CHAPITRE XVII
pour se défendre. Quant è lui, Nk09 nier absolument qu'il y eût eu des détournements* il persistait \ penser qu'ils n avaient pas atteint les proportions exagérées qu'on leur attribuait* et il afiir-
une fois de plus que ally en avait eu, c'était I son insu. Ils ne durent nommer personne. Enfin Je prince leur dît que le^étranta&f conservé à l'empereur le royaume de Naples valaient bien ceux des indigènes tjtrî avaient failli le perdre; sur l'observation qui lui fut faite qu'il y en avait de bons, il ajouta quïl y en avait bien peu.
Dans la lettre transmise à Philibert par le cardinal Colonna,
-it éûrif que Charles-Quint tiendrait compte de leurs doléances. Le prince ne put s'empêcher de trouver la chose • estrange *. Comment, tait-il remarquer à l'empereur, i j e> et vous ne m'en dites jarciays ung most f » Humilié d'avoir liât n n que « troys Napolitains i, et bien que Dieu lui eut donné * bras et jambe et parolle pour leur contredire • . il demande à Charles-Quint de faire vérifier Pétai précité, de sommer les accusateurs d'apporter des preuves, de le confronter avec eux, avec ra préposés au maniement des fonda, et de faire justice des imposteurs ou des concussionnaires. ■ Car croyéft, sire, que sy roui me donniës le mesme royaume de Naples, que ne me obligerîrs tant a vous, ne me feriez tant de deplaysir que de donner autorité a lïeulx rustres de devysé chose manteusse de
Et pour vous dire la veryté, je croys que ne le vous ay point me ry lé jusque s a ceste heure, et moins en ayje le vouloyr (1 \. • Il semble que les explications ai «uiégoriques du prince satisfirent Chades-Ouint, car il lui fit dire par Châtain qu'il avait toute
.afiance (2). Philibert l'informait, le 28, qu'il avait entre les tnfting tous les papiers de Morone laissés par lui au camp, qu'il
iii pas été découvert d'argent et que, pour le reste, il avait
il i Pièces justificatives, n* 264; Archives impériales à Vienne, P A 9G, auioliivea du royaume à Bruxelles, boniments historiques* t IV al* 3&î, copie; Lànz, Cûrrftpondens dtt Kaiâtrx Kart V, t. 1, p+ 3;»7*359t û" 130 ; Ira J au daiu GaiMXfio*,p l}7i-â74*
indiquée dans celle de Philibert à l'empereur <lu 18 uVi-cnilire, lemblfl perdw Le princa dit : * Croycs, tire, que ail vous avôa La Ûaoce e<a SM>y que dit» qm o'avèi loft, roys inieuv agtfti ûjorl que de fer e chose
"cyon du contra y re, et vous luercye très liiuii- 16 ampy le p&Jifti
donné au cardinal Colonna les instructions nécessaires (i).
Au royaume de Naples et partout ailleurs qu'à Florence, l'horizon commençait à sVclaircir. Après beaucoup d'atermoiements, Rence de Ceri, en vertu d'ordres de François P% apportés par l'amiral Chabot (2), s'était enfin décidé à livrer une partie des places encore occupées par la ligue : Barletta, Molfetta, Jovenazzo et Monte Sant'Angelo. La reddition de Barletta eut lieu le il décembre, mais la ville était presque entièrement détruite; elle était aux quatre cinquièmes incendiée; dans son état actuel, elle ne valait presque plus la peine d'être conservée. Alarcon proposait de la repeupler d'Espagnols pour remplir les vides faits par la guerre, la peste et l'émigration et d'affecter à sa fortification une somme annuelle de 8 à 10,000 ducats. Des travaux de défense devraient également être entrepris à Brindisi, ainsi qu'à Molfetta et à Jovenazzo.
La capitulation stipulait que les troupes seraient entretenues aux frais du royaume jusqu'au moment de leur départ, qu'il serait fourni à celles qui seraient rapatriées par mer, c'est-à-dire au plus grand nombre, des galères et des vivres pour dix à douze jours, à leur charge, et à celles qui rentreraient par terre, une garde de 100 chevaux; mais comme les navires étaient en quantité insuffisante, Alarcon avait pensé renvoyer par terre i ,200 hommes et ,'JOO chevaux et 4,200 par mer. Sur ces divers points et d'autres moins importants, il demandait des instructions au prince, en même temps qu'il l'entretenait de ses démêlés avec le cardinal Colonna.
Quant aux Vénitiens, ils étaient toujours mattres de Trani, de Monopoli, de Polignano, etc. La présence à Trani de Rence de Ceri, qu'Alarcon avait inutilement essayé d'attirer à Naples, en lui offrant pour lui et ses troupes des galères et des provisions, n'était pas sans inspirer des inquiétudes à Alarcon, qui le soupçonnait d'intriguer avec les Français et les Vénitiens (3). Toute une
(1) Pièces justificatives. n° 272; Archives impériales à Vienne, PA 96. autographe, et Gayamicis, p. 371-373. — Morone fut remplacé en qualité de commi*saire général par Louis Ram, trésorier de l'armée.
(2) Lettre d'Alarcon à l'empereur, du 12 novembre, dans Gayangos, p. 318. (3 Lettre d'Alarcon à Philibert, du 11 décembre, Pièces justificatives, n*S63;
Arehives de Simancas. 1438. fol. 16-17. et Gayancos, p. 363-365.