CHAPITRE
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fut désigné pour aller en prendre possession et en faire la remise aux procureurs de Cotigïiy, ce qui eut lieu le 30 avril 1522 Mais celui ci n'en jouit pas longtemps* car il mourut le 24 août, en allant au secours de Fontarahie. assiégée par les troupes de Ch.'irles- <;ois \*\ par lettres patentes du 30 novembre suivant, continuait cette donation à sa veuve et à ses enfants, Odet, Uaspard et f]
Lu compensation de cette saisie, l'empereur accorda à Philibert les terres et seigneuries qui appartenaient en Artois à Marie de Luxembourg, dttChes66 douairière de Vendôme, et celle de ItambeaucourU près de Douai (7 avril 1522). Peu de temps après, il y
priait une pension de 8,000 livres, pour reconnaître ses servi' passes et présents i Valladolid, 1" septembre 1522} (I).
Le prince d'Orange parait être resté attaché à la personne de npereur après la capitulation de Tournai. Dès le commencement de l'année \oè2, il prit le parti daller en Espagne, où son activité pourrait trouver à s'exercer, car la guerre s y poursuivait entre les troupes de Charles-Muint et celles de François K Ainsi quon le voit par une lettre du comte de Nassau à Philiberte de Luxcm- celui-ci, de m} me que les amis du prince et les personnes de son entourage* t'encourageait dans cette voie. L'empereur ne s'y serait opposé que si sa présence au conté de Bo' "fit été indispensable, ce qui n'était pas le cas. Plusieurs
BOi nièrent avant son drpart; entin il s'embarqua avec
Ch&rle&*Quiût, te 6 juillet, à llampton et arriva, le 16, à Santander(3j. La première lettre que nous ayons de lui est datée du camp de Fontarabie, 28 décembre. Elle est adressée à sa mère et est rel.t- " nu renouvellement de la neutralité de IS33, dont il sera plus loin question. Il en avait entretenu Charles-Quint, qui l'avait rali- ' dladolid, quinze jours auparavant (4).
'■ rchive» du Doubs, E 1330 et 1364; Clekc, p, 49, Pièces juslilkalivcs. U,
(£/ IV e»* juslificaUvcB. n° £1 ; Bibliothèque do Besançon» collection Dttver- Hfttif il? in ilutiii'ur, t. IL p Ri
\ywjti de Ckariê$-Quini< p 3i; Èepulvêda, De
loubi, L Chaton, supplémmt l,
rexiioy, copia; Iternc de la
-ni du Jura pottt /v/.-.p 131*.
Fontarabie était la principale base des opérations militaires, car alors cette ville était la clef de l'Espagne. Sa position au pied des montagnes, entre la Bidassoa et la mer, semblait la rendre inexpugnable. Aussi avait-elle été l'objectif des troupes que François I", à la demande de Henri II d'Albret, roi de Navarre, avait envoyées, sous les ordres de l'amiral de Bonnivet, pour reconquérir ce royaume. Saint-Jean-Pied-de-Port, Roncevaux, Pampelune et d'autres villes encore étaient tombées au pouvoir des Français. L'amiral avait tenu à conduire lui-môme le siège de Fontarabie, qui finit par se rendre (1521). Jacques Daillon, seigneur du Lude, qui s'était particulièrement distingué, en fut nommé gouverneur au nom de Henri d'Albret. Trois mille Gascons lui furent donnés pour y tenir garnison (1 ).
La perte de cette place avait été fort sensible à Charles-Quint. Il résolut de la recouvrer à tout prix, d'autant plus qu'il fallait préserver l'Espagne d'une invasion possible. Il rassembla donc sous ses murs des troupes considérables, évaluées au chiffre de 24,000 hommes. Elles étaient sous le commandement de don Iniço Hernandès de Velasco, connétable de Castille, et du prince d'Orange. Elles étaient destinées à enserrer Fontarabie, qu'il s'agissait de réduire par la famine ou de forcer par les armes, à couvrir la Biscaye et la Guipuzcoa, et enfin à faire une diversion dans le Béarn.
Philibert fut chargé de cette dernière opération (2). Il envahit le Béarn par le pas de Béhobie, traversa le Labourd, brûla Hastingues, assiégea Bidache, défendue par le comte de Gramont, son souverain, l'emporta d'assaut après vingt jours, la saccagea et la réduisit en cendres. Puis il passa le Gave à Sorde , qu'il incendia, et vint mettre le siège devant Sauveterre. La garnison
(1) Favyn, Histoire de Navarre, p. 709; Mazuhe, Histoire du Béarn et du pays basque, p. 119; Fagbt de Baure, Essais historiques sur le Béarn, p. 315.
(2) Selon Borhenave, Hixtoire de Béarn et Xavarre. publiée par Paul Raymond, pour la Société de l'histoire de France, cette expédition serait postérieure à la prise de Fontarabie. Cf. p. 26 et suiv. Les villes ou localités prises par Philibert sont énumôréos dans l'ordre suivant : Sorde, Peyrchorade, Hastiogues, Bidache, Mauléon, Navarrenv, Suuvetorre, Biarritz et Saint-Jean-de-Luz. C'est aussi, moins pour Peyrehorade. passé»; sous silence. Tordre indiqué par le 1*. d'Ai.eson. Annales de Nararra, t. V, p. 480 et 481. Mais il place cette campagne avant la reddition de Fontarabie.