t le comté de Bourgogne était prête à entrer en campagne, mais huillaume de Montfort n'ayant pu, que le £5 avril, aller trouver

cJTel le roi Ferdinand, le départ des Allemands était vu

éloigné; il était reculé jusqu'à lafin de juillet ou aux premiers jours

lût (3). Le comte Félix de Werdenberg paraissait disposé à en

ter le commandement. D'ici là, il avait besoin d'en avoir de

000, D'au a a Ire coté, il faisait actuellement lever en Espagne

d « 15 mal, Pièces justificatives, «" ifttî; Archive* impériale* à — iKitis culte moine lettre, l'empereur rappelait encore >ur Munm, dont tea agissements lui avaient sans doute i veau. * Il v en .i qui disent qu'il gaste tout- »

justificatiros, npi 173-173; Archives impériales a , PA te; Archives lu royaume à Bruxelles; Papiers d'État,

fat. 74 d 76, copies» pour Les nfli 174 et 175*

c de l'empereur A Philibert, du 4 juin» Pièces justificatives, fi* 173.

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â,O00 fantassins, lesquels, avec ceux que le comte Louis Belgiojoso enrôlait à Gènes, permettraient à Leyva sinon d'attaquer, du moins de soutenir le choc de l'ennemi* L'armée rassenbléa à Malaxa pour rait prendre la mer vers le 15 juin ' 1

Entre temps, le 15 mai, l'empereur, comme s'il eût craiût de perdre le Milanais, avait envoyé à Philibert des instructions qu i\ était chargé d'étudier conjointement avec Antoine de Leyva. In déric de (lonzague, marquis de Mantoue, Marin Caracciolo et Michel Mai, Elles étaient en grande partie relatives au duché de Milan et se rapportaient à un projet de partage de cet État proposé par les Vénitiens et par plusieurs princes du voisinage. Comme ce démembrement aurait pour conséquence le reirait du duché des troupes impériales et la possibilité pour Chartes*Qutat d'employer, probablement pour une guerre contre les Tara gent en provenant, il conviendrait de s'entendre d'une rnani. ; exacte avec les intéressés sur la portion que chacun désirait avoir, le prix qu'il en offrait, les termes du paiement et les conditions de Pinvestiture. Les parties non aliénées resteraient à la disposition de l'empereur, qui les attribuerait à son gré à ceui de m officier qui s'en seraient rendus dignes par leurs services,

En ce qui concernait Milan et son territoire immédiat, il y aurait lieu, à supposer que le partage se fit, d'examiner si cette ville ne devrait pas être érigée en république mu concédée en fief û quelqu* seigneur. Selon que l'une ou l'autre de ces solutions serait adoptée, il faudrait, de concert avec les princes et avec les notables citoyens de Milan, déterminer la meilleure constitution a lui donner pour assurer le maintien de la paix, désignée un gouverneur du château et aviser aux moyens de la garantir contre les attaques des Sujets et de ses autres voisins, ou voir *i le possesseur éventuel, quel qu'il fût, aurait le titre de duc. de marquis ou de comte, s'il serait en état de fournir la somme requise pour l'investiture, sinon quel tribut annuel pourrait être payé à la chambre impériale.

Dans le cas où les princes italiens demanderaient l'amnistie pour François Sforza, l'empereur était prêt a lui accorder son pantott, à lui restituer ses États et à l'admettre dans son alliance, à mii-

(1) Lettre du même au même, du 9 juin, Pièces justificative*, n* 174

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