CHAPITRE XIX
Lance, Des maisons, qui n' avaient plus ni portes ni fenêtres et communiai uaient entre elle> intérieurement, sel troupes étaient décimée* par les habitants et par t'infaMem : deux pinces darlilleric, placées derrière un retranchement qui avait été LiapfeOviaéeii hâte sur la place. Ie> écrasaient sous une grêle de fer; elles n'osaient pins avancer; quelques-uns môme déjà reculaient. Furieux de les voir céder, Ferrucei les frappait à coups redoublés, puis, s 'armant d'une rondaehe cl. aeeompagné dune poignée de lanspessades et de chevau-légers qui avaient mis pied à terre, il courut s'empi rer du retranchement et lit aussitôt enlever les canons. Environ 50G hommes des deux partis furent tué* (Il Sans tenir compte de la fatigue d<- Bêa troupea, qui étaient harassées, il les obligea à veiller toute la nuit sur leurs positions. Durant ce temps, les Yol- Iwrans avaient construit des barricades et braqué de l'artillerie à l'extrémité de certaines nie-.
Le matin du 27, Ferrucei disposa ses troupes en bataille, les etborta a combattre avec courage et fit publier que la ville serait pillée si elle était emportée de vive force, Les habitants, vuyant que Ferrucei se préparail à les attaquer, ne se crurent pas en état de lui résister; ils n'étaient pas plus de 5G0 en tout, plusieurs s'étaient enfuis . d autres avaient été tués, lïuiducci fit par un tambour demander une entrevue à Ferrucei, qui la lui accorda ainsi qu'au capitaine J.-IL Borghesi et a quatre des principaux citoyens. Après quelques pourparlers, ils eurent une demibeure pour se rendre, car M ara mal do venait au secours de Voli La capitulation se fit sur les bases suivantes : sécurité pleine ei entière était promise aux citoyens en ce qui concernait tam personnes et leurs biens; la garnison sortirait avec tambours, armes et bagages., mais enseignes basses et enroulées autour de la hampe; elle partit immédiatement pour San Gémignano. Ferrucei retint le commissaire tiuiducci et le traita avec beaucoup d'égards; il s'empara de l'artillerie envoyée par les ijénoiset îles munitions, qui se composaient encore de *JOG boulets, d'un peu de poudre et de salpêtre; il lit déposer leurs armes aux habitants et annoncer que tous ceux qui ne se conformeraient pas
(I) l'a relit évalua .■ 88 le nombre des Voilerai us et u 240 celui dos gens de : m de Ferrucei qui perdirent la vie (p M).
à cet ordre seraient pendus; il les obligea à porter une croix blanche sur leurs vêtement» sous peine de prison; une contribu Mon de guerre de 6,000 florins leur fut imposée pour I»' paiement de ses troupes; comme ils n'en purent réunir que 4.500* tous les Vnlterrans qui s'étaient éloignés — c'étaient les plus riches — furent invités à rentrer; sinon, ils seraient considér rebelles el auraient leurs biens conlisqués; en attendant le verse ment du reste, il fit emprisonner quinze des notables dans la lour de L'ancienne forteresse; les vivres réquisitionnas furent tram i a la citadelle; les prieurs furent remplacés par d'autre*- Ml un mot, Vol terra dut se plier à toutes les exigences du vainqueur » 1 1 A quelques jours de la, les troupes de Mftftttakfo Hront leur apparition dans les environs le 2 mai, Sciarra et M étaient a Villamagna (8); elles y séjournèrent, i ut la cam-
pagne jusqu'au il ut), ou, par des chemins difficile** vêrerU nux l'an l);ms I intervalle ellr> avaient nt
^carmouches avec Ferrucci. Fortes d'environ 4. 000 hommes d'infanterie et de 400 de cavalerie ( |},ella dressèrent leurs I vis la porte Saint-Just et commencèrent à établir des retranchements, à mettre en batterie trois pièces d'artillerie el à préparer des mines. Fn jour, Maramaldo lit par un de ses tambours su i Perruoci de se rendre. Celui-ci répondit au messager d in! son maître de sa prochaine visite; effectivement^ il se prés> lui, mais ce fut pour l'attaquer. Fn violent engagement dans lequel les deux partis subirent des pertes *£sei impofi.iiiifs, sans que l'avantage restât à Fun ou a l'autre (5). Maramaldo se relira au faubourg Saint-Just et Ferrucci regagna l.i ville.
Le surlendemain, Maramaldo prit l'offensive* Du camp de Fhili»
il avait reçu des renforts de sienne de l'artillerie et des munitions. Il assaillit d abord le rempart avec ses deux canons 1'
ili Lettres de Ferrucci aux Di\, du 27 avril et du 6 >inrnet
Ftrruecio, p. tSS-Siïi et l«3.
(i) Lettre du même* au.i mémei, du 2 tud, ibid.* p. ÎÔÎ.
(3) Jusqu'au 8. selon Pailelli, p. £9
(4) oJIOU GUAtUfllnj et 500 cavaliers, selon Pahellj (p Î8).
(h) Ferrucci fit pendre ce tambour, qui était revenu une seconde i charge Cette violation des lois de la guerre lui a été Révérerai ti t :