‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 195 sur 239 · CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XX

rerinini et de Monte Alto, à gauche de San Marcello; l'autre, qui lui eût permis d'éviter le combat, de passer dans le comté de V«-roin et dans le Mugello et de se porter de là sur Florent ; celle que son lieutenant Jean-Paul de Ceri Lui conseillait. Il choisit première et, à la tète de quatorze compagnies, il prit le cnmlandentent de Tavant-garde Ceri, avec l'arrière-garde, vinl gf 1 sur les deux rives du ruisseau des Cantînelle; la cavalerie, jus les ordres du comte Charles de Civïtelk, d'Amico dWrsoli, de Charles de Castro et du <ii\ji NîcoifiJfl M ad, de Napoti de Romanie, Bt les arquebusiers occupaient l'espace compris entre les GonfiVnti, les Vergini et la porte Piovana.

L'armée impériale formait trois corps distincts : celui de Maralaldo, qui contourna San Marcello en faisant un mouvement ne-qur parallèle à celui de Ferrucci; celui de Vitell», de Mîiitlo lolonna, de Cluverio (ai. Clavero)^ — celui-ci chef des Espagnole mtinés qui avaient consenti à reprendre leur service, — et les oiicki, appuyés au mont des Lan, et qui devaient attaquor "arrière-garde ; enfin celui des troupes venues de Florence, qui se séparèrent au mont Oppio, presque à la bifurcation des routes de Pistoia à Modène et à Gavinana. Elles avaient pour mission de prendre en liane la cavalerie et les arquebusier* florentins. Philibert marchait entre les e^tradiots et la réserve des lansquenet- 1 Vaprès les dispositions arrêtées par lui, Ferrucci ne pouvait manjuer d'être cerné. Mais celui-ci entrait dans Gavinana par la porte 'apiûiana, pendant que les détachements de Maramaldo y pénéraient parla porte opposée, dite Peccianaou Appicciana* Ferrucci

(1) Daos le volume intitulé : Fnmetnco Ftrtiiret'a. il y a deu* fartes repré*

eut a rit, entre les pages 132-133 et HMi-137, l'itinéraire de Ferrucci dans la

uuiitagnt! de Pisloia et less positions respectives des armées de Ferrucci el de

Philibert de Chalon Avant la page 33, il y a aussi une reproduction de la

efque de Vasari au Pdlazzo Vecchio de Florence relative à la bataille de

}avinana — Pour ce qui concerne cette bataille, il y a lieu de consulter, outre

les biographies dont M, Piemigues a donné la liste à la suite du même volume,

les relations qu'il en a publiées dans ce recueil, notamment les pages 303,

07, 33 1*333 1 -fcîh-433 ; le récit du capitaine Dominique CiniT de San Marcello,

aprimé a Florence, en 1*89, roui le titre de ; La baitagtta di il ai huma, et

ivi de relations empruntées à Paul Jove, à Marc Guaïïo, à Guich&rdiQ, à

Philippe de' Nerlï» A Sognî, a Varchi, a Seipion Ammiralo. a Roseo el a .le.in-

Chailc* Stracenï; Siani, I. IV. p. 120-123; Gujchardin, L X3L fol. 370; Hoaisv,

éd. Piemigue*, p. 2&5-3U9, et les notes qui suivent, p. ,120*338. Cf. aussi La

Pise.p 185.

mit pied A terre, s'arma d'une pique et engagea le combat. Une bande de Florentins accoururent lui prêter main-forte; d'autressïnstallèrent dans une solide position, les Campitini, sous les murs de la ville. La lutte fut d'autant plus acharnée que les chances de succès paraissaient se contre-balancer et que les deux partis se croyaient sûrs de vaincre.

Au dehors, à Igale distance de San Marcello et de Gayinana,li cavalerie était aux prises depuis quelque temps. Celle du prince était, selon ses instructions, soutenue par les 300 arquebusiers de Pompée Farina : colle de Ferrucci résista au choc, immobile, et fut. A son tour, renforcée par des arquebusiers. Ce fut le signal d'une effroyable mêlée d'hommes et de chevaux. Un instant, les impériaux plièrent: ils allaient être défaits. En ce moment Philibert arriva avec ses gens d'armes. Furieux de voir que les siens cédaient et écoutant plus son courage que la prudence, il se précipita, dans un endroit escarpé, au milieu des combattants. Les halles d'arquebuse pleuvaient autour de lui épaisses comme grêle. Il en reçut presque en même temps deux qui le frappèrent, Tune en pleine poitrine, l'autre derrière le cou. Il était mort. Tombé de cheval, il Tut immédiatement, par des vauriens, dépouillé de ses vêtements et de son armure, incrustée d'or et d'argent, qui a été imede< curiosités de la galerie royale de Florence. Elle portait sur le brassard droit des trace* de balle (I).

Selon une version, le prince aurait d'abord combattu corps * corps avec le capitaine grec Masi. qui. pour se soustraire aux cniips de< gardes de Philibert, s'était ensuite réfugié dans la châtaigneraie de Vecchielto, au-dosoiis de (îavinana. et, en poursuivant Masi. aurait clé atteint par les balles soit des arquebusiers envoyés au secours de la cavalerie de Ferrucci, soit de ceux qui

(|i I) \ a .tu miiM'O de Luiis-lr-Saunier une cuirasse qui a été «>onsidérée i-'iiiniir- .-ixaiit t-tt'- •-«>1I«- il.» l'Iii liln-i-t de ilhalon M. le président Clerc (p. 78 «le "On tra\.iil m sument «■ ï t *"• i a Lut justement observer que <*ettc attribution n'est [».i> a<!iiii<s>ilile l'uiir *Vn i mi\ -ainrre. il >uflit de jeter un coup d'œil sur U ri>|iri>i]iii -Imn <]iii en a • («■ donnée dans VAnnmiirt' du tir parlent eut ttu JurafWtr is i;i. dans uni* des planches de l.i lin du volume. Cette armure n'est pu u iiuistM- cl.- Vii'iuif. où elle aurait pu être. l'archiduc, depuis l'empereur Frtl- ■■ois II. .i \ .nit fait. en IT.sî. iransjmi-ter ses collections de Florence à Vienne.— i'.V*t peut l'tre pan-e (pu- l'armure du prince portait des traces de halles sur le Lias dîiut ipir N.udi a écrit fl. IX, p. :i77» qu'il fut frappé de trois coups d'ar- •piedu.-r.

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