‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 161 sur 239 · CHAPITRE XVI i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI i

envoyèrent a Bologne, auprès de Clément VIII et de Charles- ■JuniL une ambassade dont faisaient pal lie quatre défi principaux le Venise . Louis Mocenigu, Louis tiradenigo, Marc Dan* tjolu et Laurent Jtragadino l i

Ce double traité marqua la un de la ligue des rois de France et d Angleterre, du pape, de Venise, de Florence, des «lues de Milan et de Fcrrare contre l'empereur. Abandonnée par Alphonse d'Est».'. par les Vénitiens et par lu France, qui lui avaient Tait espérer leur secours, Florence fut dès tort isolée pour lutter non seulement contre les forces actuelles de 1'hilibert. mais encore contre celles qui aient de la Lombardie et dont la téta était déjà signalée

dans le Mugello, aux environs de Barber» nu, Ces dernière» se

npOietenl de8,000 hommes : 4,0(10 Allemands, 2,500 Espagnols, BOOlUlietlâ (2)f800chtevau-lé^ei>.ele. Llie> avaient vingt-cinq pièces

itillene de gros calibre, parmi lesquelles quatre canons prove-

nant du duc de Ferrare, à qui le connétable de Bourbon les avait

change de douze fauconneaux (3); elles disposaient en

uutre de quantité de boulets et de poudre, Mais comme c'était au

tur de l'hiver et que, même pendant la belle saison, les chemins les montagnes étaient difficiles entre Bologne et Florence, cette ans parler des dépenses, érigeait, pour être Iranportée, nombre de bras et de bêtes de trait. Le pipe alla jusqu'à

mivilionner pour cela les mules des cardinaux (4). Ces troupes ui à Père to la (8).

Florentins n ignoraient rien du nouveau danger qui les menaçait; ils profitaient des jours qui les séparaient d'un investis-

.nent complet pour introduire dans la ville des approvisionnemenu par la route de Pise et dEmpoli, car ce coté de l'Arno était encore libre Cependant celte partie n'était pas toujours très sûre,

i GiactuftDui* 1. XIX. foi 3<;;>.

lelon Ui Prioritîa di G ut lia ho de'Btccî. cité |»ar M Pierrugue*, datii Kn**o p 71 »! dani Franctêco FcirueHo, p, ibê. ;>ep! mille Espagnols, i lansquenet! i i d'artillerie, selon la Crontca fit Fuenzr de fi

a {]am i'.m ' *w. foc rit p

11) Lettre de Charles-Quint à I' du S décembre, Piâcne justificative*,

iveaimporiaJefl 0 Vienne, l'A 9i>. tnlo min l x col

a itt Fvrttize, de frère Julien U«iu haï

il arriva plusieurs fois que de hardis cavaliers traversèrent le fleuve à gué pour poursuivre les imprudents qui s'aventuraient trop loin des murs. xMalheureusement la même sagesse ne guidait pas tous leurs actes et, sous l'influence des bavards, des agités ou des traîtres, ils commirent des fautes énormes. Une des plus graves fut l'abandon de Pistoia et de Prato. La première de ces villes était profondément divisée en deux factions, celle des Panciaiichi, qui tenait pour les Médicis, et celle des Cancellieri ou parti populaire. C'est cette rivalité qui avait permis jusque-là aux Florentins d'y maintenir leur domination; c'est elle qui la leur fit perdre. Dès que fut connu à Pistoia leur projet d'en retirer l'infanterie et l'artillerie destinées à la défendre, afin de les conduire à Prato d'abord, à Florence ensuite, les Panciatichi, par l'organe de Bracciolini, un des leurs, proposèrent d'envoyer à Bologne une ambassade au pape pour lui offrir de lui rendre la ville (21 décembre). Le cancelliere Tonti était de l'avis contraire. II en résulta de vives discussions, à la suite desquelles le commissaire florentin Dini, craignant d'être considéré à Bologne comme rebelle et à Florence comme lâche, s'enfuit à Lucques. Après lui, la garnison, en ordre de bataille et enseignes déployées, partit pour Prato, comme les troupes impériales venaient de s'emparer de Calenzano, où il y avait 300 fantassins (\). Dans l'intervalle, Bracciolini avait assassiné Tonti, un de ses propres beaux-frères, et fait massacrer dixhuit Cancellieri, puis il était allé à Bologne pour s'excuser auprès du pape. Selon Varchi, Clément VII lui aurait répondu en souriant : * Vous avez très bien fait, » et il nomma î\ Pistoia, en qualité de commissaire, Alexandre Corsini, et, après lui, Baccio Lanfredini (2).

L'évacuation de Prato suivit celle de Pistoia dans des conditions moins dramatiques, mais le résultat n'en fut pas moins funeste. Les Florentins reconnurent plus tard leur erreur. Quand ils essayèrent de la réparer, il n'était plus temps. L'ennemi les occupait en force, et il fallait renoncer à l'en déloger. La perte de ces deux

(1) Voir Cronica di Firenze. de frère Julien Ughi dalla Cayallina, loc. eit, p. 4lo. Cf. (iriciiARiuN. 1 XX, fol. 3»>7; Chronique anonyme de Florence, ms. 15 du fonds italien de la Bibliothèque nationale, p. 672.

(2) Vahchi, 1. X, col. 340-341 ; Seuni, 1. III. p. 102.

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