CHAPITRE XVI
saccager tout sur leurs frontières, par attaquer Montepukiano, qui leur opposa une résistance énergique; par chasser les Ricasoli de
D, qu'ils incendièrent, etc. (i)« Philibert, pour les récompenser, leur donna le château Je San Casciano. Par contre, il aurait pu un adversaire dangereux en l'abbé de Far l'a, qui. non- le savons, avait offert à Florence son concours pour quelques milliers di ducats. Le S novembre, ce condottiere interdit par le pape entra à Monte l'ulcinno avec 200 fantassins et autant de chevaux ii ilr temps après, à San Sepolcro, Là il fut chargé de n cruter encore 300 hommes, afin de surveiller la route d'Arezzo que suivaient les convois destinés à ravitailler Tannée du prince. Mais celui-ci lavait prévenu et avait fait marcher contre lui Alexandre Vitelli avec une compagnie de fantassins espagnols et une compagnie de chevau-légers du comte Philippe Tornielli. empara de Monterchi, passa de là à Citerna, puis à Aogbiari. où il trouva l'infanterie de l'abbé de Parfa. L:n combat g'eogageaau cours duquel, ta H décembre, elle fut mise en déroute. en partie faite prisonnière et perdit six drapeaux, pendant qttfl Vitelîi occupait Anghiari- L'abbé n'avait fait que se montrer avec sa cavalerie : lorsqu'il vit sa troupe vaincue, il tourna bride eu h. île et chercha un refuge à San Sepolcro, ensuite & liracciano, capitale de son minuscule Etat. Du témoignage de Varchi il paraît résulter qu'il s'était concerté à Citerna avec Vitelli pour trahir les 'eut d'autant plus vraisemblable qu'il ne tarda pas, sans doute par crainte d'etre dépossédé* a se rallier à la cause du pape et i celle de l'empereur, Alm de justifier sa défection, ce sinistre brigand se plaignit aux Florentins d'avoir été abandonné par W2Xa et, ce qu'il y a de plus fort, ceux-ci lui firent des excuses (2,u Le bruit de la prise d'Arezzo était arrivé jusqu'au prince et jus*
Charles-Quint (3), mais il était inexact. La tentative de l'abbé de Parfa n y était pas étrangère; il était surtout motivé par Thos-
Ipotlo et Mifi-to furent pris par Maria liatidim ri François Sererfoi Uert aux Siennoï», du 29 octobre, Piècei justificatives, n* 847 1. imrMU I X. col 337; 8*<im, L, Ut, p. 98, *t i IV. p. lui; Nanti, I Y[[|, laidih, I. V\. fol. 3G7. Ci lettre dV Philibert à IVriipcreur, du
EIO déoïubr» justificatives, n* 26a; Archive* Lmperisloa a Vison
phi Û> Philibert à l'uttipartmr, du 30 lummlnv, I lUvc*.
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tilité qui existait entre le commandant de la ville et celui de la citadelle, le comte Rosso de Bevignano,dont il a déjà été parlé. Le premier était partisan des Florentins ; le second tenait pour les impériaux, auxquels il fournissait des vivres. A la suite de faits graves : tentative de bombardement des habitations (12 novembre), pillages et massacres, les Arétins décidèrent de détruire la citadelle. A cet effet ils élurent un conseil de guerre composé de six citoyens, s'imposèrent une contribution extraordinaire pour la levée de 600 fantassins, puis ils en firent en règle un siège pendant lequel ils lui donnèrent de nombreux assauts. En prévision d'attaques du dehors, ils demandèrent du secours à Philibert, qui leur envoya Diego de Mendoza avec de l'infanterie et de la cavalerie. Mendoza, tout en surveillant les opérations du siège, voulut, au commencement de décembre, s'emparer de quelques châteaux des environs encore en possession des Florentins, mais il fut bientôt frappé mortellement d'un coup d'arquebuse. Ses restes furent transférés à Arezzo et inhumés dans l'église Saint-Bernard de cette ville (1).
Le 2 décembre, avait eu lieu à Florence l'élection d'un nouveau gonfalonier, Raphaël Girolami,et celle des Dix. Girolami, désireux d'inaugurer par un événement d'éclat son entrée en fonctions, engagea Etienne Colonna à tenter une sortie contre le camp des impériaux, afin d'effacer, en cas de succès, la pénible impression causée par la perte de Lastra. D'accord avec Malatesta, Etienne organisa pour la nuit du 11 décembre une expédition à laquelle devaient prendre part, avec une bande de la milice commandée par Alamanno Pazzi, 100 arquebusiers et 400 fantassins, tous en corselet recouvert d'une chemise blanche qui servirait à les distinguer des ennemis et armés seulement de hallebardes et de pertuisanes. L'attaque commencerait par Montici, où avait son quartier Sciarra Colonna, son parent, pour qui il avait une haine
rcur à Philibert, du 5 décembre. Pièces justificatives, n° 260; Archives impériales à Vienne, PA 96. minute.
(1 Vahchi. 1. X. col. 337-338. — D'une lettre de Philibert à l'empereur, du 21 décembre, il résulte que le comte de Bevignano accompagnait Alexandre Vitelli dans sa poursuite contre l'abbé de Farfa et que la défaite complète de celui-ci arriva le 18 décembre. Pièces justificatives, n° 270; Archives de Simancas. « le^ajo * 1438. fol. 45.