‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 216 sur 239 · CHAPITRE XXli · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXli

ni

taraient des copies ei vers 4560 et vers 1580 par des artiste

>Ibs que médioer

De beaucoup meilleur à tous égards est celui que possède le musée Condë à Chantilly (4), Antérieur aux. précédante et remontant à 1540 ou environ, autant qu'on en peut juger par I écriture de la légende, il offre avec eux la plus complète similitude; ils ivent donc d'exemplaires exécutés d'après nature. Dans le dessin de Chantilly, les * crevés » du pourpoint sont sur deux rangs; l'orange est aussi à droite, mais avec la branche en haut.

M. Pierrugues en a édité un en U)ïe du GiomaH M principe d'nnitifff. L'original, dit-il, est au crayon rouge et contemporain de Philibert. Sur celui-ci, le prince est casqué, cuirassé et porte le collier de la Toison d'or. Si on le compare de près avec la reproduction due a Sandret, on remarquera que l'ensemble du visage tout à fait le même; dans l'un et dans l'attira, la courbe des treils est également très tourmentée; l'œil droit est beaucoup jlus petit qae le gauche; le regard est vague et terne; le nez est brt et allongé; une ride part de chaque côté du nez; la moustache pareillement fine et présente les mêmes détails, les mêmes défauts d'exécution; le menton est carré et proéminent: la pose, les lignes, les moindres traits, tout est identique. On devrait donc admettre que les portraits de Paria et de Florence ont été faits d'après on même type, qui ne pouvaîtétre que Philibert lui-même*

ius aurions ainsi la ressemblance parfaite du prince, ce qui leur donnerait une réelle valeur. De l'aveu de M. Pierrugues, celui qu il I reproduit ne répond pas à la description de Paul Jove :.'

H est fâcheux que M. Pierruicues, qui indique toujours sources (3), ait, cette fois, négligé une pareille précaution en ce

(1) Recueil Wthune, rr 9.

la suite de La notiez de Paul Jove «tir Philibert, Varchi a écrit vingt dont voici les prenne* s :

Aipiee qo&m torvo mediUm fora praelLa val la BjpffBt adliuc goïtctquc ociilîl oc perfore Marteiu Aurait? fuïgcai pn n reps Auraaliu» arml*;

oli 4*1 principe d'Orang? p 7r» —Ce» vers, qui sont dans Paul Java, éd. citée, p. 19Gt traduits en Italien sont reproduits par H, Piehru^es Uan*

fY-m "CCI a» p, 533.

». déjà, en une circonstance, j'ai été obligé d'être plus que sévère pour

qui concerne la collection il) dans laquelle il a fait îverli*

H s'est mis en effet dans le cas d'être accusé drsup* ■ nmrne

il I iétéd^jl pour la réimpression du journal «lu prince d Orwi

car, outre les reisorabtaiieeB si frappantes dontll vient d

tion entre les portraits publiés par M. SamJrel et par lui, îl

une autre plus que singulière. Uuoiquc le prci

dans de notables proportions, il un >os de l'un

et de l'autre sont telles que la

lumière, l'impression d'une imam uni

coïncidence est simplement h résultai d uà calque

substitution du costume, aurait pu donner te chan.

moîns parfait <>r saaîre avait pris soin d <

diminuer son oeuvre,

[l faut aussi, in menhon i*h Chttivniut

nenrium grmcêptf relouer parmi les portrai vure anomym ;)tlème lièeta, qui

prime ;ivn; tout** la ba udn>et «

une médaille sur la poil

appuyée sur le bâton rt< tuteur

nementque Phi liberté Lait morl semble eçi avonr au moitu

Une îiiti*' praVnra, italienne légende . Filit*trU>

du seizième sn'rlr\ murs montre l'biUJ rai de guerre. H sérail difficile de dire ]n-*\n exacte Ile qui a servi de mo loi-' ,i I i m

Irappeee» 1841 par lëttsoin^ di.ï à la reproduction partielle que Ion v< tement pour la m Ame année,* d'après un tableau ai

M PitffUgiMfi, je *Joi- ranimai Lre que »Qi pul*hcatioilS, iioUmnienï le /Va*

■" / nnt roDSCicni'iiMi-it'tiieiil fui Les

(1) de peraltro ifaver avulo U fortuua di ri

yiom\* - îbiit. C'est in#uftiiaiit cumin*.- indication, aurl s'agit d'une pièce Mis*! import i

(i) Voir plu* hautt p. 75*

Bile est décrite p 1G et reproduite pi xvu, n* ltt de U I M V. Majerolie intitulée J.-B. Manr (i7fl7-làSy), Bïograp \afoj*

tit toti œuvre.

(i) PL 1S, & la lin, saus autre indication d'origîtw».

d app.r

Me

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CHAI'ITHE XXII

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Dans le Itato, de Porrino «h. il est en buste, de trois quarts, tvec moustache et barbiche, costume à la Henri 111, Tordre de la Toison d'Of suspendu à un ruban. Au-dessous, sont les armoiries «Je- Oialon seulement, et gumki à tu bande dor* quand il aurait dû y avoir aussi celles des Orange. I! n'est pas téméraire d'affirmer <[ue ce portrait est de fantaisie. 11 en est de même pour celui de GtgûtlXj gravé par Baron pour la Fmnche-Comtê §m modéra*, de Uougebief (S). Nu-tête, les cheveux ras, imberbe armé de Imites pièces, La fraise au cou7 la dague au côté, il a le bras mi-tendu et, dans la main gauche, il tient le bâton du commandement.

H me reste maintenant a parler d'un portrait au crayon con-

\* à l'Ermitage impérial de Saint-Pétersbourg et dont je dois une photographie à l'aimable obligeance de M. Alexandre Néou-

uïeff, un des conservateurs de ce musée. C est celui qui est en tète de ce volume. Avec les dessins du cabinet des estampes de Pârifi d de Chantilly , il mérite seul d'être pris en sérieuse considération* M Néoustroïeff, se basant sur l'époque de l'inscription qui est audessous et sur l'orange figurée au côté gauche de la pelisse de fourrure du prince* incline a croire qu'il est authentique (3), En te comparant avec ceux-ci, on constatera dans les uns et dans l'autre d'incontestables traits de ressemblance, surtout dans le regard, dans la puissance du nez. dans la forme du menton» qui est earae-

i s tique, et celle des lèvres également charnues, Seulement ils ont éU- exécutés à des dates différentes. Dans le portrait de l'Ermitage. Philibert est encore en pleine fleur de l'adolescence: il a les j<Htes bit.'n remplies; ceux de la Bibliothèque nationale nous le font voir amaigri, presque déjà vieilli par la souffrance, la maladie ou les fatigues 'le ses rudes campagnes ; nous avons sans doute, d part, le jeune et brillant châtelain de Nozeroy, et très vraisemblablement, d'autre part, le prisonnier de Bourges, de Lusignan et de Lyon, L'absence de toute marque apparente de cicatrice au dessous de Pœîl droit prouve que L'original ou les originaux Sont antérieurs au âll mai lo27> date à laquelle le priQCC

(i> T. t, pi. W, CDlW le< pagûs Ji2-ii3 (i) Pkuiclu' lu»rs texte, i'ut ix- la» pages 4££~ij3 Bouchai est jus^i uY cet avis

fut grièvement blessé sous les murs du château Saint-Ange «li. Enfin, je rappellerai pour mémoire que, dans la chapelle de l'hApital de Mont-Saint-Jean, il y eut autrefois deux verrières faites par les soins de Philiberte de Luxembourg et sur l'une desquelles elle s'était fait représenter avec son mari Jean de Chaloo, sa fille Claude et < le petit prince ». L'artiste c Jophehz » Sothin, verrier cTAutun, reçut pour son travail la somme de 45 francs (2. Ces verrières n'existent plus (3).

Il ne nous est non plus guère parvenu d'appréciations des auteurs contemporains sur le compte de Philibert. Les historiens florentins, qui avaient surtout qualité pour le juger, Varchi, Segni, Nardi, se sont abstenus. Parmi les Napolitains, Santoro rejette sur lui tout l'odieux des exécutions d'une dizaine de rebelles, qui eurent lieu aussi bien sur les ordres du Conseil tout entier qu'à si propre instigation (4). Parrino rend hommage à sa grande valeur, à son courage et à son intelligence des affaires, mais il lui reproche d'avoir été cruel (5). Évidemment il a voulu, lui aussi, faire alla-

(1) Au portrait du musée de l'Ermitage il faudrait peut-être, selon M. Bouchot, on rattacher un. indéterminé, dont l' original est à Chantilly et qui i été reproduit au tome II, n* 264*, de la publication de lord Ronald Gover- Threc hundrcd french portraits reprexenting personagcs of th* courts of Fn+ ci< I. Henry II and Francis II, by Clouet. Dans celui-ci, le personnage est à mi-corps, de trois quarts à gauche: il a la môme pose et le même regard et une roilluie presque semblable, mais il est plus maigre, la bouche e>t plularge, 1»"* K-vres sont pincées et le hout du nez pointu. Au point de vac artistique, il e>l supérieur à tous les autres, mais l'attribution n'en *-tpa> absolument certaine. Si c»- portrait est hien celui de Philibert, il tiendrait fc milieu entre celui du mu>ée de l'Kriiiitagc, d'une part, et ceux du n»u>«* Coudé et de la Bibliothèque nationale, d'autre part.

ci) Voici 1V\ Irait du compte qui s'n rapporte et qui m'a été communiqué par M Couard, archiviste du département de Seinc-et-Oise : « Audit recepvtu: la somme de quinze frans qu'il a paier {sir) a Jophefz (sic) Sothin, verrier demorent a Ostum pour avoir faictes les deux grandes verrières dudit hospiiai toute remplse d'une Nostrc Daine do Pitier (sic), saint Anthoine. monsr et madame la comtesse, madame la princesse, et en l'autre saint Jehan Bapùsie. >aint Philibert, monseigneur le prince, madame la princesse. monsr le petit prince et madamoiselle d'Arguel. par marchier fait avec ledit Jophefz. coinm? appert par la quittance de Ivcv randue pour eecv, argent XV frans » (Archive? départementale.* de Seine-et-Oise, fonds de Charny, compte «le 1507, fol. i&'

|3) Communication de M. l'abbé Laureau, curé de Mont-Saint-Jean. — U chapelle romane de l'hôpital sert depuis longtemps de logement a une famille pauvre de l;i localité.

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