‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 179 sur 239 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

Prise d'Empoli. — Etienne Colonna attaque le camp des Allemands à San Donato in Polverosa. — BruiU d'un projet d'empoisonnement du pape pûtes Florentins. — Volterra prise par les impériaux; reprise par Ferrucci. - Elle est en vain assiégée par Maramaldo et par du Guast.

Empoli était pour ainsi dire la forteresse avancée de Florence. Elle paraissait tellement solide que, selon Ferrucci, les femmes eussent pu la défendre avec leurs fuseaux et leurs quenouilles. 11 avait donc commis une grande faute en l'abandonnant et en ne la laissant pas suffisamment garnie de troupes, car de là, par une action combinée avec les Florentins, il eût pris les impériaux entre deux feux. Philibert se hâta d'en profiter. Cela lui était d'autant plus facile que Maramaldo était entre cette dernière ville et Pise pour garder les environs et empêcher Ferrucci d'y retourner. 11 chargea Diego Sarmiento d'en faire le siège; il serait appuyé par la cavalerie de Fernand de (Jonzague, par l'artillerie de Sarapietro et par l'infanterie d'Alexandre Vitelli, qui se trouvait non loin de Pistoia et auquel il ordonna de partir immédiatement pour Empoli. Le 21 mai, celui-ci installait son camp près de l'église Saint-François. Le total des troupes s'élevait à 6,000 hommes : 2,000 Espagnols, 1,300 Italiens, autant de chevau-légers ; le reste se composait des vieilles bandes de du (Juast; elles disposaient de quatorze canons et pièces à feu diverses.

11 fut convenu d'attaquer de deux cotes à la fois, au nord et au couchant. Trois canons furent mis en batterie vers la poterne la plus rapprochée de l'Arno ; trois autres près de San Donnino, etlebombaniement commença. Le samedi 28, il fut tiré jusqu'à 300 coups consécutifs. In ponton futdétruitet deux brèches furent ouvertes; puis, par une digue qu'ils avaient construite pour arrêter l'eauqui

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