‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 144 sur 239 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

inée (I); le fi septembre, Il les priait de fabriquer de la poudre

quantité (2); les jours suivants, il réclamait des vivres, qu'il

paierait comptant, et 700 lances pouf BÇfl gens d'armes et pour ses

chevau-légcrs i3). Ses appels restaient sans écho; le 25 et le 26, il

n'y avait plus une bouchée de pain au camp; depuis trois jours,

armée, arrêtée à Monte Varchi, demandait à grands cris à manger;

capitaines eux-mêmes joignaient leurs clameurs à celles de

leurs hommes, et le mécontentement était tel que le prince avait

u difficilement empêcher ses troupes de se porter sur Sienne et

les territoires voisins qu'elles voulaient saccader

Il exprimait les marnes plaintes au sujet de l'artillerie. Ils lui

vaient promis huit canons et autant de pièces de campagne; ils

i en expédiaient seulement cinq, dont un de moyen calibre et

ne couïeuvrine; il exigea immédiatement le reste et- par leur

ambassadeur, Louis Scrgardû les somma de se presser. Devant

cette mise en demeure énergique, les Sïennois commenceront &

exécuter, mai* nlors ce furent les bêtes de trait, mulets et bœufs,

ui firent défaut pour le transport. Finalement, Philibert ("ut

■ de fournir des attelages pour accélérer l'arrivée des canons

faire escorter les boulets et deux autres canons qu'il avait

requérir depuis (4).

Dans une dfrnirre lettre, du 7 octobre, il les invita encore a lui

rer 4.000 pionniers, tout ce qu'ils pourraient de canonuÛTs

de bombardiers, 400 pots à (eu, des piques, des pelles, des

belles et du plomb

I impatience du prince était plus que légitime, car, faute d'ar-

tillerii\ il lui était impassible d'entreprendre un siège qu'il pré-

i devoir êtra fort long et présenter des obstacles sérieux,

!mais, d'un autre côté, il ne se rendait peut-être pas assez compte des difficultés que les Siennois rencontraient pour lui accorder B. faction, Ce n'était pas **n effet une petite affaire que d'approvisionner une armée relativement considérable qui était dépourvue de tout vivres, artillerie, matériel de sié^e. Et puis, on pavait à

M) Pièces justificatives, n* 135; Archives de l'Etat a Sienne,

Vrif, n* 191; Archives de l'État à Sienne, id., ibtd. (3) ttfcm, n« I9Ï. It>3, etc ; Archives de l'État à Sienne» id,t ibtd. (i) l*Umt n* 197: Archives de l'État à Sienne, *tlr itnd, !drvtt n** 225-220; Archives de l'Ktat k tienne, td„ ibid.

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Sienne, comme partout ailleurs, que Forgent était rare chez lei impériaux, et c'est sans doute aussi une sage réserve qui étlft C m«e de ces lenteurs. En attendant, il prit le |»arti de faire camper fies troupes entre Figline et l'Incisa il).

Philibert mit « proiït son séjour a Figline pour occuper le Casentin. territoire qui dépendait de Florence, et pour se ravitailler A EJihbiena, les habitants, dévoués aux Médicîs, lui fournirent de bonm- grâce et au plut juste pris les vivres dont il avait besoin; il non lut pas de même de ceux de Poppi, Par pruden tinrent à SD référer d'abord aux Florentin** *|uU pour loute réponse, nivnyn tiL pour secourir leur ville le cas échéant, le Commissaire André Zali, avec cinq compagnies; Fune d'elles fut pttsque entièrement détruite un route. Philibert fit alors marcher iQf Poppi deux de ses colonel-, Alexandre Yîtelli ilulonim, qui s'installèrent au couvent des Franciscains* Habib SU furent déluges par l'artillerie de la place. Après quelques SSCAIttlOQClies et plusieurs as-auts aussi vigoureusement tenta que soutenus* ceux de Poppi, sur le conseil de François ' hotti. i . <|tn d'Àrezzo, et de François Catlani, de Munie Yarchi, qui y étaient réfugiés, décidèrent de capituler, Pur la eon\ intervenue entre les deux parties, il- l'engageaient àprunn impériaux tout ce qui serait nécessaire à leur subsistance, et Zati. avec ses troupes, était libre de se retirer avec armes et bagages où bon lui semblerait. Le capitaine Haizinglu et le commissair talupo furent laissés à Poppi par Viteîîi, qui retourna au camp I

Mais, un autre jour, le M, le prince étaol venu i ftovesi

explorer le pays et dînant au château des Bartolini, m légers suhirent un échec de la pari des Florentins, Un partisan ta pape. Ramazzotto» avait été également repoussé d.ms le M par le capitaine François Taruggi. de Monte Puiciao

(l) Instructions de Philibert à Montbardon pour L'empereur-, du î> o

juetiflcativi ■*, n '2t*: Vrcfiivr.'s impériales h Vienne, PA 96. aulogriph* Cf. QrnmAnwXt l. MX, fol. 3<>i f« et 362,

{ï} Vw.ïii, l X. COL Ifti,

i'.h tbtd,, col 310- — Le 21 septembre, Cronica M Firent, de fatoe Jolies Cm ualla Cayallisa, lac Cit., p liM ; < l Priorifld di Giuttano dt'ltitti.tùt. fil., p. 457, — Selon EfAMH, I. VIII, p. U5^, Philibert semblerait Ôlro venu à Reras- /anu pour attendre son Artillerie, dont Le mauvais élat des chemins aurai retardé l'arrivée.

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