CHAPITRE XVflI
aincre ou de mourir* La cérémonie religieuse fut suivie
ours très applaudi de Baccio Cnvakanti sur la liberté,
>e procurer des ressources, les Florentins mirent en loterie
des rebelles. Le prix des billets était d'un ducat. Tirée le
traduisit 6,<î00 florins d'or* Puis le grand Conseil décida
enterie et rorfèrrftria trouvées chez le> habitants et dans
■s, monastères, hôpitaux, à I exception des vases fiCféa
EU culte, seraient converties en espèces monnayées, après
aleur en aurait été assurée A leurs possesseurs, et qu'on
eraît une pièce d'argent avec, d'un côté, un lys, et de
ro ix et une couronne d'épines. Elle avait eours forcé
demi-ducat, quoique sa valeur intrinsèque fut moindre;
l« re Tusaient étaient condamnés à 50 florins d'amende. On
ussi les pierres précieuses qui étaient autour de la croix
l'église Saint-Jean et celles de la tiare que Léon X avait
iu chapilre de Suîntc-.Mai ie del Fiore lors de son voyage a
: du tuai on retira 53.000 ducats \i),
carmnuches devenaient plus fréquentes, Cinq compagnies
aux, qui s'étaient installées au palais des Sassetti, harce-
notamment les troupes chargées de la garde de la porte
o, de Pinti et de Faetma, Une autre, postée sous le mont
surprit ltapbaël liai tolint et Cardone au moment où ils
^rendre possession de Marradi,qui avait fait sa soumission
entins, Enfin, le 20, Jacques Bichi, dans une de ses sorties
ayant voulu déloger les Espagnols du monastère de
ato in Polverosa, fut reconnu ù son grand panache. Ceux
>aient le mont Oliveto pointèrent un sacre dnns sa direc-
rent feu. Blessé à la jambe droite et renversé sous son
I dut subir l'amputation. Il ne survécut que sept jours a
re; il fut inhumé dans l'église du Saint-Esprit. Lesmagni*
néraiiles qui lui furent faites montrèrent ïe prix que les
ns attachaient a ses services (%)*
nt ce temps, Philibert avait cru devoir faire un exemple
!. I XI, col 383-381 — Sur la monnaie obsidîonale ûVs Florentins,
Uns ïtosEO, p. 199. i I. XI rui :: ! IV. p, iOT: Roseû. p S84, et noie de
ibiti , p, f!»6.
pour enrayer l'insubordination qui menaçait de perdre son armée. Il Ût saisir et passer par les piques le principal meneur des mutineries qu'il avait tant de fois signalées à l'empereur et dont le but avéré était de provoquer des désertions parmi les troupes au profit des Florentins. Deux autres, qui servaient d'intermédiaire! entre l'ennemi et lui, eurent le même sort. Les plus compromis s'enfuirent. A la suite de cette répression, le prince fut le premier à réclamer l'indulgence pour les coupables et à plaider en leur faveur les circonstances atténuantes; il y en avait de sérieuses: ils n'étaient pas payés; ils avaient faim; s'ils étaient insoumis, ils n'étaient pas traîtres. < Je leurs ay promys de vous suplier pour eulx qu'yl vous playse leur vouloyr pardonner... ce que je fais très humblement tant pour la pietié que s'et que aussy pour le desordre qu'yl en pourrait avenyr... (i). »
Ces révoltes partielles n'étaient, paraît- il, que le prélude d'an vaste soulèvement préparé en plusieurs endroits. En effet, Charles- Quint avait été informé par son ambassadeur en France et il en avisait Philibert que l'envoyé de la république auprès de François I" et plusieurs capitaines attachés à sa cour avaient comploté de s'en aller dans son camp pour mutiner les Allemands et essayer de les engager au service des Florentins par l'appât d'une plus forte solde. Ils n'attendaient plus pour cela que l'argent nécessaire: il devait être fourni par le roi: même il était prêt. Douze Italiens s'étaient chargés de semblable besogne auprès de ceux de leurs compatriotes qui étaient à l'armée. L'auteur de ces révélations à l'ambassadeur, un Flamand réfugié en France pour dettes, lui avait offert de donner les noms des capitaines, des Italiens, des bailleurs de fonds et de porter au prince tous les renseignements relatifs à cette machination. Si le fait n'était pas vrai, il était au moins vraisemblable, car l'empereur était aussi averti par son ambassadeur à Venise que le fils de Rence de (leri avait quitté cette ville avec quatorze capitaines qui avaient été en Pouille sous les ordres de son père, et était parti pour le camp afin d'exciter à la défection 4.0(X) Italiens et, avec eux et les Suisses qu'il espérait lever, de secourir Florence. Enfin le roi de France aurait expédié de l'ar-
(1) Lettre du 16 mai. Pièces justificatives, n° 343; Archives impériales a Vi«nne. P A 97. autographe.