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en même temps, elle réclamait encore les bon* oflh'ces «le Mar- « ilt- auprès du roi d'Angleterre, du cardinal Wolsey et du pape tr obtenir, sinon la mise en liberté du prince et la restitution
de ses biens, du moins un peu plus d'humanité de la part de ses
A son lour» François l9 fut Tait prisonnier à la bataille de Pavifi (£4 lévrier 1525). Charles-Quint put dès lors parler en maître lu de ses premiers actes fut de rédara&r de la duchesse d'ÂogonUiQfl lu délivrance du prince d'Orange (2), Adrien de Croy. comte de
IRttu, son chambellan, était chargé d'en conférer avec elle. lin Cds tecèSi le vice-roi de Naplcs. Charles de Lannoy, à qui de* instructions spéciales étaient envoyées, négocierait avec François. Elles portaient que si Philibert n'était pas élargi, il fût soumis à un régime plusduux, autrement ■ nous monstreruns exemple comme devons faire trailtcr les bon G prison nages, ses subgets, qui sont en vos mains » (25 mars} (3), Lannoy s'empressa de lignifier à la régente les volontés de l'empereur l 'li. Eta ioo éôté, et Bttft attendre {autorisation de l'archiduchesse, tant elle était impatiente de revoir son fils, Philiberte avait, dès les premiers jûur& ir^. envoyé le président Marinier auprès du connétable de [tourbon et du vice-roi afin qu'ils Imposassent à François I*r sa
Les instructions de Ctiule-'jaint à ses ambassadeurs (Madrid, mars.i pour discuter soit avec le roi, soit avec sa mère (6), les conditions île sa rançon, contiennent un article spécial relatif à l'hi-
1 Lettre du 3 février; Archives il n Nord, lettres missives, portefeuille 49,
-, du 13 mars U2j< de l'archiduchesse Marguerite au Conseil
des Flandre* H est permis d'inférer que la mise en liberté de Philibert evaiL
d*eburd èU décidai): « Ledit sire roy François la maude Taire délivrer le prince
sieur de Hossul et aultree des nostres i]ui estaient prisonniers* *
Wliss, Papiêti d "Etat du car dinai dt Granvêiiet t. 1, p, ittt.j
iiAi*tr>i.i.iM\-i.|,,K.%4:f Captivité du roi FranfOU /*'* p. 136-137, aux notes; Art bivee du Nord* Lettres missives, portefeuille 50.
i letln* dé Lsnûov a été publiée par Cjumioluon Ki<n;AC, ibid*, p. 141.
a lettre de Philiberte, du 7 mars, et celle de Hugues Marinier, du
Marguerite; Archives du Nord, Lettres missives, portefeuilles 49 et 50.
juint écrivait à la duchesse d'Angoulême : ■ Au
surplus, Madame te régente, puisque la prison de mon cousin le prioce d'Oreoge
et eu lires gcnlilzhomnius i|ui fureat prioa avec luy De vous peuvent meliite-
ns.tt de filtre tvder as proffller, espèrent que vous me voudrez complaire en
tint juste et houaeste que la délivrance dudict prince, je vous prie bien
libert de Chalon. En voici la teneur : c Que M. le prince d'Oranges et tous ceux qui furent prins avec luy soyent relaxés librement, ou par échange equivallant; et le mesme soit faict de D. Hugues de Moncades et des sieurs de Bossu et d'Aultreay, et que audit prince d'Oranges restitucion soit faicte entière de sa principaulté et de tout ce qu'il tenoit en Bretaigne, ou temps de la guerre, conforme a son mémorial ( 1). » Dans sa réponse aux articles proposés par l'empereur, le roi avait d'abord répondu, en ce qui concerne Philibert : c Facille (2). » Il ne tarda pas à se raviser; sous prétexte que le prince possédait de grands biens, il exigea une somme de 100,000 écus (3). Bourbon, Lannoy et Marmier décidèrent de se transporter, le 18 avril, à Pizzighetone où le roi était détenu, pour essayer de vaincre sa résistance. Après avoir fait des difficultés, François consentit à l'élargissement de Philibert qui irait trouver l'empereur, à la condition de se constituer prisonnier entre les mains de Lautrec qui avait son quartier à Narbonne si. avant la fin du mois de juin, il n'était pas libéré soit par échange, soit par payement de rançon ou autrement. De même, le comte de Saint-Pol serait autorisé à retourner en France. Lannoy ne doutait plus de la prochaine délivrance du prince; il s'empressa de lui dépêcher en poste un de ses gentilshommes avec l'argent nécessaire aux frais de son voyage en Espagne (4). Mais il ne fut pas donné suite au projet de traité de paix, et la situation de notre captif resta ce qu'elle avait été. Car, après la rupture des négociations, Charles- (Juint. écrivant à la régente pour lui en exprimer ses regrets, ajoutait qu'il ne voulait pas user envers les Français des rigueurs que Ton faisait subir au prince d'Orange, jusque-là fort maltraité. Il
affectueusement que le me vouliés envoyer par deçà avec les aultres gentilzhommes de sa compaignie. Et je vous promet par ceste signée de ma main que, soit par eschange d'aultres prisonniers equipollens ou autrement, je vous feray faire raison de leurs prisons, de sorte que vous ou autres qui peuvent a\oir droict serez hioncontenset satisfaicts.et me ferez plaisir très agréable... • (Weiss, Papiers d'Etat du cardinal de Granvelle, t. I, p. 264; Champollio.v Fk;eac. (Inpiiritr dn roi François Ier, p. 170; Archives du Nord, Lettres missives, portefeuille ;>0V)
(Il CiiAUi'oi.i.ioN-PfUKAC, ibid., p. 15t>.
(2i ld.t ihid., p. 168.
i'.l) Lettre de Hugues Marinier à l'archiduchesse Marguerite, du 17 avril; Archives du Nord, Lettres missives, portefeuille îiO.
(4, Lettre du même à la même, du 23 avril, i'6i*d.