‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 134 sur 239 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

tte mesure de clémence fût publiée partout, que le duc m autorité et sa suzeraineté dans les mêmes termes et mes obligations que ceux qui avaient été stipulés à Tolède imbassadeur le chevalier Billia, lors de sa première . Les Milanais qui avaient été dans l'armée de Charlesant les récentes guerres ne seraient inquiétés ni dans »nnes ni dans leurs bien?. Toutes facilités lui seraient urse libérer de ce qu'il redevait à l'empereur d'après la

de Tolède (i). Enfin si, pour des raisons de santé >u Iconques, il était empêché d'aller renouveler son seridélilé et de vassalité, le chancelier Marin Caracciolo se à le recevoir,

, était en outre chargé de traiter avec les Vénitiens aux les plus avantageuses qu'il pourrait eu obtenir, Avant , il exigerait d'eux la restitution des villes, terres et for* 'ils occupaient dans le Milanais et dans le royaume de ssaierait d'en tirer le plus d'argent possible et de servir nx les intérêts du roi Ferdinand. Cependant il éviterait lent de brusquer les négociations et de provoquer une

serait préjudiciable à ses affairée d*Kspagne. e visait les Florentins, dont Tempèrent ignorait la situate à l'égard du pape. En elïet, il ne savait pas s'ils idu un arrangement avec lui et s'ils étaient disposés & un me indiquée dans «les instructions précédentes (2), ..ni â leur faire deux propositions : ou de continuera

et indépendants, en république, avec tous leurs privions être soumis à aucun maître, tout en étant sous m de l'empereur, ou de choisir telle forme de gouverils voudraient, pourvu qu'à l'exemple des Siennois ils fct, sous le commandement d'un capitaine, unpetit corps impériales pour les défendre de toute agression contre Himiun. Dans Tun et Tautre cas, remise partielle ou rail leur être faite de cette somme ; cependant cette leur serait accordée qu a la dernière extrémité» ftprès

Teur avait investi Sforza du duché de Milan moyennant B et l'obligation de recevoir des garnisons allemandes* s haut, p 231-

278 PHILIBERT DE CHALOX

que tous les moyens de conciliation auraient éfc- Le â juin, était arrivé à Barcelone Jérôme Scâèà Vaison, porteur d'un traité de paix de la part du pap&. Cùarœ-UoK n'avait pas pu immédiatement en prendre ronnaii«m i a imt mais, d'après les communications qui lui avaient êiêiadsprftfr libert. ce qui lui en avait été écrit par Mai et ce qu'il awmt jk a voir lui-même au premier aspect, il savait que les néçocuûJOD&wxwa: été menées avec beaucoup d'habileté. Aussi en tâaoigua*£ s vive satisfaction au prince, en termes tout à fait vous vuilz je dire que avez fait très bien et prud instructions en l'endroit de Sa Sanctité et au grant d'icelle... et avec vostre ad vis et conseil sy s'est bien ambassadeur... > Cet hommage au diplomate avisé qu'était Fait bert était bien mérité : aussi, dès ce moment, l'empereur le iu*H libre d'agir à sa guise au sujet des affaires de Naples ± .

Cette paix était nécessaire, car les États pontificaux étual depuis quoique temps, le théâtre d'événements qui aurufs! 4l par causer de sérieux ennuis aux troupes impériales. Itmi il campagne romaine, les partisans des Colonna et des Or&ixu cantnuaient à s'entre-déehirer. et le pape, pour les empêcher 6V *r livrer aux pires excès, avait du envoyer un détachement de 3£K*£utas>ins et de M cavalier*. A Subiaco, l'abbé de Farfa conanfûL": d»'< brigandages de toute sorte, rançonnant également laïqc»? « ecclésiastiques. Italien* et étrangers; il était la terreur de la r*tfion :»\ A lVrouse. Malatesta Haglioni s'était déclaré pour 1« Franrai<. Mai avait offert à Clément VII de mettre à sa dispositif tî.UUO hommes de l'année de Naples et 10,000 ducats s'il voulu: >e charger de le punir de sa rébellion. André del Borgo lui avait également proposé l'argent néce>saire pour une expédition destinée à préserver la ville d'une occupation française. Braccie ltaglioni. ennemi de Malatesta. était, avec l'agrément du pape. prêt à marcher contre lui. Mais Philibert, consulté, pensa que.

(1) lUlAN^OS, |l. 30-.W

(2) Lettre du 4 juin. Puve> justificatites, n* 173; Archives impériale* i Vienne, PA 96. minute

(3) Lettre de Mai & l'empereur, du mois de mai, dans Gavangos, p. 4*. V«r aussi le ins fr 3096 do la tiibliolhcqiie nationale, fol. 111 (Aviso da Viterbo. alli 3 de ago*to)

r.llAPITRE XIV

i& une répression s'imposait il conviendrait d'attendre une occasion lus propice (i).

nouvelles du Milanais avaient été rares pendant plusieurs aimâmes* Mai avait bien informé l'empereur que les chefs de la je méditaient de frapper un grand coup et qif ils avaient déltsur la question de savoir s'il valait mieux attaquer Gènes >u Milan. Le comte de Saint-Pol tenait pour Gènes; les Vénitiens >ur Milan (%) ; leur avis prévalut. Les troupes se mirent en mou vêlent pour essayer de bloquereette ville, mais, faute de vivres, elles lurent se diviser afin de pouvoir subsister dans les environs, à UrigOAD, à Cnssanu dAdda, etc. Leyva profita de cette dispersion pour les assaillir.

Sa petite armée, on fa vu. était solide ; il avait confiance en elle, ilgré son infériorité numérique, il n'hésita pas à tenter un effort ironie. Ue Si, il tomba à Timproviste sur le comte de Saïnt-Pol. ii avait établi son camp à Landriano, le battit et le fit prisoner (3)* Ce suces nnnplétait la victoire d'Àverea : la cause franfcïâe en Italie était définitivement perdue.

V partir de ce moment, la fortune commença à sourire à Charte* uint. Huit jours après le succès de Leyva àLandriano3 le 29 juin. h traité de paix et d'alliance perpétuelle avec Se pape fut proclamé ïlennellement devant le maître -autel de la cathédrale de Barcelone (4), en présence des principaux seigneurs de la cour et de îauts personnages, parmi lesquels Fernand de Cardona, conuéibîe d\\ragon; Henri de Nassau, comte de Zenete, beau-frère de Jbilibert: le chancelier Mercurin de (iattinara. Laurent de Gor- &vod, comte de Pont-de-Vaux, premier chambellan de l 'empereur ; Lopez de Mendoza, comte de Saldana; Jean-Albert, marquis de Brandebourg; Pierre Sarmiento. évéque de Palencia; Guillaume Bea umon t, comte de Lerin en Navarre; André lloria. arrivé

(1) Lettre du même au même, du Ei juin, dans Gatanoos, p. A3; cf. auasi ses lettre > ii<t i:i et du lSjuio, ibid , p. 81 et 85-

Ufr du mois de mai a l'empereur, duos G.\\ axgus, p. 40, Cf.GcicuAftniir, . m j bal aille de Landriano et le» opérations qui la précédèrent, voir koilf, l XJX, fok 35:i- (4) D'après un document indiqué dans («ayas^o*, p. 116« la traité aurai! été ta t~ juin

récemment de Gênes; Charles de Poupet, seigneur de la Chaux, grand commandeur de Tordre d'Alcantara; Louis de Flandre, sieur de Praet; Nicolas Perrenot de Granvelle, Barthélémy de Gattinara (1). Charles-Quint, qui en avait une copie à la main, jura de l'observer fidèlement (2).

Par ce traité, le pape s'engageait à accorder à l'empereur l'investiture du royaume de Naples, sans autre tribut qu'une haquenée blanche, qui devait lui être livrée, chaque année, le jour de la fête des SS. Pierre et Paul; il lui concédait en outre le droit de nomination à vingt-quatre archevêchés ou évéchés : Tarente, Salerne, Otrante, Reggio, Trani, Matera, Brindisi, etc. En retour, Charles-Quint promettait de faire rendre à Clément VII les villes de Ravenne, de Cervia, de Modène et de Reggio, qui avaient été enlevées aux États de l'Église, de le soutenir contre Florence, de rétablir dans celte ville l'autorité d'Alexandre de Médicis, son neveu, qui épouserait Marguerite, fille naturelle de l'empereur (3). Les questions relatives au Milanais et à François Sforza seraient débattues plus tard entre le pape et Charles-Quint; moyennant la restitution de Ravenne et de Cervia à Clément, des ports de la Pouille à l'empereur et le paiement d'une indemnité à celui-ci. les Vénitiens pourraient être admis dans la nouvelle alliance. Charles-Quint et le roi Ferdinand, son frère, réprimeraient l'hérésie, même par la force (4). Enfin des articles secrets leur attribuaient dans leurs

(1) Gayangos, p. 116. — Plusieurs de ces personnages sont Franc-Comtois, comme Philibert de Chalon, ou ont eu des attaches avec le comté de Bourgogne : Mercurin Arhorio de Gattinara, Piémontais, qui avait été premier président du Parlement de Dole ; Laurent de Gorrevod, qui était seigneur de Marnay; la Chaux, qui lut chargé de plusieurs missions diplomatiques importantes; Nicolas Perrenot, le père du fameux cardinal de Granvelle. C'est sous le règne de Charles-Quint que les Franc-Comtois commencèrent à jouir à la cour d'Autriche et à la cour d'Espagne d'une faveur tout à fait exceptionnelle, faveur justifiée d'ailleurs par leur réel mérite et par les services éminents qu'ils rendirent à leurs muitres. Si l'Espagne et l'Empire arrivèrent, au seizième siècle, à un degré de puissance qu'ils ne devaient plus connaître, c'est sans contredit aux Franc-Comtois qu'ils le durent.

, (2) Gayangos, p. 115.

(3) Le traité de mariage d'Alexandre avec Marguerite fut signé à Barcelone, le 8 juillet, par l'évoque de Vaison, nonce du pape: par Nicolas Perrenot, Louis de Praet et Barthélémy de Gattinara (Gayangos. p. HT). La fiancée fut légitimée le lendemain et reconnue sous le nom de Marguerite d'Autriche (lbid.f p. 118).

(4) Cette clause visait les princes allemands et les villes impériales qui, à U dicte de Spire, le 19 avril précédent, avaient protesté contre la modiGcation du décret de rassemblée de 1526, qui laissait à chaque État le droit de régler ses

États respectifs le quart des revenus ecclésiastiques qui étaient destin»* à une croisade contre les Turcs (i). L'excommunication serait prononcée contrequiconque attirerait ceux-ci dans le royaume de Naples. et l'absolution générale était donnée aux troupes qui avaient pris part au sac de Rome (8j).

Quelques jours apros, le marquis de Mantoue se ralliait à pire (3j et, bientôt même* il s'entremettait très activement s les négociations qui avaient lieu avec les Vénitiens pour la ktsion de la paix (4), Des instructions lui furent adressées à ce sujet par Charks-Ouint, ainsi qu'à Antoine de Leyva el àCarao ciolo, qui devaient agir de concert avec Philibert et sous sa direction, le prince ayant eu déjà auparavant mission de s'en occuper (5;. Il leur était expressément recommandé de suivre ses ordres dans cette affaire et celles qui s'y rattachaient (G),

De son cdtép François I*f* qui n'avait plus rien à espérer ^n Italie depuis l'échec de ses troupes à Landriano et depuis le traité de Barcelone, reconnut la nécessité de faire presque u tout prix la ivec son impérial ennemi. Il autorisa donc sa mère à entamer avec l'archiduchesse Marguerite des pourparlers définitifs, Les deux princesses se réunirent, le 7 juillet, a Cambrai, pour paracbi'vor l'cGGvre a laquelle elles se préparaient il y avait quelques semaines déjà*

Philibert séjourna à Aquila une partie du mois de juin, et toute rinfanU'ije allemande entra dan- cette ville le 2 juillet. Elle y demeura qiiaratite.-six jours consécutifs, À son approche, les nabi* tant- abandonnèrent leurs maisons et leurs récoltes et se retirèrent

affaires religieuses L'cOVrvescence était telle du côté des « protestants «, dont apparaît pour La première fois à cette occasion* (pi'uue guerre civile et religieuse était considérée commit imminente

a ce moment, le sultan Soliman It marchait sur l'Autriche avec une arme*; formidable arrivé a Vknne le 29 septembre 1529* il entreprit aussitôt i {*• s il h'.

tbsolutioo fut accordée le 6 août {Gataîtcos, p. 161). — Le texte du traité est dans Scmioiitz, t IV, 1. VU, p. 65-68

■>ir les instrueliona secrètes de Charles-Quint A. Antoine de Leyva et à C&r&rfuolo, du 1 7 juin, au sujet du traité à conclure avec Frédéric de Goa- /dans Gatapgos, p. IIS,

du marquis de Gonsague 6 L'empereur, du 31 juillet, dans Gamjtoos, p 1Î7.

oit plus liant, p 27L ($) Gayancos, p. YîM'àt

282 PHILIBERT DE GHALON

dans la montagne. Comme la rançon qui leur avait été imposée an mois de février n'était pas encore entièrement payée et qu'il restait une quarantaine d'otages en prison, un marchand de Rome, Ange Sauro, autrefois établi à Aquila, fournit une somme de 30,000 écus (4).

Le pape ayant exprimé le désir de voir à Rome le prince d'Orange, celui-ci lui envoya le duc de Melfl lui demander quand il pourrait venir conférer avec lui et avec les conseillers de l'empereur sur les moyens d'attaquer Florence et sur le moment le plus favorable pour le faire, questions qui avaient été l'objet de plusieurs échanges de vues entre Clément VII, Philibert et Mai; il pensait être à Rome dans quatre ou cinq jours. L'avis de Mai et de de Praet, celui-ci arrivé depuis peu, était que le prince devrait donner suite au projet de marcher sur cette ville, d'abord pour s'assurer complètement l'amitié du pape, pour obtenir de lui toutes les concessions possibles au sujet de la « quarte » et de la croisade, enfin pour se procurer l'argent nécessaire à l'entretien de l'armée impériale soit par un arrangement avec Florence, soit autrement. Clément, qui était incapable de prendre une résolution virile, même quand ses intérêts personnels étaient en jeu, voulut savoir l'opinion du cardinal Laurent Pucci, Florentin, qui lui était très attaché ainsi qu'aux Médicis. Dans une conférence qui suivit, le cardinal dit que des matières aussi graves ne sauraient être traitées en l'absence de Philibert, qu'il importait donc de l'attendre, car lui seul aurait assez d'autorité auprès du pape pour en tirer des subsides suffisants. Comme lui seul aussi était, par son prestige et ses qualités militaires, capable de mener l'expédition à bonne fin, il convenait, avant toute chose, de lui laisser la haute main sur les affaires en de<;à des Alpes et de lui confier le commandement en chef des troupes. Quant à lui, il croyait fermement que Clément VII n'hésiterait pas à donner comptant 100,000 ducats ou, chaque mois, de 20 à 25,000 pour la pacification de l'Italie et de Florence, pourvu que le gouvernement de cette ville fût rendu à sa famille (2).

({) Cirillo, Annali délia cilla dell' Aquila, fol. 130.

(2) Lettre de Louis de Praet à l'empereur, du 30 juillet, dans Gatahooj,

UIIAPITRIC XIV

Dans riiilervalle. le prince avait annoncé qu'il serait à Rome le li 31 juillet* îl y fit en effet son entrée ce jour-là- Des appartements lui avaient été, par les soins du pape, préparés au Belvédère (1k Le lendemain. la paix fut solennellement proclamée par Clément pendant une cérémonie au cours de laquelle furent déployées toutes les splendeurs pontificales, La part faite aux LémûQSlrftUom extérieures, il fallut examiner sous ses diverses le sujet que le ptipe avait tant à cœur, qui avait dirigé sa politique tortueuse et l'avait jeté dans la pire des aventura i i-qtiede faire sombrer l'Église avee lui. Les cinq journées suivantes J furent consacrées. Sur le principe de l'action contre Florence, tout

monde était d'accord, car il ne faisait doute pour personne que !a prise de celte ville serait avantageuse non seulement pour

nient VIL mais encore [jour te royaume de Naples. qu'il sérail plu-, facile de défendre contre les ennemis. Mais sur les voies el moyens de l'entreprendre, les discussions furent longues el agitées. N dureilementlii question d'argent en fit les principaux frais* Philibert savait bien que Tempe reu r amenait avec lui en Italie des renforts qui, avec les Allemands attendus et les troupes du Milanais, formeraient une année de 11,000 hommes environ (à). Lui disposait de 12,000 Allemands et Italiens, san* compter les gens d'armes et les

&Taa-légers, Leur solde s'élevait à 30,000 ducats par mois. Lee Espagnols et les Italiens restés dans la Pouilie sous les ordres de du (iuast étaient au nombre de 8.000. Charles-Quint n'apportait que 5 à 1100,000 ducats. C'était trop peu pour répondre u de pareils

ftOins. Aussi le prince dédara-t-il nettement ijue. dans l'impolibilité où il était de trouver à Naples les ressources indispensables en hommes et en argent, maintenant surlout que la flotte vénitienne ne

sait de menacer la Pouilie i *t), il n'y avait pas à songer à faire passer l'armée en Lombardie (4j: il laissait donc à l'empereur le

p. 13JM39; dans Lakï, Cûtrupùnétni dé» Kaiter* Kart F, U l, p. 3:M -Jif c*a justificatives, n1 178,

• Un.< de Mai & retapèrent » du 4 août, dans Gavuitof, p. 150.

forces devaient atteindre un chtlïre heauroup plus élevé.

13.000 U m^ , d'après des nouvelles de Gène», du mois d'août (Gai uteot, p MHS)

Ci) Lettre de Mai et de de l'raet h l'empereur, du il août, dan* fiatJ p. 183

{ 4) Au sujet des discussions qm eurent lieu à cet égard, Nicolas II ai n ce écrivait, le 12 août, 4 Anne de Montmorency - Le prince et ministres de

soin de faire à cet égard ce que bon lui semblerait. D'un autre côté, le pape avouait, malgré ce qu'avait dit le cardinal Pucci, être hors d'état de fournir aucun subside (1). Après bien des pourparlers qui faillirent ne pas aboutir, Clément se décida enfin à offrir 80,000 ducats payables à différentes dates (2); en cas de la prise de Florence et de la restauration des Médicis, les Florentins seraient obligés d'en verser en plus 450,000, dont 50,000 seraient déduits pour le remboursement des avances faites par Clément VII (3). Une nouvelle alliance serait conclue entre loi. l'empereur et les Florentins; s'il survenait une guerre, ceux-ci contribueraient chaque mois pour 15,000 ducats à l'entretien de l'armée impériale (4). C'est sur ces bases que l'arrangement fut agréé par le prince (5).

La Pise, qui était mieux que personne en situation d'être bien renseigné sur les questions relatives à Orange, ajoute (6) que Clément Vil promit à Philibert l'investiture d'Avignon et du comté Venaissin. J'ignore sur quoi repose cette assertion; dans la correspondance des agents de Charles- Quint, il n'est fait aucune allusion à cette proposition, qui demeura peut-être secrète.

l'eleu empereur, voyant le pape reffroidi des emprinses, sont retournez vers lu y et pour avoir occasion d'aller contre Florence, luy ont donné a entendre qu'il fault qu'ilz passent en Lom hardie et luy ont dit franchement qu'ili ne feront autre chemin que celui de Tuscano et demeurant pertinax en cela, en sorte que je croy a la lin que le pape condescendra a l'emprinse de Florence et de ce faire a esté conseillé par aucuns pour ce qu'il a entendu que cedit prince et ministres sravoieot quelque secret propoz entre eulx, qu'il seroit fort a propoz pour l'empereur de eulx saisir Pise par mer ou par terre soubz umbre d'inimitié que lesdits de Florence ont contre le pape, feignant le faire pour le bien de Sa Saine teté, laquelle a fort considéré ce point qui, a la vérité, monseigneur, est de bien grant importance non seullement pour le pape et Italie...* (Ms. fr. 3031 de la Bibliothèque nationale, fol. 19.)

(1) Lettre de Louis de Praet à l'empereur, dans Gayangos, p. 144-145; dans Lanz, t. I, p. 327-328; Pièces justificatives, n° 180; Archives du royaume 4 Bruxelles, Documents historiques, t. IV. fol. 245, copie; lettre de Mai et de de Praet, du 11 août.

(2) Selon un certain nombre d'historiens, la somme à fournir par le pape n'aurait été que de 70,000 ducats.

(3) Le texte n'indique pas clairement au profit de qui cette déduction serait faite, mais cela résulte d'une lettre de Mai à l'empereur, du 25 août, dans Gayangos, p. 178.

(4) Lettre de Louis de Praet et de Mai à l'empereur, du 11 août, dans Gâtasr.os, p. 163.

(5) Sur les pourparlers entre Clément VII et le prince d'Orange, cf. Goichaidix, 1. XIX. fol. 357.

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