CHAPITRE XVII
mr de Philibert à Florence. — Prise de Nïpozaano. de Lastra, — Défaite de l'abbé* de Parla et succès des impériaux. — Attaque du camp par KalalOSta lioni et par Etienne Colonna, — Pirro Colonna battu par Ferrucei. — -Jitïon^des Napolitains contre le prince. — Les villes de la Mouille rendue- I L'empereur. — Conclusion de la paix euttv Gliarles-Uuint. Kraueois sfor*.v et les Vénitiens- — Abandon de PUtoia et de Prato par les Florentins, — T>nl:ttLve- inutiles pour unaceonnuodeiiunt entre Florence et le pitpe, — Mécon lentement des troupes impériales. — Escarmouche* — Plainte * de l'hilibcri i\ l'empereur contre le manquement du pape à set pfOoaeaaw. — Fraorois r* prend sous sa protection le prince et ses biens situés en Gaup laine, ne et en France. — Propositions faites à Philibert par sa mère pour un mariage avec une princesse de Lorraine.
Le prise* il Orange quitta Bologne le 21 novembre (l)pour retourson camp! ou sa présence était plus nécessaire que Jamais. L»' déconragamenj gagnait de jour en jour ses troupes qui. faute d'argent, étaient dans ^impossibilité de se ravitailler, et les Florentins l'exploitaient eu attirant à eux les mécontents par l'appât solde réelle et d'une situation matérielle meilleure. Aussi y il eu déjà un certain nombre de désertions. De plus ils cher* •ni à affamer l'ennemi, et leur tactique consistait surtout a détruire les moulins. Il n'y en avait plus que dans un rayon très j . de sorte que retFecUf des assiégeants était réduit des détachements préposés A leur garde ou chargés daller auxapprovisioniils, il en résultait de fréquentes escarmouches avec les ^ar- Disons ai les postes qtt! étaient restés fidèles aux Florentins et qui un peu partout la campagne.
I 0 le Philibert dura huit jours; il fut traversé par des
titres avec une poignée de fantassins sous les ordres de Paul m. envoyés précisément pour démolir les moulins de Vicano univ avait su également i faire le siège de la ville forte
non, l XT col.
de Nipozzano, défendue par 100 hommes de guerre et 200 de ses habitants. Invitée d'abord à ouvrir ses portes, elle déclara vouloir résister, parce qu'il n'avait avec lui que quelques piétons espagnols que l'empereur avait mis à sa disposition à Bologne. Il l'attaqua donc de deux côtés à la fois, la prit d'assaut et força à capituler la garnison, qui s'était réfugiée dans la citadelle (1).
Son premier soin, dès sa rentrée au camp, fut de réunir ses capitaines et de leur proposer d'attendre jusqu'au 45 décembre suivant l'arriéré de leur solde, car les fonds promis par le pape n'avaient pas encore été envoyés, et pour faire face aux besoins les plus urgents il avait dû distribuer 20,000 ducats qu'il venait de recevoir de Naples. Ils y consentirent, au moins sur le moment,— car, sept jours plus tard, ils refusaient de continuer leur service (2). Et de nouveau il sollicitait des subsides, au risque d'être contraint de « fuyr deors du camp ». En même temps, il demandait à Charles-Quint d'utiliser des renforts qu'Alarcon lui expédiait de Naples, mais sans destination précise. Ils se composaient de 3.000 hommes sous la conduite de Maramaldoet de 1,000 autres sous celle de Marcio Colonna. Déjà ils étaient dans l'Abruzze et bientôt ils pénétreraient dans les États pontificaux. Alarcon avait agi de sa propre autorité, aiin de n'avoir pas à les licencier dans le royaume même, car ils n'auraient pas manqué de s'y livrera de graves excès. Il n'y avait pas à hésiter à employer ces baRdes en raison de leur valeur; toute la question était de savoir où. Charles-Quint en déciderait avec le pape. Il réclamait aussi l'envoi de six des canons restés en la possession du duc de Ferrare et des .'J ou i.000 premiers piétons qui seraient à Bologne et avec lesquels
(1) Ihid.: lettre de Philibert à l'empereur, du 30 novembre, Pièces justificatives, il" 259; Archives impériales a Vienne, l'A 96, autographe: Mel«;ia, b4 — Après avoir rapporté la prise de Nipozzano. Melgua ajoute ce passage que j'avoue n'avoir pas pu identifier : »« ... (lastellum expugnare incipit Castellum Vincentium impetum primo ita sustinebat ut lacile appareret plus in arinis. in \irtute quiuii moenibu> auxilii e>se. Tandem omnes ceeidere. (juo castelio diivpto. milites pauri custodiar causa locum comminuere. » (b4 W) — Par contre, d'après la Chronique anonyme de Florence, ms. 15 du fonds italien de la Bibliothèque nationale, p. 671. une colonne d'infanterie que le prince aurait envoyée contre les Florentins qui misaient le siège de Peccioli révoltée futmi>c en déroute.
(2/ Lettre de Philibert à l'empereur, du 7 décembre, Pièces justificatives. il" iMjl ; Archives impériales à Vienne, V A %, autographe.