CHAPITRE XVII
autre, Ceaia \nf, Costa), de Sienne, fut au nombre dti tnorti Enfin Pirro, au plus fort de l'action, tomba avec sou cheval dagt 30 fossé rempli de boue, II s'échappa, paraît- il, grâce à la complicité de quelques soldats ennemis {i
La journée du 16 fut marquée par un accident qui fut trèi sible aux Florentins. Dans l'après-dmer. Mario Ors m î, le capitaine Georges «le Santa Uroce, iMalatesta et les rumini- litres dont il était toujours escorté étaient réunis dans le jardin de San Uiuiato et discutaient sur un ouvrage trop saillant et ainsi tr*s expoi canon des assiégeants, Ce rassemblement appela l'attention des Impériaux, qui, au moment même où Malatesla et les commissaires s'éloignaient, tirèrent de Giramonte dans celte direction un coup de couleuvrine. Le projectile rencontra un pilastre et fit voler en éclats des morceaux de briques et de plâtras qui frappèrent Santa CfOCQ a la lelet Hrsini en deu* autres endroits* Le premier fut lue roideet celui-ci succomba quelques heures -i j»r<fcs. Kn outre huit hommes perdirent la vie et plusieurs furent grièvement atteinte La population lit de magnifiques funéraill» deux
capitaines, aussi vaillants soldats que dévoués patriotes* Santa * ïrooe fut inhumé dans l'église du Saint-Esprit et Omni dans celle de Saîftt-Marc (1). Ce qui put consoler les Florentins de cette double perte, ce fut la nouvelle de la mort subite de Jérôme Morone. survenue le même jour, car ils avaient en lui un ennemi dont les remarquables facultés leur avaient déjà causé un tort énorme (3). Le lïL Fernand de tïonzague fut aux prises, entre Prato et Florence* avec un détachement ennemi qu'il défit complètement; il lui mit iOU hommes hors de combat (4)* Colle se rendit
(!) Va*cui. i. X, col, 328; Rosso, p 192-îltë, et aotes de M. l'iEnnucrtr*. p, ii*>-2!8 lettres de Perrucci an* Dix, des 13, 15 et Jti décembr
p, 2U(i^07, 81 Û et 2t3.
mi lettre de Perrucci uui DU, «Ju 1S dédKQbre. datti FratMêw Ftmw-
\ muii. I. \. coL a29; &e«»i I. III. p, 96; Namm, L VH1 p 365: ÛM- \\. fol. 3t>7.
(i) Lettre de Philibert à l'empereur, du âa et du 21 décembre» Pîôc#s juslî-
i ■ £69 ' t jTu; iVrcliivoa impériales à Vienne, I* A 90, autographe:
i n&ncai, M38> fol. 15, — CeM praJ'aMemcat a celle oscar*
. , | u t* Perrucci fait allusion dans sa lettre nu* Dîi. du il décembre,
dans Fftim< » Fei ntceiQ, p- ~I9.
(3J Lettre d Philibert nui Sieanoii, du 22 déceniïire. Tir ces ju
Le décès, encore mystérieux, de Morone fut annoncé à l'empereur, qui, dès le 18, invita Philibert à faire saisir immédiatement les papiers, les lettres et l'argent qu'il pouvait avoir laissés au camp de Florence et à donner sans retard des ordres pour que les mêmes mesures fussent prises à Naples et ailleurs et que les biens qu'il possédait au royaume fussent séquestrés (1). Fut-il la conséquence de nouvelles dénonciations adressées à Charles-Quint, le 20 novembre précédent (2), et qui étaient une réédition des plaintes antérieures contre l'administration de certains agents impériaux, plaintes qui avaient aussi été portées au prince? Il serait téméraire de l'affirmer, mais une coïncidence est au moins singulière : c'est que celui-ci avait dû encore s'expliquer, bien plus se justifier, la veille même de la mort de Morone, car, entre temps, il avait reçu du cardinal (lolonna la copie d'une lettre au Conseil de la ville dans laquelle son entretien avec les ambassadeurs avait été considérablement travesti. Philibert eut à cœur de rétablir la réalité des faits : il le fit avec sa franchise habituelle, mais aussi avec une rudesse qu'excuse son indignation. D'abord il leur avait reproché d'avoir menti quand ils avaient prétendu que l'argent dont il avait communiqué l'état à l'empereur provenait de concussions commises au royaume de Naples ; il leur avait déclaré qu'il réclamerait lui-même une enquête sur ses actes et que, dans le cas improbable uù son innocence ne serait pas reconnue, il n'hésiterait pas à « leur rompre la teste » . Devant cette attitude énergique, les Napolitains protestèrent qu'il n'avait pas été question de lui ; ils n'avaient jamais songé à imputer ces malversations qu'à leurs véritables auteurs, et ils avaient estimé agir ainsi dans l'intérêt du royaume. 11 répliqua que. si elles étaient prouvées, ce qui était contesté par beaucoup, il ('tait prêt à infliger la peine capitale aux coupables, quels qu'ils fussent, mais qu'il entendait bien en user de même avec les calomniateurs. 11 leur demanda de citer des noms. Étaitce Martirano? était-ce Morone? Us étaient là pour répondre et
n l'716/.s. Archives de l'Ktat à Sienne, lettres à la « balia ». original signé. Gi:i.:iiAiniiN. I. XIX. loi. 36;*.
li Lettre du 18 (hceinhrr. Pièces justificatives, n» 267; Archives impérial à Virmir. P A 9fi. minute
c'i Lettre de «le Praet aux Arelmes impériales à Vienne, PA M* CL &U* p. IbH et 2«<J