‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 185 sur 239 · CHAPITRE XIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIX

, De leur côté, ils enrôlèrent 30 soldats. Puis Vitelli, avec dix capitaine ri «10 hommes, vint pour fortifier la ville du coté de la citadelle* il tii fermer rentrée de certaines petites rues et murer \m portes et les fenêtres; on n'y laissa que des meurtrières pour uvoir tirer sur ceux qui tenteraient d'attaquer la pla> BuTB

tours de eus maisons dont il a été question plus haut furent muni*» de cavaliers avec des mousquets destinés à battre la forteresse, liuiducci, qui avait remplacé Acciaioli malade, leva encore 2<t0 fantassins, payéfl moitié par Vilelli, moitié par les habitants. Enfin ceux-ci se procurèrent h Sienne de l'artillerie et des muniti.

La ville fut dès lors en état de répondre au tir de la citadelle et

Je résister aux escarmouches de ses défenseurs. Elle souffrit plus

ierriers que de ses canons à portée trop courte. Quant aux

Iftïes, eltti n'eut pas de peine à les repousser, car le nombre des

jens de guerre de Têdatdi diminuait de jour en jour par suite des

Lions, lis nY'taient plus que 1**0 quand une trêve de deux

ii- fut conclue, le 7 mars, mais elle ne fut pas strictement

obs dites ne tardèrent pas a être rouvert H I

Dana une escarmouche, le 2 avril , les Voïterrans perdirent, près de la petite porte qu'ils avaient pratiquée dans le rempart, du côté de Pireozuola, le capitaine Camille Ilorghesi; le capitaine Giorgio fut blessé à hi cuisse; un autre jour, ils tuèrent l'enseigne de Charles

tmnnucci. Le 85, ils reçurent des (jénois deux gros canons, un

0, deux couleuvrines, un sacre et 390 boulets qui avaient été débarqués à Bibhona

I n citadelle faiblissait. Après avoir en vain sollicité l'aide

h - Empolitaïnti et des Pi-ans, Tedaldi s'adressa aux Florentins.

le venger l'injure que leur avaient faite les YuUerrans*

aidèrent de lui envoyer cinq compagnies d'infanterie et de

son lier la direction du siège à Kerrucci; il paraissait seul capable

ie reprendre Vol terra, au sort de laquelle celui de Kae était i n t i -

lement li alors que Ferrucci nomma André (HugDJ en

jualité de commissaire h Empoli.

(1) Le 18 mare, il y avait eu a Quarata une escarmouche entre le» troupes Jh Perrocci et le» impériaux Verâ la lia du même motsje capiluinB Harone. rit >o<is les ordres d'Alevandre VitellL avec deux comptgales, mil I goti (Leiln de Ferrueci aux Dî\.du 31 mars, dans Frwumï Ftm

Les cinq compagnies, commandées par Nicolas de Sassoferrato, Nicolas Strozzi, Balordo, SprooeetJean Scuccola, partirent de Florence au milieu de la nuit. Elles égorgèrent quelques sentinelles ennemies et se trouvèrent bientôt au delà du camp. Dispersées un moment, elles se réunirent au point du jour près de la rivière de la Grève, où elles furent sans pertes appréciables attaquées par des détachements de cavalerie et d'infanterie lancés à leur poursuite par Philibert, mais, près de la Pesa, elles subirent un grave échec ; Nicolas de Sassoferrato y fut tué (1). Ferrucci arriva à temps pour les dégager et leur éviter un désastre peut-être complet (2). Après deux jours passés à Empoli, il se remit en route pour Volterra; il fut sous les murs de la ville le matin du 26 avril (3), avec 1,400 fantassins, 200 chevau-légers et 25 à 30 pionniers munis de matériel de siège (4). Ses troupes prirent leur logement à la citadelle, dont les provisions étaient à tel point épuisées qu'il n'y restait plus que six barils de vin et que la garnison ne recevait plus qu'un quart de ration de pain. Heureusement pour eux, les hommes de Ferrucci avaient emporté des vivres pour quarantehuit heures.

Il leur laissa à peine le temps de manger et de se reposer quelques instants, puis, pendant qu'il faisait marcher des détachements sur Firenzuola. il fit donner l'assaut aux bastions que les Volterrans avaient élevés contre laforteresse.il s'en rendit maître, malgré les efforts «les défenseurs, qui perdirent 60 des leurs, parmi lesquels les capitaines Centofanti et Fabrice Borghesi. Le drapeau de la compagnie de ce dernier fut pris. Ferrucci eut 14 morts, dont le capitaine Balordo. Entré dans la ville, après un assaut sur trois côtés, il arriva près de la place Saint-Augustin, centre de la

(1) Lrttre do Ferrucci aux Dix. du 25 avril, dans Franeesco Femucto.

(2) Ferrucci (ibid ) attribue «le plus grandes pertes aux impériaux qu'aux Florentins.

{'A) Cette date est indiquée dans une lettre de Ferrucci aux Dix. du 27 avril, dans FrnHCfsco Ferrurcio. p. 258 C'est aussi celle qui est fournie par le Pnorista di (iiuliano de' Ricci, toc. cit., p 459. Varchi (1. XI, col. 408) donne la date du 27 Sur la période antérieure à l'arrivée de Ferrucci à Volterra, et. ses lettres depuis le H mars. ibid.. p. 238-258. M. Picrruguet, dans Francisco Frrrucau. entre les pa^es 270-271, a reproduit une fresque de VasarUu l'alaz/.o Wccliiu de Florence, qui représente le siège de Volterra.

(k) Voir plus haut, p. 375

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