CHAPITRE XVI
Philibert établît ton camp sous U s murs de Florence, — Mesures prises par b+s Florentins pour fortifier leur ville. — Le prince rtV^i [i..s i n étal di Tattaqoer* — Première* escarmoucln s» — Ferrucci a l'rato * l a Erapoli — Hiîlibert tente infructueusement l'assaut contre Florence — PAfihêQM litUftUon du royaume de Naples. — Voyage du prince I Bologne auprès du pape et de roporottr,
Philibert obéit. Le 9 octobre (1). arriva de Sienne l'artillerie qu'il avait eu tant de peine à obtenir; le 10, il partit de FigKne,
iix de regagner un temps précieux, plus de quinze jours perdui, non par sa faute, en tergiversations, en allées et venues d'ambassndeurs plus ou moins qualifiés, dans la vaine attente ie subsides et de renforts promis. Ses troupes se composaient alors de 300 gens dermes, 500 cbevau-légers, 2,500 Allemands, I -pagnols et ^ï.OOO Italiens; 3,000 autres Italiens étaient sous le commandement d'Alexandre Vitelli et de Jean de Sassa-
8). Le 14 (3), il s'installa à la villa Bandini, dans la plaine de
ERipoli, et établit une partie de son camp à un mille de la ville, jusqu'à un endroit appuie Meo Oste ». Lurs<pic les EflpagûoU, qui firent leur jonction à rÂpparïtfi, virent la cité à une faible distance, ils i ut joyeusement en agitant leurs piques et leurs 4m : * Dame Florence, prépare tes brocarts; nous venons les acheter à la mesure de nos piques il), i Ils commencèrent, le 17, à faire des retranchements à Gïramonte, ou était l'aviint-garde* Le
il ' Oanii le Prwriila di Giuliano de* RUti i p. 457), il est dit que Philibert lit i\ FigHne son erti) [u'aii 3 octobre,
lote de M Pierrugues, dans Hoseo, p. 71» d'après le Priorittadi Gtuliano de'RtccL et dans Fnuuetco FsrrwdQtp. in
(il) VàMCMt I X. cal. 310; !e fi. selon M. Pierrugues. dans Roseq, p 8'6: le Èùt selon le Frinriitn di Givtiano tte'Rtr.rt\ t»e. oU , p* V'jT Chronique anonyme dV Flor- oee, IMS- 15 du fonds italien delà Bibliothèque nationale, p. 669. (4) Si-ekj>ot loc cit., [K 357,
24, l'artillerie de Sienne et quelques autres petites pièces forent mises en batterie; les pionniers et les sapeurs y élevèrent un bastion. Les troupes furent postées sur les collines environnantes et leur ligne d'investissement formait une espèce de demi-cercle qui embrassait toute la partie de Florence située au delà de l'Arno, à partir de la porte Saint-Nicolas jusqu'à la porte Saint-Frédien. Les capitaines s'étaient logos dans les résidences des alentours abandonnées par leurs maîtres : J.-B. Savelli au palais de Rusciano, le comte de San Secondo au Gallo, Alexandre Vitelli à Giramonte. Sciarra Colonna à Montici, Jean de Sassatello, Castaldo et Ascalino dans la villa de François tiuichardin (I); le prince était également dans une de ses maisons; un peu au-dessous, dans celle de Vaccina, étaient Baccio Yalori, commissaire général, et Berlinghieri. chef de la comptabilité. Le duc deMelfl, qui, de Sienne, était venu rejoindre Philibert, occupait la maison des Taddei; Valerio Orsini était à la « Lune » ; du Guast, près des portes Saint-Georges et Saint- Léonard. Les lansquenets étaient, les uns sur la colline, non loin du prince, les autres dans la vallée, à proximité du monastère c del l'ortico » et du couvent des religieuses de San Matteo. A une faible distance, les Espagnols, vers le monastère de San Gaggîo, sur les hauteurs de San Donato jusqu'à Bellosguardo et sous la villa de Bernard del (lorno; sous le (lampora. un détachement qui s'étendait du enté de San (laggio et. sous Marignolle, un autre à Monte Oliveto. Le train des équipages arrivait jusqu'à Scandicci (î).
Mais les Florentins ne s'étaient pas laissé surprendre. Si, aui approches de l'armée de Philibert, quelques-uns s'étaient retirés en lieu sur. la plus grande partie de la population était bien décidée à résister courageusement. Sans parler de la milice, ils pouvaient opposer à l'ennemi 8.000 hommes d'excellentes troupes, restes des bandes noires de Jean de Médias, commandés par six colonels et
(I) Le célèbre historien. 11 fut un des vingt-huit notables Florentins inscrit? comme r»,bi,llr> (Vamcmi, 1. X. roi. 30:0.
(i) Yauuii, I X. col 310-311 : Kosem. p ti.V69; voir aussi les notes de M. Pierrutriii's. p. S.ï-Sf». et le panorama de Florence publié par lui dans Franceuo Ferruecio. d'après uni' fresque de Vasari. au l'al.izzo Veccbio de Florence, entête du volume, «I ëpilement reproduit ici.
La maison iicciiptV par le prince est une des deux carrées, adossées aux murailles, presque au bas de la planche, derrière la partie supérieure delà ligure allégorique