‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 148 sur 239 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

M prononçait donc pour la paix, lant cette guerre, entreprise pour il piulU des Médicis, lui paraissait odieuse, impie. Voila ce que pensait, ce que disait — et ce n'était pas par pusillanimité — h vaillant soldat dont Michèle! a voulu faire un chef de brigands. renne fols, il réclama, par aequi hit* conscience ,lee 30.000 écus qui auraient dû, depuis longtemps, lui venir d'Ansaldo de Sriniaicli

Philibert! surtout dans les circonstances présentes, aussi criquelle- pouvaient l'être pour l'empereur du eftté <k l'Ailemagne, prèehâH presque un converti ; c'est là sans doute qu'il faudrait cherché! la rause de ses hésitations. Il avait en effet plus Intérêt à Bfl défendre contre les TufCB et peut-être bientôt contre h*< protestants qu'a restaurer les Médieis sur le trône ducal de Florence. Dans une de >*> lettres au prince, du 8 octobre, il lui vouait que si le pape ■ vouloit prétendre ■ la voye ainyable, ce i oïl bien le plus convenable a sa reputacion et eneoires pour le et >eu hurlé de sa maison », et, ajoutaiUI, * le desirero; ne pui- entendre que a l'extrême il vuilJe perdre du tout ledict Florence (4), « Mais Clément en jugea autrement. H fit dire «l'empereur que, contrairement à son opinion, il ne trouvait les COItv Unaieoni du prince « convenables nv a -,i reputacion ny a propuz ie le maison de Medicis (3) », et qu'il lui semblait qu'il allait plus i dément « contre Florence- Il faisait presque enlendre ri Cliarles-Uuint qu'il était de connivence avec lui. i/empereur s'en excusa de son mieux, en imputant Jes lenteurs de Philibert au manque d'argent ou à la tupérionM des forcée des Florentins. Afin de donner satisfaction aux impatiences du pape, il écrivit au rince trois lettres le m Ame jour, 8 octobre, une autn* le 10, t, le 9. il lui envoyait par Vittry des instructions dé tai lires. Dans il lui réj i peu près dans les mêmes termes, d'aller

e l'avant, ■ d'ensuvr ce qui a esté traicté avec Sa Sanctité et non

<i) [nstrUCUoas du Si octohn , Ptéei i juatiiicftUvea, n* 222, Archive? impériale*

(I) l'tt-ces juhIii ]i Ï30 Archive! impériales à Vienii» , \* X Mt

uinult .

jtitUHceftivefff n* 231 impériales à Vienne, I1 è %. minute,

— [Mua les inslrutztJtHJ* ilu 0 octobre, Pièces justificative** ii" 833 ; Archives Militai ,i Vlenoe, I* A &&, il te osl parlé presque dans les mëojoi tmâee.

le mectre en souspeçon pour perdre son amyté (i)... que entièrement s'ensuyve l'intention et bon plaisir de Sadicte Sanctité... » et d'y faire < extrême diligence (2) ». Ce que ces ordres avaient d'impératif était atténué par l'approbation qu'il donnait aux idées de Philibert (3) et l'assurance qu'il emploierait tous ses efforts pour les faire prévaloir. Mais la conservation des sympathies de Clément VII lui était maintenant indispensable pour la réalisation de ses projets contre les Turcs : obtention de la bulle de croisade, de la « quarte », autorisation de vente de biens ecclésiastiques, etc. (4). Cette considération avait achevé de l'ébranler.

(1) Pièces justificatives, n°* 230-232; Archives impériales à Vienne, P A 96. minutes.

(2) Pièces justificatives, n° 232.

(3) Instructions du 9 octobre.

(4) Ibid.

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