CHAPITRE XX
un rendez- vous auprès de la porte Saint- Pierre GatloJini Un ignore i é qui se passa entre eus, niais les événements postérieurs ont permis <le croire que Malatesta l'engagea à marcher en personne contre Fermcei et qu'il lui remit alors un billet de sa main, l'assurant qu'il pourrait emmener autant de troupes qu'il jugerait convenable et çne lui Florentins n'attaqueraient pas le camp en son absence. BttBo, depuis, il l'aurait incité, par I intermédiaire de Ceneio, à
*t Ferû&nd dr Uonzague sommer Florence de se rendre, En .-.'15 île refus des Florentins de se soumettre à l'autorité des Médicis, il
liinneraitla ville avec ses gens de guerre, au nombre de 5,000. (Jei imputation* sont tellement graves que Vftfehi n ose pas en assumer la responsabilité il a -uin d'ajouter qu'elle* reposent sur des conjectures (4).
Huoî qu'il en suit el comme si Malatcsta eût agi avec l'assentiment des Florentins, le prince leur lit demander, le 30 juillet, un sauf-conduit pour Fernand de Gonzague,qui avait à les » nhrlenir d'affaires les intéressant (2). Avant de le lui délivrer, ils députèrent auprès de Philibert Bernard de Castiglione et François Alanuelli pour savoir de quelle nature étaient les propositions qu'il avait a leur faire. Dès qu'il entendit parler du rétablissement des Médicis, Bernard déclara que le peuple de Florence accorderait tout à l'eni- [ • r "ur, excepté cela. Sur cette réponse, il se retira, au grand élon-
nt du prince (otm moita memviyiia *iet prmtoifi Tout, excepté celai » tel fut le cri qui retentit dansla ville. Les Florentin s réclamèrent une sortie en masse. Ils avaient encore présentes A la mémoire les fieres paroles prononcées* te 23, par le gonfalonier dans une réunion à laquelle assistaient Malatesta.Ftienne (lolonna.
c|u"tl ftltmilioit sa response .. -.(l'apiurs Coudé, léria I t, II. R*JS0, au Muaèe lianliU) > L. XI. roi. 4f4 d la lettre de Fernaod de Gon*ague a son frère* le Maatuue, du io juillet, dans Y4nr.u1. I. XI. coL 453. et dans Frnnettco Fërruen'9. p. :
jUsIilic-Ltiveâ. n* 362; Archives de l'État « Florence, CL X, D- 4.
F 153, L 51&-5S1 ; publié dans Fra*4êëtf} F§rmmêt p. 388 — Ls le Un' de
< oi-dessus mentionnée, renferme à a lujet le p&Mtge mivaat:
. r>Mt: Mitant que a L'instance du seigneur Malutesle. le prince y avoït
voulu envoyer don Ferrand de lïon^a#a. ce qu'il* ri a voient voulu, matl
a voient cnvu\e nng des leurs audit prince tuy faire ta tendit* qu il/ estaient
routent** dVali remettre eu J'empereur el a lu y, i* serve de la liber li, KM
Sa eue de Mediels rouirait dedans ladtete ville.. ■ \tbidu)
les capitaines des troupes, ceux de la milice et les commissaires. Ce qui avait été tenté jusque-là n'était rien tant qu'il ratera* quelque chose à faire. Il fallait se mesurer avec l'ennemi Je roir en face, à la tète de toute la jeunesse et de la noblesse florentines en armes. Avec Jésus-Christ pour chef et une cause aussi juste que la leur, ils ne sauraient manquer de remporter une victoire éclatante. Lesimpériaux n'étaient ni aussi nombreuxni aussi fortifiés qu'on le disait. Les Florentins n'avaient-ils pas d'ailleurs été victorieoi dan? presque toutes les rencontres? Aujourd'hui il s'agissait de venger l'injure faite non seulement à Florence, mais encore à toute l'Italie, autrefois la reine des nations, maintenant leur esclave ; de laver dans le sang des barbares le sac de Rome, de défendre l'honneur et les libertés de la patrie méconnus par un pape « inclément » et par an empereur injuste, d'empêcher le carnage des femmes, des vieillards et des enfants, la ruine de leurs palais, et de prévenir les scènes horribles qui suivent la prise d'une ville. Après ce discours. entrecoupé de sanglots < I », Malatesta, Etienne Colonna et les antres capitaines jurèrent, tous ensemble, de vaincre ou de mourir.
Le lendemain, sur la place du palais, en présence de la Seigneurie, qui se tenait sur une estrade, il fut passé une revue de la milice: deux jours après, il y en eut une autre des troupes régulières: eOes formaient en*emhle 1(1,000 combattants. La nouvelle, arrivée le vendredi 20. que Ferrucei était parti de Pise avec de l'infanterie et de la cavalerie pour venir au secours de Florence ranima encore le* courages. Le goufalonier donna des ordres pour que les préparatifs de sortie fussent faits immédiatement: il prescrivit pour le dimanche une confession et une communion générales à l'église Sainte-Marie del l-'iore et une procession à laquelle furent portées des relique* Le l,r août, les commissaires s'assurèrent dans leurs quartiers respectifs que tous étaient prêts à marcher: le même jour aussi, Philibert avisait les Florentins que. puisqu'ils avaient refusé d'écouter les propositions de Fernand de Gonzague, il t laisserait courir la fortune h. H voulait du moins que Ton sut qu'il avait tout fait pour préserver leur ville d'un désastre complet (2).
(I) l.o lexte «I»' ce discours est reproduit dans Vjirchi. 1. XI. col. 4Î34Î4. <ii V'ucvH justificatives. ir3«3: Archives de l'Klat à Florence, Cl. X. D. *. F. 153, L. 5Ki-.ri£l; puldié dans Francesco Frrrueei». p. 388.