‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 145 sur 239 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

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Ce qui, autant que le manque d'artillerie, paralysait l'action de Philibert, c'était te défaut d'argent cl les irrésolutions du pape et de l'empereur. À ses demandes de subside. (lharles-Ouint lui répondait tantôt qu'il lui t pourrait tourner a inconvénient ►, s'il mettait a sa disposition les gammes stipulées au contrat passé avec Ànsaldo de Grimaldi (i), tantôt qu'il ferait bien de sTadres>n t Clément Vil et * en ce et aulfcefl thostâ faire le myeulx » [loisible (S). Mais le pape était bien plus préoccupé de ses intérêts et de ceux de sa famille que du dénuement des hommes chargés de. les défendre. Ceux-ci, même les luthériens* voulaient bien se faire tuer pour ta cause; mourir de faim, non. Cet abandon dans lequel ils étaient laissés, aussi bien par l'empereur que par le pape, explique, s'il ne les justifie pas, les exactions et les excès auxquels les troupes se livrèrent pendant ces guerres d'Italie. Philibert

I entré en campagne depuis un mois exactement, lorsqu'il écrirait i Charles-Quint : • Sire, je vous suplie, regardés bien la dalr de leatre et pe&eéfl que je sûmes au dis huytième du mois. Vmis savés que sela veut dire (8). » Cela signifiait tout simplement qu'il n'avait pas encore le premier ducat de la solde de ses troupes Kn frappant d'une contribution de guerre les villes dont il s'était emparé sur son chemin, il n'avait fait que prévenir la révolte de son armée et des scènes épouvantables de désordre.

Même indécision quant aux moyens de venir à bout des Floren-

ns. A leur ambassadeur A Ha m uni, l'empereur avait dit qu'il

ail prêt à recevoir les quatre députés de la république qui

devaient lui apporter des propositions de paix. Lorsque eetfï-<

ci déclarèrent n'être autorisés à traiter qu'avec lui seul, snuf à

ndre leurs biens aux Médirjs et à 1rs considérer comme les prin-

paux citoyens de Florence, il répliqua que, lié avec le pape par la

convention de Barcelone, il lui était impossible de rien entreprendre

sans son assentiment, mais qu'il était tout disposé i s'entremettre

our faciliter un accommodement entre Clément VII et eux. Le

(1) Lettres à Philibert, du 13 et du 31 août et du 5 septembre, Pièeea justiflcatives. n"4183, 187 et 190; Archives impériales à Vienne, P A ftâ, minutes.

(i) Lettre du 2& septembre, Pièces justificatives, tt> 2ti8; Archives impériales i Vienne t P A 9tî, minute.

(3) Lettre du 18 septembre, Piéeti jn^tilk-iitives, n*1 ÎÛ2; Archives impêri.ile*

Vienne , VA W, autographe.

yox ;halon

Sienne, chiiu:-- .*;; i l'audience1, fut plus éner-

iinpéri.iux. ■ ' ? - étaient mis en révolte ouverte

eau-e «le •■•■- .. . .s troupes à Lautrec et qu'ils nob-

ses trou]- ■- « •* soumettaient au pape. Comme

IMiilili» ■'■• ..aai. il ne pouvait pas ne pas faire

senti m. !' - lua^ea à demander de nouvelles

A Hilibi- îonce déclara que l'intention do

boini' - .-f uute latitude au prince d'Oranf?

il n"'" ? ..utHs et de ceux de l'empereur: si les

linr-'i." ,.- xe conciliation, il serait préférable

n;|H.8-~ . .-ti tt de ne pas aller jusqu'à la deMruc-

coin h -.nies jours plus tard, l'empereur lui é^ri-

pr»- : -iie* ternies, en ajoutant qu'il avait invité

-ni' > -.,uus à s'en retourner du moment qu'il>

^«■i> . ~ •• pape (2). Le 11. sur l'avis d'Antoine

• i js«ii. il se décida à se prononcer : Philiher

«•*• —f.- et sur Ferrare. afin de punir Alpine.'

'I1 ^- :*> recours à la république (3>. mais un-/

I* «.*? coulée qu'il manifestait encore des velléités

•i .*--* '«-'ute hostilité (i). Avec toutes ces hésita- «avait plus à quoi s'en tenir. Nous verron? tv- ;jas fini.

ruait de se rendre compte de la gravité de la ^fc,.* t de s'apercevoir que les appréhension»

:to|.«fvar a Philibert, du 31 août. Pièces justificatives, nj lv. " * ^?a s oaoe. l'A %, minute.

""" nJK m moine. du ."> septembre. Pièces justificatives, n: \w

•* ">â-ir> fc \ .euue. PA %, minute. — Sur les eutiwues de l'empi-

-■ "■ *"\**^ju*ur* florentins, et. Gi'iuiahiux, 1. MX, fol. 3.'»S vp: Arclm:?

- ■ ** ^j- i» v 96. minute. et la lettre de .Nicolas Kaince à Anne de

.-"—** M ê stfpttfiubn*. ms 3UU'.» de la bibliothèque nalionale.fol.45v

k*»^*^ * ,| Mptcmbre, Pièces justiticatives, n° i'.ij. — A ce oi.-

■*-*^. ^ {.«(«-Arv. qui ne devait pas donner suite à ses enyagerueuts

â.^m *. .«^ '.'but en pourparlers avec l'empereur pour la coiiflu>ion vif

•.•but en pourparlers avec 1 empereur pour

^nk*** vl 1» P*P**-

ad**?*^,^ !#.-l du itf septembre. Pièces justiticatives. n • io4 et 2iS

4 i-É*^!L-|fc4^* a * ienne. PA Dti, minutes. — Par autres lettres du H.to ufcMlP^ ^j^T^.».. t't>mpereur recommandait h Philibert d'être bieaveillaut JS^^f'^T^ *l les Siennois. Pièces justificatives, n* 1%. 211 et if: ** ^^ÏÏ^IIb» * Vienne, P A i»G, minutes.

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