CHAPITRE XIX
mai, leur chapelain, rnessire Jérôme de Ponîo, pour leur offrir de
todre la forteresse el tout son matériel de guerre si on les laissait
ii sains et saufs, eux, leurs hommes avec leurs armes et tous
ceux qui s'y trouvaient avec leurs effets. Us désiraient aussi être
conduit^ en surets à San Scpokro. Dans la nuit, les articles de la
iLaliiliun furent rédigés sur ces bases et acceptés de part et
dautre.
La citadelle fut immédiatement rasée jusqu'au sol parles Arétms. qui, sans rancune pour le prince, lui fournirent, comme par te se et dans la limite du possible, tout ce dont le camp avait besoin en ravitaillement et en travailleurs. Arrivés à San Sepoïcro. trois des soldat- réputés pour avoir le plus contribué à lu reddition furent pendus par ordre du commissaire; d'autres taraient subi le mirai sort si les habitants, par crainte d'être pil- M B étaient rendus, le 3 juin, ensuite, dit Varehi, d'un accord secret avec les Espagnols. Le* Florentins qui y résidaient furent obligés de s'éloigner; ils se retirèrent d'abord à Sant'Angelo, puis A Vroegia(i).
La situation ne faisant qu'empirer pour eux, les Florentins mirent leur suprême espérance en Ferrueci. Ils le nommèrent commissaire général de la guerre et lui conférèrent les pouvoirs l&i plus étendus. On alla même jusqu'à l'autoriser à négocier avec l "tmemi comme il lui conviendrait et à remettre la ville â qui bon lui semblerait. Il fut prié de se transporter immédiatement à PiiC par la voie de Livourne pour y rejoindre Jean-Paul de Ceri, d\y recruter toute l'infanterie et toute la cavalerie possible, d'y laisser huit compagnies pour garder la place, de venir avec le reste à Florence» en passant par Prato et Pistoia, et, s'il parvenait à s'emparer de Tune ou de l'autre de ces villes, de s'y arrêter et de s*entendre avec les Pûncùsticki^ qui avaient reçu de l'argent pour raccompagner; sinon de se diriger sur Pletotf. Cbê instructions lui furent données alin de lui faciliter les moyens d'entrer dans Florence, peut-être de s" assurer de Mahitestat en tout cas de livrer bataille et d'essayer de faire lever le siège.
VaUJU, L X\. roi. 3%,
Ferrucct était en ce moment à Vol terra, qui, durant la campagne de Philibert, fut, avec Florence, le principal centre de la résistance contre les impériaux. Cette résistance lui fit le plus grand honneur, et c'est, sans aucun doute, grâce à elle que les Florentins durent de pouvoir tenir aussi longtemps, car, pendant plusieurs mois, elle immobilisa de nombreuses et solides troupes qui firent singulièrement défaut au prince. Tous les historiens florentins (1) ont raconté les épisodes des sièges que Volterra eut à soutenir et célébré à l'envi l'héroïsme de Ferrucci et sa belle défense de cette ville, «... vision du moyen âge... serrée d'une ceinture intacte de remparts où les murailles florentines se relient aux murailles étrusques. Les rues dallées, étroites comme des couloirs, tournent entre des maisons fortes aux fenêtres grillées. Parmi ces maisons, les plus anciennes gardent encore des tours sur leur faite. Dans ces mêmes rues, entre ces mêmes murs, sur ces mêmes dalles le sang a coulé dans ces jours funestes d'un flot si férocement répanda qu'à cette époque de massacres quotidiens cependant le sac de Volterra lit horreur... Du côté qui regarde Sienne, la forteresse construite par Laurent après sa victoire s'enfonce dans l'horizon comme un éperon de navire... «2». » Il y coula encore en 1330. moins abondamment, il est vrai; les deux partis estimaient que la possession de ee nid d'aigles ne pouvait être payée trop cher. Aussi dos que l'expédition contre Florence fut entrée dans la période active, Philibert résolut de s'en emparera tout prix «3>. Le duc de Melti la menaça d'abord 4 . mais les Volterrans organisèrent une milice locale composée de la jeunesse de la ville et commandée par de*» chef< choisis parmi elle. Aidés par une compagnie de li*0 hommes, sous les ordres d'un capitaine de San Sepulcro. ils <e préparèrent à ivpou-ser l'attaqu*'- de l'ennemi Mais, àlasuite de circonstance* singulières, c'est contre les troupes florentines
! L s —o -.■ rs ç i s >j.\ ■ >.c*. \ "±r ■..:. Nardi. Roseo et l'ouvrage al ■;.. .■ F» :%~ $■ ■ rV*- . ; ■•-..-.: a ;>?. -.oc* .lier la brochure du «-hanoint IVv .; *:.■-: *.-* > .v*: • .• • r*u* • r • 'r**-r*n«. publiée a Florence <û ïS>^ :. S* i'v: -.**.: \ .•• ter.M . ^: c. r.îroi .^nia vie cet eveneœeoL
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.< S -a '\vrv y •> r* . .tr. ;-..ui iui Volterrans des trompette* ;. : • ,■.;- .-.ivi jL.-.-erie >e •■*•• :r-.
♦ L :• .; .»• .*- Ve -*.:„' r-\i . > :~ze * :* I? *) oU>:r*? Lettre de Fernicci
v\w. •■;,* T^>: >• : .-.: i* vv:*c:,ï iia* F'-tm'**.-* Femctio. p. 163j.
dék pas
u'ils firent leurs premiers essais. Jean Covoni, podestat de San Getno, ne se sentant pas en sûreté dans celte place contre Je dm de Metfl, vint à Volterra anrec les quatre compagnies de Tinto de BftttifoUe, de Paûli, do lîoro de Monte Renielii et d'Hercule de Berzighelki, autant pour y chercher un refuge que pour secourir celte ville. Bien accueilli d'abord, il fut invité à occuper les faubourgs. S'y crut-il encore sa dftQgfef? On J'ignore. <!e qui est certain* c'est que la proposition ne le satisfit pas et qu'il pénétra par Uns I intérieur de ta cité. Il tua même deux Yolterrans qui nt voulu s'opposer à son entrée au palais des prieurs, Le gouverneur de la citadelle til tirer quelques coups de canon pour 00 déloger ses troupes; après avoir parlementé, Co?Oû1 cooseatit à éloigner Deux compagnies seulement obtinrent la permission de ter. mjiis à condition de se tenirdans les faubourgs. Mlles n'étaient plus tôt sorties que les Vulten uns se mirent à leur poursuite et leur blessèrent plusieurs hommes : elles eurent à peine le temps de gagner la citadelle. Les deux autres revinrent sur leurs pas afin de leur porter secours, mais déjà les portes avaient été refer- Lesoir même, toutes les quatre prirent ensemble la direction d'Ëmpoli; trois y arrivèrent saines et sauves; l'autre* celle d'Hercule de Berzighella. fut surprise au point d u jour et taillée en pîÔCJ li par les bandes de l'irro Colonna cantonnées entre Peecioli, Montopoîi et Publia l
Les Dix décidèrent de faire réoccuper Vol terra. Ils y renvoyèrent
en qualité de commissaire Jïartholo Tedaldi, qui en avait été
stat. Il emmenait avec lui Jean Covoni, quatre compagnie et
50 chenu -légers, Tedaldi fut seul admis avec deux compagnies;
meure ne dut-il pas dépasser les faubourgs. Quant à CovOûi, il fut
de retourner à Florence avec la cavalerie et le reste des fan-
Peu après, Alexandre Vitelli. avec treize compagnies et Th Bttidneeî, commissaire pontifical, était dans le Volterran; il avait réduit sous I obéte&iQCe du pape Sun Sepolcro. Angbiari, Montefaki&BO «l >;jut Anasiasio 2 . doù il ravagea le pays d'alentour,
ifi Nuit plu, huit p 83$, \iiii iiu^âi la lettre de Ferrure» aux L)uT du novembre, dans Frûncttco Fermetiù% p. 1U3. Il plus haut, p, 337.
ce qui occasionna des escarmouches sans importance. Quand il Tut maître de la région, Guiducci envoya aux bal» liants de Vollerra un trompette pour leur demander de se soumettre. La lettre qu'il adressait aux prieurs était plutôt persuasive et leur rappelait lebienfaits que la ville avait reçus des Médids, mais rilfl «ontenail aussi une menace pour le cas où ils refuseraient de lui ouvrir leur* portes I , Les Volterrans étaient perplexes ; Us hésitaient entre U fidélité qu'ils devaient aux Florentins et la crainte de wir se renouveler les horreurs du siège que leurs pères avaient eu à soutenir contre Laurrnt l\ l'eul-iHre regrettaient-ils déjà de B pas accepté le secours olîert par Florence, Bref. breuses discussions cuire les partisans du pape Mires,
il fut &rffttô que. la ville capitulerait dans les kl les plu?
honorables et les plus avantageuse* pour elli'. La dûHTI ution fut lée le 24 février^ ,i Villainagna. ou se trouvait Gilidtteei
stipulait que tous les gène da^ueira, tac Ptore&tina et étrangers qui
Étaient dans la ville ou sur sou territoire, étaient libres J'y rester tant s armes, leurs enseignes et leurs elïets ou d'aller ou il* jugeraient à propos, excepté à KmpolL Les Vol ! pas forces de, loger des tfOUpêfl , ils auraient seulement à leui ■ four ûir au prix courant les vivres née- I le ^el et à mettre de-
pionniers à la disposition de l'armée. Leurs | g et leur*
franchises étaient maintenus. Ils auraient pour lei gOttveri florentin agréé par le pape et ils s'en tendrai. -ni aTOC Celui sujet de la direction de leurs affaires. Ceux de leurs < qui étaient hors de PÉtat de Florence seraient, ainsi que leurs biens, sous la protection du pape et de l'empereur, eti ut VU.
par un bref daté de Bologne, le 20 mars, approuva les art* Cette convention.
Les troupes s étaient retirées dans la forteresse, d neur était demeuré fidèle ;ï la republique, liés le I en déniait) de b capitulation, il commença à bombarder la ville, Soi h nouveau commissaire ponlificaL Robert Acctaiûti, !«• réclamèrent du secours a Alexandre Vitelli. en &e moment
(1) Le le ite de *^ette Jcltrc. dater de MoalegeDQûU, dui
dilU8 J" Ail LLLI , ]>. £0
i ri Le î'1 mai*, aetoti ['*)»&■ u (p. Si).