CHAPITRE XIX
Lt* prince ne s'émut pas; il aurait « leulau guest s; il e pied ferme il attendait, pensant « estre seur ou au mains a l'égal de queque armée quil seut venyr *. Mais, dans le cas où la nouvelle seinil tx.iHr, il aurait besoin de renforts pour être en état de cou Lin uer le ge de Florence et de repousser ses alliés (t). Vue dépêche de r&tntafisadeur de la république en France, interceptée par Ascalino (fiL Sealîngue) et qu'il lui envoyait, ne bissait subsister aucun doute sur le concours promis par le roi (8
menées et les succès de Ferruccî n'étaient pas sans jeter fit VII dans de véritables inquiétudes. Florence allait-elle lui échapper au moment où il louchait au but tant convoité:' Quelle ut L'attitude de Philibert, si ces éventualités venaient ù se réa- Àpfèa totti léê sujets de mécontentement «juïl lui avait donmum parler de ceux qu'un sombre avenir lui réservait encore, .udonnerail-il pas une cause pour laquelle il avait toujours manifesté plus de répugnance que d'enthousiasme"* Un revirement lia s'opéra en lui. Il mit presque de 1 Vmpressement à fournir la BOtdfl dea troupes. Dans ses communications à I empereur, il ne ïit plus d'éloges sur le compte du prince (S). La pri-r ti'Kmavait comblé de joie (4) : celle de Voiterra n'était qu'une question de jours ("»« ; le >iège de Florence était bahiJemeul conduit; de ses défenseurs lui étaient un sûr garant de 91 eddttion imminente; par un excès de sollicitude, il lui faisait
(1) Letlxo i r>iti].i ru du 16 juin, Pièces justificative», a* 354; Archives fini.1 I' A '«T. autographe; IliMiolhéqiie nationale. cotJ-riioii Dtipuy< n* u&s, fol. LMS copie contemporaine.
(f) Lettre é l'empereur, du 13 juin. Pièce» justificatives, n* 105; Archivas impériziles u Vienne. PA !>T. autographe; Lettre de Mai nu même, du 2U Juin dans Gai ïmw, p ft
(3) I. -i PlnliUrl. du ïi't it du -T juin, l'invs justilic+i-
b** 857 il 3&8; àrchîvei impériales É Vlenucr, l'A 87, minute et auto-
Lettra deMuacetula ■ l'empereur, du i" juin, dans &4YAir<KM,p. 570.
ae Lettre de Nicolas Raince a Anne «le Mmitnjorenry, datée de
Rom*. 9 juin, le pape était en<*m-i- periuade que Volterra ne tiendrait pas
plu» de n'i.i 1 1 . jdtirt. Rainée ajoute ; « 8n ttnînctcté etotl que l< dii t Mara-
t [fl prince d'Orange ne sont pas fort amis, duquel prince irelle Sa
■ st pas Je plus content du monde i \ eel en bien grant double qu'il no
m»e île quelque grant inconvénient en l'affaire dudirt Florence, de tout
m et seureté duquel BèdieLe S&inctele nfa plus parlai rie espérance que
Je bon moyen du roy dont il m Lu ut nouvelles jou facilement et singulier*"
(Papiers Condé. série J, tr II, n» 243, au Musée Coadè a Chan-
recommander d'éviter qu'elle fût mise à sac; seulement il fallait hâter le dénouement par crainte d'une intervention fâcheuse; au besoin, traiter dans des conditions satisfaisantes, etc. (i). Bien plus, tellement il redoutait de voir ses espérances frustrées, il fit faire aux Florentins des propositions d'accommodement; Févèque de Pistoia devait se rendre â Florence pour en arrêter les termes.
Vers ce même temps, une épidémie, qualifiée du nom de peste, se déclara dans le camp des impériaux. Elle y fit de grands ravages. L'armée perdait, paraît-il, de 40 â 50 hommes par jour. On disait que Philibert en était atteint et qu'un logement avait été préparé pour lui du côté de la porte de Bologne (2). Il en résulta à Florence une effroyable panique. L'entrée de la ville fut interdite à tous ceux du dehors; les vivres mêmes n'y pénétraient plus (3).
On se rappelle peut-être la rivalité qui existait entre le gouverneur de la citadelle et la ville d'Arezzo (4). Elle n'avait fait que croître avec le temps. Comme les Arétins ne s'étaient pas départis de la soumission qu'ils avaient jurée â Philibert, ils lui firent demander de nouvelles troupes et de l'artillerie afin de poursuivre la lutte: sinon ils ne pourraient plus ni garder leur cité, ni continuer à approvisionner son camp. Le prince leur répondit être prêt à leur donner satisfaction s'ils s'engageaient à ne pas détruire la forteresse quand ils en seraient devenus maîtres, mais à la conserver jusqu'à la tin de la guerre pour permettre au pape et à l'empereur d'en disposer ainsi qu'ils le jugeraient convenable; à cette seule condition ils auraient à espérer des secours de lui; telle était la volonté du commissaire pontifical. L'envoyé d'Arezzo transmit cette réponse aux prieurs, en attendant d'autres instructions. Mais, dans l'intervalle, les commissaires de la citadelle, dont les munitions et les vivres étaient épuisés, contraints surtout par la garnison, qui refusait de résister davantage, députèrent, le £
[\) l.ettn s de lYmpt reur à Philibert, du 26 et du ±7 juin.
(m Plulil.ert tut eifectix ement malade au mois de juin ou au moisdejuilH i-ar on \ oit. dans son JournaJ (p. 71. dans Clebc). qu'il fut payéSécus* Holnnet. son apothicanv. pour « drogues, sirops et autres médecines».
(U) Y .v h, m. 1 \i. . ol .iY3: lettre d'Augustin Bardi. ambassadeur de Sienne, du 11 juin, dans h*r%intftcu Frrruccio. p. 372.
[k) Noir plus haut, p. 338.