CHAPITRE X l
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côté. Ferrucci fît barricader la porte Saînt-Just et dresser un cava- :■ pour y plarer deux des pièces enlevées aux Volterrans. Puis il donna û un de ses capitaines, r*oro de Monte RenichL Tordre de détruire dans la nuit, avec un certain nombre d hommes, tes tra- 'ix de fortification de Maramaldu. Afin de ne pas éire aperçus. i«'nl couvert les mèches de leurs arquebuses et longeaient BifotiCitiûseiMftt les murailles. Parvenus près ât> la tranchée ils tuèrent quelques-uns des -uldats de garde et démolirent l'ouvrage. Sot tm entrerai les, M ara ni al do dépêcha aux siens des détarhe- (s de secours, mais Ferrucci, avec ses canons, les repou Maramaldo finit par s'installer au couvent de Saint-André, non loin des murs. Il y fut rejoint dans la nuit du fâ juin (!) par te marquis du Guast et par Diego Sarmîento, qui venaient dTEm- P"tï Ils campèrent vers la porte de Florence. Ferrucci ne leur laissa pas te loisir de se reposer; il fit marcher contre eux François de î.-i Brocca, commandant de la citadelle, et Horo, a la téta l'environ 300 hommes. Les Espagnols furent d'abord contraint- de se retirer, mais une compagnie logée au mimastère et le reste des troupes de Marainaldo s'empressèrent de leur prêter main-forte. La lutte continua pendant quelque temps, avec (tel chances à peu - Dans une lettre aux Dix (S)a les commissaires de Voltcrni a von ml seulement 7 blessés de leur cftlê et S5 morts ou prisuntiiers d« l'autre, Un des capitaines de Ferrucci, CamilLo, fut frappé à la cuisse gauche d'un coup d'arquebuse; il succomba qtialre jottri après, François de ta Brocca et le lieutenant du capitaine Goro tombèrent au pouvoir de l'ennemi. Varchï dit que ses perles furent plus considérables et qu'il eut au moins 25 morts ou '♦nniers.
Le 1ÏÏ, de grand matin, du (îuast approcha de- remparts, [mur iUreT son artillerie, qui comprenait dix canons. En prén d'un** tentative de ce genre, Ferrucci avait fait faire de ! *s retranchements et creuser de larges fossés dont le fond était garni do tables hérissées de clous ayant la pointe en huit Hha 'iuast, après s'être rendu compte de la difficulté d'attaquer la
d) Le !0> selon Parelli (p 30), mais c'est mie erreur, Toujours d'après ce p 30 1. du Guast amenait avec Lut 4,000 hommes, DU 10 juin, dans Franotco Ftrruccio* p. £69.
ville en cet endroit, se porta sur un point plus faible que Ferrucci avait négligé de mettre en état de défense. C'était non loin du monastère de Saint-Lin. Le 44, du Guast pointa ses canons dans cette direction et eut bientôt fait de détruire la tour de la porte Saint- Ange et d'entamer la muraille sur une longueur d'une cinquantaine de brasses, mais les troupes de Ferrucci se barricadèrent avec de la terre, des ballots de laine, des caisses et des meubles qu'elles s'étaient procurés au couvent. Les Espagnols se préparaient à prendre d'assaut la ville et à engager vigoureusement le combat, quand Ferrucci s'avança à la tête de l'élite de ses fantassins, de ses chevau-légers et de quelques Volterrans. Les uns s'employèrent à compléter le retranchement, les autres à empêcher l'accès de la brèche et les escalades. Us y réussirent, mais l'artillerie ne cessait de causer des ravages' parmi les assiégés. Goro reçut un coup d'arquebuse; Ferrucci fut grièvement blessé au genou et à la jambe par les éclats d'un boulet de pierre. Il ne s'en inquiéta pas outre mesure. S'étant fait déposer près de la brèche sur un petit siège, il encouragea si bien les siens qu'ils repoussèrent l'attaque des impériaux. A en croire les commissaires (1), ceux-ci eurent environ 400 morts et quantité de blessés; Ferrucci n'aurait eu que 22 tués et 6 blessés.
Cet échec ne rebuta pas du (iuast, mais il voulut reporter son effort sur un endroit qu'il croyait vulnérable. Il l'aurait été en effet si, pendant qu'il attendait quatre nouveaux canons et des munitions, Ferrucci n'avait eu soin de faire établir des retranchements et de faire fortifier davantage les bastions. Du Guast dressa deux batteries qui se composaient ensemble de quatorze pièces, l'une, sous le monastère de Saint-André, pour battre le murdeDocciola. et l'autre la porte Saint-Ange. Le 21 (2), au point du jour, il commença le bombardement avec une telle violence que, dansla matinée, i à 500 coups furent tirés; près de quatre-vingts brasses de rempart furent renversées. Comme les jours précédents, les brèches étaient comblées avec des tonneaux, des matelas et de la terre. Fer-
(1) Lettre citée.
(2) Selon Tedaldi. lettre du 22 juin aux Dix. dans Franceseo Ferruecio, p. 271: >elon Y.archi (1. XI. col. 413). le 27. mais cette date erronée est le résultat d'une faute d'impression
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rucci, loupmrs souffrant deses blessures et malade île la fièvre, pré* ndaïi à la défense. Vers la vingtième heure, les impériaux, en ordre de bataille, s'élancèrent trois fois à l'assaut aux points ou le rempart avait été endommagé. Quatre de leurs enseignes, qui étaient montés avec leUM drapeaux sur la breclie. furent tués. W«M A* >l< n\ heures, Espagnols et Italiens rivaliser*' ti I. de courage pour pénétrer dans la ville, mais ce fut en vain. Les assiégés les inon. daient il huile bouillante, leur jetaient des quartiers de rochers, faisaient rouler sur eux des tonneaux qui, en tombant dans le fossé, se brisaient avec fracas et projetaient dans tous les sens des j lierres dont les coups étaient souvent mortels. Après des pertes que Tedaïdi évalue à KM.) tués et autant de blessés, tandis que celles de Ferrucci atteignirent seulement le chiffre de 20 morts et iO btesaés, lia fîuast et Sarmiento furent obligés de lever le > Ils partirent le 22 ou le 23 au soir (1). Quant à Maramaïdo, il s'en alla i San (iemîgnaoo avec i,000 fantassin-
A II suite de cet éclatant succès, Ferrueei récompensa les plus méritants de ses capitaines : Morgante de Castigîione. Halordo de -, P&sqnia de San Benedetto, etc. Aux soldats, à qui il .ivait promis double paie pour les dédommager de n'avoir pas saccagé la ville, il partagea l'orfèvrerie et l'argenterie des Vulierraos, celte glises et des monastères et le produit de la venle à l'encan des étoiles qui leur avaient été enlevée- CI)*
(!; Lettre de Trdaldi aux Dix, du i3 juin, tôt tit. p. ili — Selon Pareil!. Id levicî U u siège eut lieti Je dtf juin et les portes de la ville furent on le ,ju (p. m.
commissaires généraux aux Dix |s. d.j. ibid . p. if ce «pii concerne VoUerra pendant l'expédition contre Florence \oo Vuun. I XI, COÏ. 9VT-414; Smki, 1 IV. p liMU; Nahi»i, 1 VIII p. 369*
QciCgAfcbljf, ! XX, foL 3ft8 vM-370; Chronique anonvme de Flou ne» mi. 15 du fonds italien de la Bibliothèque nationale. p.67t}-tt77, Ko
itt-t43, I74-E83; notes de M. Pierrtigues, ibid,, p, 35*i et ttl-ttl ta
[»bi< <s citées par M. Pierrugues i la luîte du volume intitulé : Fiancmco
Ferruccin. seraient à consulter 11 en est de même des pièces publiées en appen-
ae présentant pas toutes un égal degré d'exactitude* Cf. aussi La