‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 181 sur 239 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

les principaux citoyens Malate*ta renouvela ses objections ordii uni- pareille tentative, valeur des Allemands, solidité de leurs retranchements, vigilance, prudence et courage de Lodrone. Mais, comme il était seul de son opinion, il Unit par céder: il ajouta même qu'il marcherait avec le* troupes.

La sortie se lit d*mc. dans la Doit du 2! au 22 juin, diaprés les

«lions de Colonna- par les portes de Prato et de Facnsa La

rarde des bastions fut connue aux plus jeunes miliciens; François

Taruggi et Harbarossa, avec \i\0 fantassins, devaient leur tenir en

nies ils étaient menacés. iiiometto de Sienne et Pacchierino avaient

lU laiisél dans Florence Lui emmenait pins de 2,000 hommes

de piques ou de perluisanes. Malatesta* à la iéte d environ

l. .'mi fantassins, prit position sur la route, le long de TArno, afin

VmpiVber les Espagnols de traverser le Neuve etde porter secours

iux Allemands, Pasquin avait ordre de s'arrêter à mi-chemin jus-

lu'au moment où la bataille sérail t d'avancer iloffl TOfl

point le plus faible (!h Mais il divisa ses 1,500 Corses en deux

>arties; Tune resta au poste qui lui était assigné avec l'autre, il

Rapprocha des retranchements ennemis. Une sentinelle fut tuée,

e. A ses cris et au signal d'alarme qui suivit, le camp,

dans le sommeil, s'éveilla, tlolonna se hâta d'accourir et

eter sur la première ligue de retranchement*. Il s'en empara

facilement, parce que la surprise avait été telle parmi les

Ulemands qu'ils n'avaient pas eu le temps d'organiser la défense;

nde lut aussi emportée, mais après quelque résistance. Des

fturdfl (trombe '/» fuooQ) tancés par Jean dTL rbin sur les lans-

ts achevèrent de mettre la confusion dans leurs rangs, Les

loreotins. ir C€ qu'ils croyaient déjà être une victoire, se

lébandèrent et se répandirent partout où ils pensaient trom

iccager et à massacrer ils tuèrent tous ceux qui leur tombèrent

•us la main : hommes, femmes, malades, etc.

Pendant ce temps, Lodrone rassembla 2,000 fantassins et les

a en bataille, avec consigne de soutenir, piques basses, le

locdes assaillants, Colonna lit demander des renforts à Pasquin;

0) M. Pierruguea a publié, dans Francnto Fetruccio* p, 36A-37Û, U IibI>

oui prirent part soit a la garde delà vilh\ aoit a la sortie, avec Tin* Lion dt s fmplaci'tncnt* qu'ils occupaient

39t PHILIBERT DE CHÀLON

en les attendant, il se rua contre le rempart vivant formé par les Allemands. Au commandement il joignait l'action; il se battit comme un lion. Son lieutenant Yves Biliotti entraînait ses troupes au cri de : « Courage, mes braves, en avant, » et tous, jeunes et vieux, rivalisaient d'ardeur. La porte du monastère n'ayant pu être forcée, ils entrèrent par le jardin et firent un horrible carnage non seulement des gens de guerre qu'ils y rencontrèrent, mais encore de douze femmes réunies dans une chambre. Dans la chaleur du combat, Golonna fut blessé d'un coup de pique qui lui cassa les dents et d'un coup de hallebarde qui l'atteignit au basventre. Les Corses de Pasquin ne bougèrent pas.

Au point du jour, le son de la trompette se fit entendre. C'était la cavalerie qui accourait pour traverser l'Arno et dégager les Allemands. Loin de chercher à s'y opposer, Malatesta rappela Margutte de Pérouse, qu'il avait envoyé au pont aux Mousses avec 150 arquebusiers, et donna à Pasquin et au reste des troupes le signal de la retraite. Cette mesure de prudence sembla à tous excessive et singulière. Il essaya de la justifier en prétendant qu'il risquait d'être serré de trop près par la cavalerie pour pouvoir rentrer et se défendre contre les troupes fraîches de Philibert, s'il était attaqué par elles.

Réduit à ses seules forces, Colonna fut obligé de suivre le mouvement. Son retour fut accueilli par une bordée de coups de canon tirés du montOliveto. mais ils ne lui firent pas grand mal. Yarohi évalue à moins de 30 le nombre des Florentins tués dans cette affaire et à plus de 80 celui des blessés. Parmi les morts, il mentionne le capitaine Yirgilio. dont le corps fut abandonné sur le terrain, et Morgante dTrbin iO: parmi les blessés, le capitaine Zannone •<»/. Zasrone"», frappé à la cuisse. Selon lui. les Allemands auraient eu environ 100 Messes et 300 morts: cependant, il ne garantit pas l'exactitude «le ces chiffres: les uns, ajoute-t-il. disent qu'ils ne >i»nt pa< aussi élevés, d'autres qu'ils le sont davantage. Il n hésite pa> à conclure que si le succès de l'opération ne fut pas plu* complet, la faute en e-t imputable à Pasquin. qui eut le tort de pro\oqi;er l'al.trme et de demeurer inactif, et aux troupe?

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