CHAPITRE XVIII
tentatives d'attaque du camp: elles avortèrent toutes. Ainsi Malatesta a va il prescrit une sortie assez importante : 500 fantassins partirent de San Mîniato, 600 du bastion SainMieorges, sans compter un certain nombre de jeunes -ens de la ville; I, 100 furent dirigés par les portes de Saint-Pierre Gattolini, de Prato et de Saint-Nicolas* Vn détachement avait ordre d'escarmoucher dans plusieurs endroits, un autre, de se tenir dans les fossés pour être prêta secourir imbattants en cas de nécessité; le reste devait donner l'assaut à un nouveau cavalier que les impériaux avaient élevé ave< des retranchements entre le bastion de Saint-Georges et celui de Suint-Pierre Gattolini et sur lequel ils avaient placé deux compact quelques bouches à feu, essayer de r vn emparer et de le détruire. Mais un soldat pérugin d'nctavien Si^norelli* qui avait toute la confiance de Malâte&ta (d ptah frû t'anima iê lfafafasta,dif VurchÎL en prévint L'ennemi une demi-heure avant, ce qui lui permit de prendre [es arme- et de garder solidement tous les B ut dn cavalier, la lutte fut si acharn*
• I autre que les combattants s'assommaient avee leurs arquebuses. Les Florentins eurent 30 morts ou blessés, parmi lesquels le capitaine Taccini; les impériaux subirent aussi des pertes lérfeu&es, surtout en chevaux, DftfiS un engagement relati veinent
• blé qui eut lieu le 2HS en dehors de la porte San Gailo, b*s chances furent d'abord égales, et les assaillants eussent pu
ip de mal aux impériaux cantonnés à Fiesole, mais le feu de l'arUHerie les força de se replier sur Florence ( 1 1 Enfla, lis reprirent ^ipozzano. qu'ils perdirent presque aussitôt, jeunes Florentins qui tombèrent entre les mains des Espagnols durent payer pour leur rançon une soium«' énorme (4). Flûivnri» avait un COmpuI i part; les années y commençaient ! au 23 mars. Celle d*H 1530 fut inaugurée par le bombardement de la seule tour qui eût été Conservée, bien que la moins
e&l aauis doute à onde c< i^nts qu'il est faii illfiaten dan* Gti-
fol. 36S v*. sous la date du fi mari, et dans la f,Yoni"j di Firtnzr,
de îrèr* lui mI \ Cav.h.lina, toc. cit., p 418*419, et probablement la
pnemii r que Vaiari a voulu représenter au Paku/o YeccJUo de Florence dan*
OSft&eeqtM reproduite par M, Pierrugues dans Fratietuo Ftrrutciii, entre les
il XL coi 3(19-370.
forte, paraît-il. Elle se dressait près de la porte Saint-Georges, du côté de Saint-Pierre Gattolini. Philibert la fit battre toute la journée par trois canons (1), parce que son cavalier était passablement endommagé par un fauconneau placé dessus et que Malatesta fit enlever pendant la nuit, sous prétexte qu'il pourrait être cause de la ruine de la ville. Le lendemain, le prince fit recommencer la canonnade à raison de 42 coups par heure; deux des pièces éclatèrent, mais il ne fut pas lancé moins de 150 boulets; ils parvinrent seulement à entamer la tour sur les côtés et à faire une petite brèche dans le milieu. Varchi raconte qu'un des canonniers qui la défendaient, nommé Nannone, pour se moquer de l'inefficacité du tir des impériaux, s'était fait donner un mousquet et le déchargeait une fois par heure dans leur direction; ensuite, en guise de drapeau, il arbora, au bout d'un bâton, une toile avec une tiare dessinée à l'encre; poussant la plaisanterie au delà des limites permises, il releva sa chemise et s'offrit lui-même di dirtro en cible. Ils finirent par renoncer à un jeu auquel ils dépensaient en pure perte des munitions dont ils n'étaient déjà pas si abondamment pourvus. Mais les Florentins rouvrirent pour leur compte le feu sur le cavalier du prince et lui firent de graves dégâts. Us reconnurent alors, un peu tard, que s'ils n'avaient pas à la légère détruit les autres tours, leur ville n'eût pas été aussi facilement investie (2).
L'empereur avait quitté Bologne pour se rendre en Allemagne. Avant son départ, il avait essayé -de terminer le litige entre le pape et le duc de Ferrare au sujet de Modène et de Heggio, dont tous deux se disputaient la possession. En attendant que les arbitres se prononçassent, ces villes lui furent remises. Il séjourna à Mantoue du 25 mars au iî) avril et érigea ce marquisat en duché en faveur de Frédéric de Gonzague. L'ambassadeur de Florence à Ferrare, Galeotto Giugni, voulut venir l'y trouver de la part de ses concitoyens pour lui proposer de traiter, par l'intermédiaire du duc. séparément avec lui et en dehors du pape, des conditions d'une paix qui aurait pour base leur liberté et la restitution de tout ce qui leur avait été enlevé. Mais Charles-Quint lui fit dire de ne pas
(1) Vriorhta di Ciuliani de* Ricci, toc rit., p. 459.
(2) Varchi. 1 XI. col. 371; (jUchardin, 1. XX, fol. 368 v°.