‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 41 sur 239 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

La à Trente chercher tes ordres de Frund^berg (i). Puis, suivant gorges du Trcntin, il eut™ en Italie du côté de Vérone Maïs il y avait pour lui dansera chevriucher avec son escorte; ii s'en lépara»&e gardant que trois compagnons, et se déguisa (8) pour gagner le poste qui lui avait été assigné

Pendant ce temps, les Allemands poursuivaient avec de grandes ilUe à travers les montagne! leur marche vers le nord de flaire* afin de donner la main an connétable de Duurbon. Comme la route de Milan était barrée par Franeois-Mii rie de la llovère, due in, général en chef des forte* de la ligue, Frundsnerg su ■ le Mantouan et, à l'aide de l'artillerie qu Alphonse duc de Ferrare, avait mise à sa disposition, il passa le

Riffluroai Viu.i, Mémorial pnra h hùioria del tualtù y xuqueo de Borna en '7 , Mjh ii id, Î8T5, et Puscual M G AtANi.es, Cflfimtor of leittr*. rfsiJlrt(fliW| and Statr paprt* ffltUÛHj to thc rtrgotùttittm brtween Engiand and Spain, l III. f* partît'. Londres, 1877. On vient d'entre prendre en Italie la publication d'uni série de documents sur le sac de Rom»'. Un premier volume, «pu vient de paraître par les soins de M D Orano, n'en renferme point qui apportent un jour ■ mut eau *urla question.

(I) > Pow s.ivoir des nouvelles de Monsieur, le mrnstre d*ltoslel Ctialaio et ■■r VisenmL et Faleran* sont allés dôi Poc.be a Trente et revenus par xn de râler ms, pour aller en poste de S tant c li après Moniur a Trente, 30 BS&US, - (Cleiic, p< tiO.)

usior, selon GiriuiiAfiitix, H auerrêi d'Italie, Ira-

lueti'.ti deChomedej . ed tr A 1553, 1. JCVIÏ, fol 382, et La PiSBfp. 160JP, ce qui *nie parait pas avoir et.* ftierapl de périls M. B4o4re| (p. 35), d*apres Abr> JMrcîer. dit qu'il M fit passer, lui et se> compagnons, pour des roarchauds mt pour Leur commerce Dans une lettre du a février 15£7, Philibert crit À l'empereur :■ Je suis passé en abil dicymulè par la terre des Venv* fiûa. .. \. .h Iv ces justificatives, o* <i"i — M. Sandret publie une lettre qui mble être en contritdielion avei* eHli- *], Philibert et aérait émanée» croit-il, l'un iitn ha fadeur de France u Venise. Le prince aurai L, lors de son passage in? oetle ville, hiïi de* démarches secrète* pour essayer d'arriver i un raproebement en ire ChaHes-Quint et François P*. Voici le texte du fragment de eetle lettre non datée, ni signée, qui i Bibliothèque nationale* fonds français ÏWSt fol 7<J : - Mesure Philibert, aturcl {sans doute des domaines de l'empereur), lequel je vous avoys escript >luit allé a Venise, avoil parlé a moy uvant son parlement, nionstrant. fort esirerbonni: psu et amour entre le roy et son maistre, et pour ce qu'il ne me it pointa son portement» dist a monsieur de Trignier{T) qu'il se recommanïilamo>,ct qu'il estait fort desplaJ saut qu'il u*avoil pu parlera nm me distquHl seroit bon que le roy escripvUt a Monsieur l'archiduc

itre que François i" et son entourage désignaient p&rfo que si d'aventure m es sire Philibert allod devers iuy,que, aysutquri M* l'archiduc envoyas! ledict messtre Philibert devers le ru lit qu'il desiroit luy faire service. * (P. 35 et3fc i Gel ligmaliqe ainsi que M . Sandret a d'ailleurs soin de le faire oJ

Mincio près de Governolo. Jean de Médicis, un des plus redoutables adversaires des Impériaux, fut blessé au genou d'un coup de canon et mourut peu de jours après à Mantoue. Ce fut une grande perte pour les Italiens. Le duc d'Urbin ayant laissé les Allemands se porter à gauche, ils purent traverser le Pô à Ostiglia et continuer leur route sur la rive droite du fleuve. En même temps, des troupes détachées du corps d'opération de Lombardie entraient à Bologne et envahissaient la Toscane (i).

Après le passage de la Secchia, les Allemands parurent à Guastalla, le 3 décembre; le 4, ils étaient à Castelnuovo, près de Parme. Philibert les y rejoignit (2).

Le 5, ils franchirent l'Enza; le 7, la Parma, où ils furent quelque peu arrêtés par les pluies et la crue de la rivière, et furent à Felino; le 41, eut lieu le passage du Taro; le 12, l'arrivée à Borgo San Donnino, et, le 44, à Fiorenzuola, entre Parme et Plaisance; ils y attendirent le connétable de Bourbon avec les renforts d'infanterie d'Alphonse d'Avalos, marquis du Guast(3), et la cavalerie du prince (4).

La situation de la ligue était alors loin d'être brillante. Milan était depuis quelque temps déjà occupé par Antoine de Leyva et Fernand d'Avalos, marquis de Pescaire, à la tête de 40.000 Espagnols. Le duc François Sforza s'était enfermé dans son château et avait bien essayé de résister, comptant sur le secours du duc d'I'rbin; mais, abandonné à ses seules forces et poussé parla famine, il avait dû se rendre, le 24 juillet, et se retirer à Lodi. Les violences et les exactions de toute sorte avaient terrorisé la population de Milan. Quand le connétable de Bourbon y était venu, en ce même mois, pour prendre possession de la souveraineté qui lui

(i) GncHARDiN, 1. XVII, fol. 281 v°: Schulz, p. 82.

(2) Guichardin. 1. XVII, fol 282

(3) Nom francisé de « del Vasto ». Pour les noms propres, j'emploie en gêné* ral les formes adoptées par les historiens français.

(4) // saeco di Roma, attribue ;ï Jacques Huonaparte et publié par Carlo Nflanesi, dans le recueil intitulé : // saeco di Roma del MUXXVll% nurraziomi H contemporanei, Florence. 1867, p. iSo. Le récit de Buonaparte a pour moi OS intérêt exceptionnel, parce qu'il l'ait connaître avec précision lot dirvrtOS étapes de l'armée du < onnétable de Bourbon. Les renseignements soatd'aooorl avec le journal de Philibert de Chalon. — Cf. aussi Giicharoih, iW4.; J p. 83.

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lirait été accordée et se mettre à la tête 'le l'armée, cette ville avait pu croire que ses maux touchaient à leur terme. Mais il n'en fut

Bourbon avait promis aux Milanais d'éloigner ses Lruupes, à la condition qu'Us lui donneraient 30.000 écus pour payer une partie de l'arriéré de leur solde. La somme fut comptée, mais les troupea restèrent.

LTun autre côté, les Golonna, ennemis acharnés de Clément VII M> <ti< i* et tout-puissants dans la campagne de Rome, avaient provoqué un mouvement contre le pape. Une bande d'Hventuriers, soudoyés par aux et conduits par Hugues de Munrade, chercha à enlever Clément VII, Pour se soustraire au danger qui le menaçait, il se réfugia au château Slîot-Allgf |2Û septembre). L'église Saint- Pierre, le Vatican furent pillés. Le pape fut obligé de capituler et

,ner avec Lannoy, vice-roi de Naples, une trêve de quatre mois* tant en son nom qu'en celui de la ligue. François I,r et les Vénitiens refusèrent de la ratifier. Les troupes pontificales, ainsi que les Flonnlin*, n'en avaient pas moins abandonné l'armée des confédérés, dont tous les succès se réduisirent, malgré des renforts français et suisses et en raison de l'inertie du duc dTJrbio, à la seule prise et CféoMMMk Ivn la personne de Clément VU, la ligue était frappée à la lète (I).

Pendant le temps d'arrêt de la marche des Allemands en avant, Philibert vint voir le connétable de Bourbon à Pavie (S). Celui-ci, d après le journal du prince , lui donna l'hospitalité du fi au U janvier et le traita fort bien (8), Ils étaient d'ailleurs faits Pun et l'autre pour se comprendre. Tous deux étaient de grands seigneurs,

Gfl, — Je connétable avait alors trente-sept ans, étant né le

rier 1480, — braves jusqu'à la témérité. Ils partageaient surtout la même haine contre François I" et sa mère. Que de souvenir* ils durent ensemble évoquer dans cette ville, qui leur rappe-

(!) Sur ttt èf éOttMrti* il peut être intéressant de consulter la chapitre n de Vili* H Ict documenta qu'il publie & la lutte, p. 24-^1

mtlret, l*bililn ri aurait rejoint L« ronoé table à Milan, le 1** dé- 'èdeot (p. 37), C'est poMÎbk», mais il <*st étonnant que le journal n'en , ,i*. Le fait aurait mei \U ij'ôl : o ri té, , uriaL dans Cu;uc. p, lit, — [}&a> du 'M mai a 1^27 É IVmpe-

. lui a • i-sciifit il de ><i main boauco»jp d* ■* bous propos ■ de J ti" Bibliothèque de

m Du vu ou iT, t. Il, p. aut>.

lait la prise de leur ennemi commun 1 Je ne sais si, dès son arrivée au milieu des troupes allemandes, Philibert avait été nommé définitivement capitaine général des chevau-légers; il doit ne ravoir été d'abord qu'à titre provisoire. En effet, il résulte d'un mémoire établi à Naples en 1532 et remis à Odot Roy, argentier de Philibert, et à Anatoile Camelin, un de ses officiers, que le prince recevait, en qualité de capitaine général, 330 ducats par mois depuis le 42janvier 4527 (4). C'est donc probablement à cette date que remonterait son commandement officiel, qui lui aurait été conféré par Bourbon et, comme par une espèce d'ironie du sort, à Pavie même!

Mais Philibert ne tarda pas à voir le revers de la médaille. Laissées sans argent par Charles-Quint, n'ayant pas eu de solde depuis cinq ou six mois, les troupes espagnoles, cantonnées dans Milan et aux environs, commencèrent à se mutiner. Elles menacèrent Bourbon de mettre la ville au pillage et de se retirer ensuite si elles n'étaient pas payées. Pour prévenir les violences auxquelles elles n'auraient pas manqué de se livrer, il fit saisir pendant la nuit les plus riches habitants de la ville et les contraignit à lui verser une somme d'argent équivalente à deux mois d'arriéré de solde. Le droit de prélever des contributions de guerre a toujours été admis, mais ce que Ion doit reprocher, en cette circonstance, au connétable de Bourbon, c'est d'avoir violé le serment qu'il avait fait aux Milanais, quelque temps auparavant, et d'avoir ainsi aggravé sa faute. Mais le plus coupable était l'empereur, dont le moindre souci était de se préoccuper du payement de ses armées. Philibert loi

(1) Archives du Doubs, E 1301. — Dans Villa (p. 61), on lit cet extrait d'une lettre de du Guast à l'empereur, en date du 4 février : « Que cl principe de Orange era ido alli, y el duque lo habia hecho gênerai do los caballos ligeros, y dize cuân noble caballero y servidor de V. M. es. » A la date du 15 janvier 1527, le protonotaire Caracciolo écrivait à Charles-Quint, dans une lettre qui i été traduite en anglais comme toutes celles qui se trouvent dans le recueil de Gayangos : « The Germans are on the road to Piacenza; the marquis de! Guasto and prince oi* Orange are gone to join them : the former with a small infantry force, the latter with a division of cavalry, to scour the country and seeuft provisions », et, en post-scriptum du 16 : « This very evening the prince of Orange returns from the camp under Giorgio FrunUberg... The marquis dei Guasto remains with the Germans as security for this promise and the pria* of Orange is also returning thiter to keep the marquis company. • (GaYi***» p. 16.) La plupart des documents résumés ou traduits dans Gayangos eteWi j dans le présent travail sont conservés à l'Académie royale dlàisioiradsIiioYii

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