CHAPITRE XX
se il libre de conduire à BOB gré les négociations, il l'invitait à prendre une prompte décision, afin de ne pas mettre la ville en péril par ses lenteurs: sinon, il serait forcé de pourvoir de luison salut (1),
Philibert venait d'être fait prince de Helfi et duc de Gravîna. CharleMJuint lui avait adressé, le 21 juillet, le privilège lui conféette double dignité avec une pension de 20.000 ducats sur aune de Naples \2k Quelque* JOUN plus tard, li 2 aoiU, l'empereur lui expédia par Balançon des instructions définitives en prévision de la capitulait) imminente de Florence. Tout d'abord, il lui recommandait instamment d'éviter le sac de la ville. Cette recommandation était inutile d'ailleurs, car le prince, le premier, y était opposé; il avait toujours été d'avis qu'un accommodement était préférable. Le refus des Florentins aurait seul pu modifier sa manière de voir, <is$ afin d'être sur de prévenir cette grave extrémité et pour donner satisfaction aux exigences de l'armée, il eut voulu obtenir dtfMJJiM rrus, soit d'eux, soit du pape* Ni lui, ni les Florentins ne ■)oi iv nient fournir une aussi forte somme, ceux-ci à raison de l'état uniment auquel ils étaient réduits, celui-là à cause des sacriiu jl avait été obligé de s'imposer. Selon Charles-Quint, les i mations des troupes étaient exagérées, et il tâchait de démontrer quil n'était redù aux 2*000 Espagnols amenés de Naples que iatre mois qui avaient précédé leur départ; aux Allemands de Tamis, payés sur le pied de vingt-huit jours par mois, un mois environ; aux gens d'armes et aux chevau légers, « quelque chose pour le temps encouru par avant ceste emprinse dudit .Viples, .:
Ii I e*l vray qu'il y a eu quetaques au l très charges particulières a supporter,,, et pourroit seullemcnt rester en difficulté et différent H vu.ou, i xi, coi **i-m Livcs, n° 3HI : Arcli'iv^s imnériiiles j'i Yirnne. PA 97, enroule, Archive* du royâuow à BrmelleSi J'upier* diktat, re%, 80, fol. 150, copîo, — Le prin l&raei s L'empereur dê&e «a lettre du
tX juillet l'u ' es luttilic&lîvQft, n* ,*laU : Archivas impériales A Vienne, l'A 97, ijihe; Bibliothèque nationale, collection Du pu y, n» 588, fol. IAt copie Qutfld Muritbnrdun arriva ,iwt Jcs Lettres polentas et les instructions de Chai les-' nmit, Philibert était mort (Lettre de Nicolas Ruinée à Anne de Mont- )i lu uoui 1530, [ii9, Dr. 3009 delà Bibitotilèqtu nationale, fol. 71 ),
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le moys que icelle armée renne de Xapuss a touâ jours prétendu loy estre deu dois le temps qu'elle eonneaga. a marcher. » Il y avait aussi le mois du licenciement auquel le pape arait, à Bologne, promis d'aviser. Comme on le voit, Chartes-* joint ne savait pas trop où il en était avec les troupes au point »ie tu* financier.
La capitulation signée, les Italiens et les Allemands seraient congédiés, ces derniers avec un mois de solde. Philibert conserverait jusqu'à 5,000 des meilleurs parmi les Espagnols, sans compter les â.(XX) que du Guast était chargé de mener en Hongrie et les 1 .000 qui étaient dans le Milanais. Deux mille seraient envoyés en Sicile et les autres au royaume de Xaples arec solde convenable Les gens d'armes et les chevau-légers seraient maintenus, et les vides des vieilles compagnies comblés par les nouvelles, dont l'excédent serait licencié.
Le prince, qui avait « si bien prudemment et vertueusement conduit l'affaire jusques a maintenant », avait tous pouvoirs pour traiter avec les Florentins, seul ou conjointement arec Michel Mai. ambassadeur de l'empereur auprès du pape I ».
Au milieu de ces préoccupations. Philibert songea à se marier. Il avait jeté les yeux sur Marguerite, ûlle aînée de Guillaume VU, marquis de Montferrat, et sœur de Boniface V, mort au mois de juin précèdent (iV Cette union lui aurait assuré à bref délai la possession du marquisat, car le dernier descendant m;Ue de h famille, .lean-(ïeorges, qui avait succédé à Boniface après avoir été évéque de Casai, ne vécut que jusqu'en 1533. A défaut de Marguerite, il se fiït contenté de sa sœur. Il avait fait part de son dessein à sa mère. Dè> le 10 juillet, la princesse avait chariré Montfort de mettre Charles-Ouint dans leurs intérêts (3). L'empereur n'eut pa> demandé mieux que de les servir, mais déjà il était engaeé pour Marguerite envers un autre personnage qu'il ne nomme pas. roai> qui était Frédéric de (ionzague, duc de Mantoue. Ce mariage eut
, I > Pi.-.vs justili. ativo. n* 365: Archives impériales & Vienne. P A 97, minute et parti»' autographe
\î- Voir lettre de l'empereur a Philibert, du 14 juin, Pièces justificatif, ir 3;»;i . Vr« liives impériales a Vienne, I* A 97, minute.
(3) l.rllrv «le l'empereur a Philibertc de Luxembourg, du 4 août. Pièces justiiu'iitite.o. ii" Jîtîiî: IliMiotlièque de Besançon, collection Duvernoy. copie: RfVHt de '«« O'U-tl'Or, t II. p. î»Ui; Annuaire du département du Jura pour 1840.
p. toMoa.