CHAPITRE XVII
k I omte leur répandit qu'il serait très désireux de leur être ihle, mais, comme ils étaient vus à Bologne d'un très maui il. ii tau persuada, dans leur intérêt, de rentrer àFlorence, ce qu'ils firent le 7 février • I
Pendant ce temps, Clément VII avait» paraït-il. sollicité Francis ï*r d ordonner à Etienne Colonna et à Malatesta de quitter Florence, mai*; le roi aurait promis secrètement aux Florentins de leur fournir des secours dès rjue ses fil* lui auraient été rendus. Il trompait ainsi le pape* l'empereur et les Florentin*. Malatesta avait aussi éU élu. li M janvier, capitaine général, malgré les efforts de citoyens clairvoyants qui n'avaient aucune confiance en sa droilure^ Ils ^attendaient rien de bon de ce personnage équivoque qui faisait aux partisans du gouvernement républicain L'éloge de la liberté et aux autres celui du pape. Colonna resta chargé du commandement des milices- Tous deux jurèrent sur l'Évangile de inlre Florence jusqu'à leur dernier soupir 1 1 \[<rès le retour des ambassadeurs, Clément VII et les quatre cardinaux florentins qui raccompagnaient à Bologne : llippolyte de CÏSj llnlolti, Salviati et Oaddi, furent déclarés traîtres à leur condamnés à avoir leurs biens confisqués. Tout espoir de paix étail perdu (3
-toient jens de bien (iire braves), ils nous pourroyent combutre troys contre ung. Je ne vous tesie panser s'il ne vous scroyt honneur que nous fussions defays. > Voilà ce que Philibert écrivait à l'empereur, le 13 février, au moment mime où les ambassadeurs florentins étaient traités à Ekrfogftti avec une pareille désinvolture. Il* ne furent pas - jens de bien », heureusement pour le prince, car il n'avait plus alors avec lui que 4,000 hommes le> autres étaient partis à la débandade, afin de
a, I \ et XI, coL 3if-3:>3> Sur ces négociations, cf. encore Skgsj, I IV p. JOfl; Nakm. 1, VIII. p 534: GinCftAIDl*, L XIX. fol. Mi v, et L XX, fol, 3£7: Cronicadi Firent*, de fivre Julien Demi dalla Cavallika, he. fif.. j. *J7 Chronique anonyme ât riorcnce* ma. 15 du fonds italien de la B 'heque nationale, p. 674. À la page 677 de la Chronique, l'auteur assigne à cette dernière ambassade la date du mois de juin ; c'est une erreur évidente,
oir tUns Vaihhi. L XI, col. 355-359, les détail» de la cérémonie à laquelle nomination donna lieu.
(3) Vaacmj, ï, XI , col. 355.
chercher dans le pays de quoi vivre, et ceux qui restaient menaçaient d'en faire autant. 11 eût donc suffi aux Florentins d'une sortie un peu vigoureuse pour anéantir ce squelette d'armée (i).
A force de les bercer de promesses illusoires, la patience dp ses troupes était à bout. Déjà, le 49 décembre, les hommes de garde avaient d'abord refusé de prendre leur service, puis, sur les instances de Philibert, et après assurance par lui de les payer, ils avaient consenti, encore une fois, à aller au guet, sauf à trouver « quy le fase ». C'étaient trois jours gagnés, car la relève des postes avait lieu toutes les trois nuits. Mais la nécessité était telle qu'il dut envoyer à Charles-Quint un exprès pour lui demander de l'argent d'urgence (2). Le 28, il recevait par Ascanio Colonna, du Guast et Chalain 30,000 écus, faible acompte sur une somme de 164,000 qui était redue aux troupes, tant par le pape (130,000) que par l'empereur (34,000), car Clément Vil s'était engagé à raison de 60,000 par mois pour toute la durée de la guerre. Avec une précision de comptable ou, comme il eût dit, d' « écrivain de ration », il dressait l'état de ce qu'il avait reçu et de ce qui lui revenait, et il concluait qu'il donnerait cet os à ronger aux Italiens et aux Espagnols; quant aux Allemands, qui n'avaient pas les dents moins longues, il les prierait d'attendre. . . s'ils voulaient bien (3). Mais à ses demandes, tout en reconnaissant que c'était pour le prince « grand peyne et traveil d'entretenir ladicte armée », il répondait ou par de nouvelles promesses ou par des explications quelconques. Tantôt c'étaient les marchands génois qui, faute de garanties suffisantes., n'avaient pas versé les fonds; tantôt il attendait les sommes stipulées aux traités de paix avec les Vénitiens et avec François Sforza, etc. 11 en était de môme de 4,000 hommes de renforts que le pape devait fournir en vertu des conventions passées entre lui et Philibert à Bologne au mois de novembre. Je me trompe; le maître ouvrier ou ingénieur qu'il avait choisi pour jeter un pont
(1) Pièces justificatives, n° 275: Archives impériales à Vienne, PA 97, autographe.
(2) Lettre à l'empereur, du 20 déceinhre, Pièces justificatives, n° 268; Archives impériales à Vienne, PA 96. autographe.
3) Lettre du 28 décemhre. Pièces justificatives, n° 272: Archives impériales à Vienne, PA %, autographe.