‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 155 sur 239 · CHAPITRE XVII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVII

Il se proposait d occuper Viesca et d'autres châteaux remplis de vivres (1).

[,<■ nu h h lancement du moi* de décembre fut marqua par plusieurs succès appréciable».

Pirro Colonna, que Philibert avait lancé contre Volterra et Km-

poli avec ses capitaines (.lesta (2) de Sienne et Centofanli, défit

deux compagnies ennemies (3), mais le principal est celui qui fut

remporté il Lastra, Celte ville m ait pour les Florentins uneimpor-

i xl^ [itiontielle, car elle commandait le chemin d'Kmpoli,

dont le commissaire leur fournissait des vivres en quantité, et les

barques pouvaient y arriver sûrement de Pise jusqu'à l'embouchure

«nlirone et du Bisenzio. Ils avaient tout intérêt a la garder,

QSi -|iie Monte Lupo, qui en était très proche (4). Les Dix char-

i rnt doue Julien V 'espucci, commissaire de Signe* de pourvoir

i de tout ce qui lui serait nécessaire pour être en état de

résister. Le défense en fut confiée â Michel-Ange de Pairano

t[ui était au château de Campi; Femieei y détacha deux compa-

i les ordres de Fioravante de Pisloia ri é*i le ta vi en de Ber-

tiooro. Ils la tirent fortifier solidement et y accumulèrent des

approvisionnements provenant des pays d'alentour. Iles que ï'hilî-

□ eut runnuissuuee, il donna mission à Rodrigue de Kïpalda

d'aller s'en emparer avec deux régiments espagnole Celui-ci

somma la garnison de se rendre Mais les capitaines florentins, qui

n'avaient que 300 fantassins, encore quelque un- étaient-ils An

fourrage, décidèrent de tenir bon i le château était petii. i le vérité.

pourvu d'épaisses murailles; d'ailleurs Florence n'était pas

loin; il ferait facile de leur porter secours*

Le* Espagnols n'avaient pas d'artillerie. Force leur fut donc de

r lassant. Ils appliquèrent tes échelle* contre les remparts et

'. tuais vainement, d'atteindre jusqu'au sommet. Ufl fin - m!

repousses par les qui, malgré leur infériorité auméricpie,

Mibre,

«ta pat V u*. ni, L \", col. 328.

'hilibert du : décembre; Rojeo, p 0 ppi h eusvt d« PiLiixiLtio par Vanou, j. X ool. 3f3.

Lauo fui pi i- > Permeei iiu Dli du

3 déc< j p. 199),

en tuèrent et en blessèrent une quantité à coups d'arquebuse, de poutres et de quartiers de rochers qu'ils roulaient sur eux. Ripalda. obligé de lâcher pied, demanda, pendant la nuit, des renforts et de l'artillerie à Philibert, qui fit partir immédiatement 4 ,000 Espagnols, 1,000 Allemands (1) et deux canons. Au même moment, les Dix dépêchaient à Lastra Pasquino avec son régiment corse, Georges Amico d'Arsoli et Jacques Bichi avec leur cavalerie; ils écrivirent à Gherardi, commissaire de Prato, d'y expédier en toute hâte deux compagnies, ainsi que Ferrucci. Ces derniers arrivèrent trop tard, lorsque les impériaux étaient en train de battre les remparts avec leur artillerie et de donner un nouvel assaut. Déjà les assiégés, à bout de munitions et de ressources, tout en ayant lutté courageusement contre les lansquenets, avaient capitulé. Le vainqueur leur avait promis de leur laisser la vie et leurs biens saufs et de leur permettre de se retirer où bon leur semblerait. Mais à peine la porte avait-elle été ouverte aux assaillants que ceux-ci la refermèrent, firent prisonniers les capitaines et passèrent au fil de l'épée les 200 hommes qui restaient de la garnison. Dans sa lettre à l'empereur, Philibert dit qu'il n'en échappa pas« ung pour en dire des nouvelles ». En rentrant au camp avec leurs canons, « sens riens avoyr perdu, » les impériaux rencontrèrent environ une centaine de fantassins qui furent défaits et tombèrent en leur pouvoir. Quant aux trois capitaines, ils furent remis en liberté moyennant une forte rançon payée par les Florentins, qui avaient encore besoin de leurs services (2). La capitulation de Lastra eut lieu le 0 décembre. Elle coïncida ou à peu près avec un échec infligea des détachements de l'abbé de Farfa aux environs d'Arezzo. En quelques jours, les troupes de Philibert avaient enlevé sept drapeaux à l'ennemi.

Le prince avait d'excellents auxiliaires dans les Siennois, qui. en dépit de leurs lenteurs à lui fournir de l'nrtillerie, avaient pris fait et cause pour le pape, uniquement par haine contre les Florentins. Dès le début du siège, ils commencèrent par brûler et

'\) 2,000 Allemand. 400 cavaliers et quatre pièces d'artillerie, selon Yauchi. I. X.col 324.

'2) Lettn- du 7 décembre: Yarc.iii. 1. X. col. 324; Sbgni, 1. IV. p. 103;Gcicharkin. 1. XX. loi. Mi6 vu: Chronique unonwne de Florence, ms. 13 du fonds italien de la Hiblioth.-que national.-, p. 672: Rose», p. 111. 114. 132, 434, 436-138; voir aussi les lettres de Ferrucci aux Dix, du 3 et du 6 décembre, p. 200-202.

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