‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 27 sur 239 · CHAPITRE Ml · texte numérisé non relu

CHAPITRE Ml

bourg avait pour capitaine Etienne d'AlbreL baron de

\ résista inergiqt&ment Le prince y éprouva d»*s pertes sensibles. Pendant ce temps, les troupes du vice -rut d'Aragon, an nombre do 3,000 hommes, avaient pénétré en Bëarn par les montagnes, dont Menauton, bâtard de GerderesL gardait les es, et cherchaient à s'emparer d'Oloron, où était enfermé François de Béarn, seigneur de Limvie, que Gerderest avait rejoint* Les Aragonais ftanl GAmpéfl à Sainte-Marie, les assi qui » irniptaientètre secondé? par trois compagnies de gens d'armes éloignés d'environ une demi-lieue, tentèrent une sortie. Elle fut re poussée ftt la garnison d'DIurun poursuivie avec tant d'impétuosité qup ta assiégeants entrèrent à sa suite dans la ville. Au milieu du tumulte, quelqu'un avait eu la présence d esprit de tr le pont. Des Espagnols furent noyés; ceux qui s'étaient introduits dans la place Turent faits prisonniers; enfin, les autres, ne se sentant ptus en nombre pour lutter avec avantage en cas d'attaque, allèrent retrouver à Sauveterre les troupes du prince d'Orange. Ce renfort inattendu permit à Philibert de s'en rendre fimftre. Navarrenx et Mauléon. qui étaient sans défense, lui ouvrirent leurs portes. Le il) décembre, il occupa Saint-Palais; le 2t, il mar chait sur la Bastide (1). Cette incursion se termina par Ja prise et le plltlgt de Biarritz et de Saint-Jeau-de-Luz (2).

Le prince d'Orange regagna par le Labourd Fontarabie* dont le connétable de Castille pressait Je siège que soutenait avec vaillance le comte du Lude. Mai* le ravitaillement de la ville était tellement difficile que nombre de ses défenseurs y moururent de faim (3). Klle n'aurait pas tardé à être obligée de capituler, si elle ut pas été secourue, (iaspard de Coligny arrivait à marches es pour la délivrer, quand il tut frappé par la mort à Dax,

(I) Lttlrt de Jernin^liam nu cardinal Wolsey, datée de Vittoria» Je 11 jaunir ij.*4r d*nj Ltttcrt and paptrt fûrêign and dometlio af the reign of ///»»ry yith par J.*S. BaBWlft, vol 1Y\ prerni<re partie, Qù 27 T p. iL

foe. ait, p. 7U et 7iJ; Faust us B^iie, he çit.t p 385 et 386;

un avait-on «*ss&vé do ravitailler la place par mer. Des croUeurx

les ports espagnols du l'adage et de Saiot-SêbâsUeik eropê< haieot

ivres de s'approcher. Plusieurs avaient êiè prises pft roulées,

< avait tenté d'introduire par terre avait eu le mômo sort. »

Le maréchal de Chabannes, venant d'Italie, fut chargé du commandement des troupes françaises; il se dirigea sur Bayonne, puis sur Saint-Jean-de-Luz, et concentra toutes ses troupes à Hendaye. Il y attendit quelque temps une flotte de renfort, qui avait été organisée en Bretagne et placée sous les ordres du capitaine de Lartigue. c Les Espagnols campés dans cet endroit (Hendaye), craignant d'être acculés à la rivière et à la mer par les troupes françaises, avaient abandonné la rive droite et s'étaient joints aux leurs qui bloquaient la ville par terre. Chabannes, trouvant le terrain libre, s'établit sur remplacement occupé auparavant par les Espagnols. Il borda la rivière de son canon, foudroya les ennemis campés sur l'autre rive. Ceux-ci cherchèrent un abri dans les replis du terrain. Philibert alors conseilla de faire passer la rivière plus en amont par un corps de troupe et de tourner les Français en les enveloppant entre deux feux. Son avis ne fut pas suivi. Quelle autorité en effet pouvait avoir l'opinion d'un jeune homme de vingt ans? Mais les Espagnols ne tardèrent pas à se repentir de [ne] l'avoir [pas] écouté.

c On était arrivé à Tannée 1523. Chabannes, voyant le succès de son artillerie, résolut de tenter un coup hardi. Dans une époque de grande marée, lorsque la mer, à son reflux, descend beaucoup, il avait remarqué que les eaux de la rivière, devenues plus basses, permettaient de la passer à gué. Par une nuit noire, pendant que les Espagnols dormaient en sécurité, l'intrépide maréchal entre dans Peau à la tète de ses troupes, et tombe sur les assiégeants avec tant d'impétuosité que Espagnols et Allemands se débandent et, malgré les efforts de leurs chefs, s'enfuient dans les montagnes. Philibert essaye en vain de rallier ses soldats, il est entraîné par les fuyards (4). » Durant ce temps, les Français pénétraient dans Fontarabie avec des approvisionnements, et Chabannes en confiait la défense à Franget, qui avait la réputation d'un vaillant soldat. Don Pedro de Navarre lui était adjoint comme lieutenant (2).

(1) Sanohkt. p. 26 et 27. C'est à la suite de cet échec que M. Saodrct place l'expédition de Philibert dans le Lahourd et la Basse-Navarre (p. S7).

(ïs Favyn, loe. cit., p. 122. — Parmi les pertes les plus notables qua aubirant les troupes de l'empereur dans ces diverses escarmouches, il faut mtntàOÊÊÊt celle du comte Guillaume de Furstenberg, qui avait le couMUUillaflBjaM éê

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