CHAPITRE XXII
petit-fils en cédant à l'amiral de Chabot, gouverneur du duché da Bourgogne, tousses druil.- -ut le .s Liens desChalon; par son testament du 20 mai 1530 t jour de sa mort» elle T'institua
m légataire universel, sans rien laisser à René. Elle se fit inhumer près de sa mère dans l'église du prieuré de Glanot. Son Laphe, que Von voit aux Cordeliersde Lons-le-Saunicr, avait été préparée par ses soins, sous sa propre dictée, sans doute en 1531, dans un moment où elle pouvait encore espérer dormir de l'éternel
mm il auprès de cettx qu'elle avait tant aimés. Elle n'eut même
- Celte suprême consola tion. Aussi, sur cette épitaphe, la date de la mort est-elle restée en blanc. Mais un heureux hasard, peut* tire autant qu'une pieuse pensée, a voulu qu'après trois siècles et demi la mère et le fils fussent réunis dans un commun souvenir.
Kené ne jouit pas longtemps de la succession motif de tant de troubles; le 18 juillet 1544. à l'âge de vingt-six ans, il fut tué d'un boulet dt canon au siège de Saint-DWer. Les dernières gouttes du sang des Cbalon-Gmoge avaient coulé dans ses reines (S).
De son mariage avec Aune de Lurraine il n'eut pas d'enfants,
cousin, le jeune Guillaume de Nââsau-Dillenbourg, — le
iturniel le futur fondateur delà république des Provinces-Paies,
— devint, en suite du testament fait par lui en sa faveur, la 20 juin
1544 3), l'héritier de la fortune des Chaton et du nom d'Orange,
Depti ifl, ce nom, déjà glorieux, a été rendu plus illustre encore par
! houders et les rois des Pays-Bas,
La destruction du tombeau de Philibert ou la dispersion des
Oeuvres d'art qui le composaient a été un véritabla malheur. Elle
nou^ i de plus enlevé un des moyens qui nous eût permis d'être
ni' nt lîiés sur sa physionomie. Sa statue nous l'aurait donnée
lèle que possible. Paul Jove. dans ses Bfogiû virontm hclï
i\) Vrchtvea du houlis, E 13ifi
PUiliborl avilit eu une iille naturelle, nommée Jeanne, qui est mentionnée
René de Nassau. Elle eut de cdul-cî une rente viagère do
ai olui pour son éUlriissemenl et avancement de mariage -, Elle épousa
llernaril IL marquis de liade (Gullct, èd, Duveraoy, col, tfli*),
du tosiameot de René dr Nassau -ont conservée* aux Archives
du Donna, dan* la fcmdl de Chalon, K I3M et K 1 33 4
m PHILIBERT DE CHALON
virtutt illustrium (i), nous apprend que le prince avait le teint blanc, les cheveux blonds, les yeux bleus et, à la joue gauche, au-dessous de l'œil, une cicatrice, trace de la blessure qu'il avait reçue en 4527 près du château Saint-Ange. On peut s'étonner que Vasari n'ait pas reproduit ses traits dans la salle dite de Clément VII au « Palazzo Vecchio » de Florence, car si quelqu'un avait sa place marquée dans un local destiné surtout à perpétuer le souvenir du siège de cette ville en 4529 et 4530 et les épisodes qui en furent les conséquences, c'est bien Philibert. A Rome, sous prétexte qu'il n'était pas roi, le pape ne l'avait pas jugé digne des honneurs d'un service funèbre ; les Médicis de Florence ne pensèrent pas davantage que celui qui avait donné sa vie pour leur rendre leur patrie méritât ceux du pinceau. C'eût été cependant une magnifique occasion, sinon de lui témoigner leur reconnaissance, du moins de justifier Clément VII du soupçon de l'avoir fait tuer à Garinana.
Deux grossiers dessins au crayon, conservés au département des estampes de la Bibliothèque nationale (2), nous le montrent coiffé d'un chapeau orné de plumes blanches, le même dans l'un et dans l'autre, et portant un costume analogue à celui qui, de son temps, était à la mode à la cour de François Iw. Il y a toutefois une différence dans le vêtement. Dans le premier, qui a été publié par M. Sandret «.'K le pourpoint a un seul rang de « crevés »; dans le second, il en a deux, et de plus, sur la fourrure, à droite, il y a une orange dont la branche est en bas. Le prince est représentée mi-corps, de trois quarts à gauche, avec les yeux bleus, ainsi que le dit Paul Jove : là avec la moustache et les cheveux d'un roux foncé, ici châtains. La ressemblance de ces deux portraits est exacte, sauf pour le nez. dont les lignes, dans le dernier, sont plus droites, et dans la coloration. Le plus ancien est fade, plat; les tons de l'autre sont exagérés et crus, ce qui lui donne un air très dur. Selon M. Bouchot, qui. on le sait, s'est livré à une étude approfondie des crayons de la Bibliothèque nationale, ces portraits
(!) L. VI. p. 194. éd. de RAIe. 15%. — Dans les éditions de Paul Jove, le portrait do Philibert n'a ju« été ::ravë. (1) Ne 31 réserve et Na iô reserve, fol £3. (S) En télé de sa l-rochure sur Philibert de Chalon.