CHAPITRE XIX
aurait inondé les fossés, les Espagnols donnèrent l'assaut («s murailles étaient défendues par la garnison > au nombre de 600 hommes, et par les habitants, qui firent une vigoureuse résistance. Ils lançaient une grêle de pierres sur tes assiégeants enlizés dans la boue et écrasés déjà par d'énormes débris des remparts foudroyés qui se détachaient sur eux. Un canon, dont les projectiles frappaient assaillants et assiégés, leur fit également beaucoup uV mal, pendant que le capitaine Tinto de Battifolle avec une rare bravoure repoussait l'attaque. C'étaient surtout les Espagnols qui supportaient le choc, VitellL plus prudent, n'avait pas jugé à proie tenter l'escalade avec ses Italiens. Dès que SimiientO s'aperçut qu'il s'était engagé trop léni.'-ruirenienl, il fit opérer la iile.
Ke premier succès enhardit les plus intrépides des Empolitains. Afin d'opposer a l'ennemi une résistance que l'état de leur* fortifications aurait rendue vaine* ils se mirent à élever des barricades. Vlais, h la vue de refïeetif considérable d'ennemis qui entouraient la cité, le courage des autres mollit. Dans la nuit du même jour, ceux-ci envoyèrent secrètement à Sarmiento trots d'entre eux pour lu! proposer de livrer la ville a la condition d'avoir la vie et leurs biens saufs. Las 1res importantes provisions de farine accumi dans Empoli lui seraient remises. De la garnison, il n'était pas Lien dans la capitulation, Selon Varchi, André lîiugni, le commissaire que Fcrrucci avait désigné pour le remplacer, el PiflfFS Hrlatnlmi. &haf dune compagnie, étaient déjà gagnés par Nicolas Orlaudiui et Jean Itandini, eux-mêmes créatures de du iiuast.
Le dimanche, Pierre Orlandini invita quelques capitaines espa-
vrnus de Pontorme et, malgré son porte-enseigne, fit retirer
les sentinelles et l'artillerie qui étaient sur les remparts. Tout
ObstêClt paraissant levé, les impériaux s'élancent sur la brèche et,
sans avoir besoin d'ér belles, mais seulement en se tendant la
main, pénètrent dans l'intérieur de la ville. Par ordre, ils respec*
beat les soldats rassemblés sur la place, tuent quelques citoyens
au cri d » en font prisonniers une certaine quantité
précipitent vers le château, où ils s'emparent de tout ce qu'ils
ontreot. Un des capitaines, Boccauegra, sans égards pour le
service qu'Orlandini semble avoir rendu aux sisnfk. envahit va
maison. Plusieurs dames s'y étaient réfugiées; il les dépouille de leurs objets précieux, même de leurs chapelets. A leur tour, les Italiens sous les ordres de Vitelli entrent dans la place et la livrent au pillage. L'arrivée un peu tardive de du Guast prévint de plus graves excès, tiiugni et Orlandini ne furent pas moins malmenés que les autres. Varchi croit que ce fut seulement pour la forme et qu'ils n'étaient pas fâchés de pouvoir ainsi pallier leur trahison. Quoi qu'il en soit, ils furent déclarés rebelles par les Florentins, exposés en effigie comme traîtres, et leurs biens fnmt confisqués. La conduite de Ferrucci fut aussi sévèrement appréca dette victoire rapporta .%.000 ducats aux Espagnols. 1/irrn^ Philibert la fêta par une décharge d'artillerie contre FEomu lui-même donna un .grand dîner à cette occasion (i). François Valo fut institué commissaire d'Empoli ta t.
L'une après l'autre, les villes de la république torabaien pouvoir de l'ennemi, et bientôt Florence, non seulement ser réduite à ses propres forces, mais encore ne pourrait plus ravitaillée. Etienne r.olonna, qui avait à se faire pardonner meurtre d'Amico de Venafro et qui tenait surtout à affirmer supériorité sur Malatesta. avec peut-être le secret désir de le j planter, voulut réparer par une action d'éclat le désastre d *E« poli : <on but était de remire lion* la route de Prato et de Pistou ♦•t. si c'était po>Mhle. de reprendre ces deux villes, sacrifiées, *io$i que non* l'avons vu. par la légèreté des Florentins, Pour celail attaquerait, à San honato in Polverusa. le camp allemand CAL
mande par le eomte LmiN de l.odrone. 11 s'ouvrit de ce projetas ^onfalonier. Avant de l'approuver, celui-ci convoqua en conseil Malatesta. les ■■iMiunissaires, quelques-uns des chefs de l'armée et
• I l.itlii1 d'V'Ui^t-.ri Hardi. aiii:>.i<s.uli ir si# imois au camp impérial, du i'.» mai. l'Mï'lu •• \at M Ploith^u» > dans Fwnr.${., Frrrucein. p. 371.
»f \vk. m. I. M. .-.i". 3*'i-3*7. Si..;m. i IV. p 113: X\nr>i. I. VIII. p » .; -v «»u iukmn. i \\. io\ .'.'i1.'. R-.>t«. j. i\;i. i»l. iT;»-iT:i ;n..iti»*dr M. !»'•■:•
• i-ïU' s .•'•!!? \> i1 ••-:.'.>;» . t i9-J: Mki. .i \. h '■> : O-mica di Firsnzt. dv fivr>- .'•il:> i. l'i.m i>m « i*. i\ %-..' in «. / ■«* cit.. p ♦-£ : /'riiii'Mdi tti iiiuliann de'Rirri.l»c
i* . p. i ■'* lu rvc.t ■!■ \a pus-* d'Kiupo::. d-ins 1« qui I » si discutée la qiir$t;oo ,1 ■ <a\v- >■ i* II.- \-li. a i-t»« u\-»'i- par tr.iii:?on. a été pul-lié par M. Pierr-:^i:t * di'.- f'-ii-i »•■ rV- et-. \*. :'i',;-3T9. l":i- vu» du siétfo ti'Kiiipoii. d'apr > ::.■ :'. -j.. ■:■ \ ivi:: a-, l'ai »;.■■.» V...*. î,.o d».- Floi> no\ a rt»; :i-j«w-
• : :.t ; a:- M. IV • r :-: ;■ s iatis . ui-ui- o-ivra^ . ■ ntu- ks pa^s 372 et 373