CHAPITRE XVIII
gent, pour les entretenir, aux bannis napolitains qui étaient à Venise, jusqu'au moment où, rentré en possession de ses enfants, il recommencerait la guerre à Naples et en Italie (1).
Philibert avait, depuis longtemps, trouvé un moyen bien simple de prévenir de pareils dangers et, dans chacune de ses lettres, il l'indiquait à l'empereur : c'était de payer les troupes. Leur fidélité lui serait ainsi tout acquise, de même qu'au pape. C'est pour n'avoir pas tenu compte de ces sages et instantes sollicitations qu'il se voyait obligé d'approuver la dislocation de son armée, d'après le plan que le prince lui avait soumis (2). Mais les événements qui allaient se précipiter reculèrent le terme de cette fâcheuse extrémité.
(1) Lettre du 22 mai, Pièces justificatives, n° 344; Archives impériales à Vienne, PA 97, minute; Archives du royaume à Bruxelles, Papiers d'État, reg. 80, fol. 139, copie.
(2) Ibid. Seuls, un certain nombre de chevau-légers, mal montés et mal armés, furent renvoyés au royaume de Naples (Lettre de Philibert à l'empereur, du 16 juin, Pièces justificatives, n° 354; Archives impériales à Vienne, P A 97, autographe; Bibliothèque nationale, collection Dupuy, n° 688, fol. 14- 15, copie contemporaine.