‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 175 sur 239 · CHAPITRE XVILÏ 37E · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVILÏ 37E

1 Armato tenta de renouveler un exploit du même genre ; il ne fut pas aussi lu?uivux; bli*ss^ à t'épaule d'un coup d'arquebuse, il mourut peu après (i).

in autos jour, un trompette vint, prévenir Kal&taata qu'un gentilhomme ennemi désirait rompre une lance avec tout Florentin pr^' nesurer avec lui. Malatesta chargea de ce choix Bichîf

qm désigna le capitaine Primo de Sienne, son guidon. Le lieu de la rencontre fut fixé près des lusses de la ville et Tordre fut donné

irtillerie de ne pas faire feu, A l'heure dite, les champions, mon* tés chacun sur un étalon blanc, entrèrent dans l'enceinte réservée. Lne foule considérable était réunie pour assister à ce tournoi. Apre* uni parade équestre exécutée avec beaucoup de EttâSatriâ, te commencement du combat fut annoncé au son de la trompette. i es adversaires poussèrent l'un contre l'autre avec une impétuosité inrn.viihlr; dès le premier heurt au milieu de la lice, la lance du cavalier ennemi traversa l'arcon de la selle de Prima et lui pénétra .h s à plus de quatre doigts, bien qu'il fût bardé de fer, \r coup fui si violent qu'elle se rompit et que le tronçon en tomba a terre. A son tour, Primo le frappa A la poitrine, croyant le transpercer de part en part ou au moins le démonter, mais sa L&nta vola m éclats; un morceau l'atteignit au bras et un autre à l'épaule

icbc. Ainsi (mit ce combat singulier. Les spectateurs jugèrent qu'il n'y avait pas de vaincu et que la joute avait été également brillante de chaque côté (i).

Le 25 au soir (3), Ferrucci, après avoir confié Empoli à la garde «l'un nouveau commissaire, André Giugni, avec quatre compagnies d'infanterie sous les ordres de Tinto de BattifolJe, Pierre Orlamlini, du Corse Bacehiuo et du comte d'Anghiari, était parti pour Volterra. 11 emmenait avec lui âjOOO fanru m mandés par Nicolas Strozzh le Corse Paoli* Sprone, Balordo et Jean Scuccok), Goro de Monte Benichi et le Sicilien TOEfttté, et 130 chevau-lépers qui avaient pour chefs Amico

(i)ViKi:iu? i xi.coi m

XI roi 375.

La 53, selon V\non. i XL col. 374,. Cf. note de M. Pierrugue*. d*m H juo auûDvriie des Floroa» e> ms. 13 du fonds italien dv

U Bibliothèque nationale p. «576*

d'Arsoli, Jacques Bichi, le comte Gherardo et Musacchino (i).

Afin d'empêcher Ferrucci de trop étendre son autorité sur la région, Philibert résolut de faire le siège d'Empoli et d'envoyer Maramaldo entre Pise et Volterra pour occuper l'ennemi (2). Cette mesure lui était encore dictée par d'autres considérations. Muscetula venait de lui apporter de Trente des instructions, datées du 27 avril, qui devaient modifier essentiellement la composition de son armée (3). Par suite du manque d'argent qui se faisait de plus en plus sentir et par crainte d'une révolte générale qui, dans les circonstances présentes, aurait tout compromis, il avait para à Charles-Quint nécessaire d'en licencier une partie et de ne conserver que ce qui était indispensable pour l'investissement de Florence. En vertu de ces instructions, le prince décida de garder avec lui 6,000 Italiens, de donner congé au reste de l'infanterie et d'expédier à Naples les gens d'armes et la cavalerie, sauf deux bande3 qui accompagneraient Maramaldo. Ces réductions faites, le strict minimum de l'entretien des troupes serait encore de 70,000 écus par mois, et le pape ne semblait pas disposé à en fournir plus de 60.000. II serait donc forcé ou de s'éloigner de Florence ou de renoncer à s'emparer d'autres villes des environs.

Les Espagnols désignés pour aller en Hongrie s'étaient mutinés, il y avait huit jours : ils avaient quitté le camp et s'étaient répandus dans le pays (i). Sur les instances de Philibert, le marquis du (iuast avait obtenu creux qu'ils marcheraient au nombre de 1.000, mais ils voulaient être payés. Au moment même où il écrivait sa lettre (-4 mai), ils venaient de s'insurger de nouveau; une fois de plus, il avait dû leur faire des promesses. Il apprenait aussi que, pendant la nuit précédente, les Allemands, campés de l'autre celé de l'Arno, n'avaient fait que crier « Guelt! » (de l'argent!). Quant

il) D'après une lettre de Muscelula à l'empereur, du 2 mai (Gayant.os. p. 524), 1rs forces de Ferrucci ne se composaient que de 600 fantassins et 100 chevaulégers; ailleurs il est dit qu'il avait 1.400 fantassins.

(2) Lettre de Muscelula à l'empereur, du 2 mai. dans Gayan<;os. p. 5f4

(3) Pièces justificatives. n° 330; Archives de Simancas, 1. 426, fol. 81-83.

(i) l'ai- lettre du 30 avril. Philibert invita les Siennois à ne pas recevoir les Kspa^nols déserteurs et leur lit défen-e de leur vendre de la poudre. Il avaiten outre prescrit aux habitants des localités où ils passeraient de se défendre contre eux (Pièces justificatives, n" 337; Archives de l'État a Sienne, lettre» à la - halia », original signé;.

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