‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 42 sur 239 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

St

adressa, pour son compte, une réclamation à ce sujet (i). II est vrai que. pour une fois, Charles-Quint lavait presque prévenu et lui faisait tenir ce qui lui était dû sur sa pension jusqu'au mois duclobre précédent (J),

Apres cette nouvelle exaction, Bourbon fit évacuer Milan par les Espagnols, confiant la garde de la ville à Antoine de Leyva. K partit pour opérer sa jonction avec Frundsber^. Le SU janvier, il le rencontra à Plitsiftàe, où étaient les Allemands ; fa Espagnols étaient à l'ontenuovo. Philibert, qui accompagnait sans doute le

tel troupes, s'y rendit par Castel San Giovanni, où son i train ■ t pour un1 srrvir de L'expression employée couramment dan* le journal, fut du 11 au 28; ce jour-là, il se dirigea vers Borgonovo ; il \ était encore le t9 février (3). Pendant qu'il campait prés de cette localité, le comti de Caiazzo, qu'il avait envoyé à huit ou dix milles de là -itiri de ebârchor im vivrai bI des fourragea, déserta l'armée

ri aie et passa dans le camp de la ligue* Le prince I écrivit à Gharles-yuml et lui demanda la confiscation de ses biens i

i\ pour le dédommager de la perle de ceux que François |- Lirai! ente

fier, il y eut une escarmouche devant Plaisance, qui était défendue par le marquis de Salaces, commandant l'armée Jean de Vise ma t. un des compagnons du prince, y fut Du côté des Impériaux, une centaine de cavaliers, le capit.iMJ> af deux autre- restèrent entre les mains de l'ennemi.

Philibert lui-même faillit être fait prisonnier; sou cheval s'étant abattu sous lui, il perdit son panache dans la mêlée et n'échappa

-i md'peine (6).

ta Philibert à l'empereur, du îtf lévrier Pièces justificatives, n- 66; mpérialcs à Vienne, P \ 94, original.

du 3 février; Pièces j nsltln-ittivest û* flo, Archiva» impériales à

, i- \ SI iginal: Archives du royaume à Bruxelles» Papiers d'Etat,

(3> Lellre du 3t mars. Pièce» justificatives, o* 67; Archivai du royaume 4 â'Élai, reg 79, fol. îrM.

p, SI, +i| lettres du ft et du 19 février aux Pièces jus- Vos! suitiïut la liihe du l*J i«>* rî**r, dans Ln|ut«lli il réclame à li jjo v* rneiii de sa pension, en lui disant, une fois de plus, qu'il «si t>ourse »,

à l'ampercur. du lé février, dans Villa, pt 04 et G5; dan» p. 68; lettre de Casai , du là février, dans Bueweh, p. 1292.

De leur côté, les troupes du pape avaient, malgré la trêve, envahi le royaume de Naples tant par terre que par mer. Déjà elles avaient dépassé San Germano. Lannoy avait été obligé de se retirer à Gaëte, et don Hugues de Moncade à Naples. Mais quand Clément VII sut que Bourbon avançait toujours, il songea à faire la paix. Il avait pour cela de sérieuses raisons. Il était À court d'argent et ne recevait pas les renforts que lui avaient promis les autres adbérentsà la ligue. En outre, ses troupes désertaient fautede vivres. Bientôt après, elles étaient presque toutes rentrées dans Rome (1).

Le 20 février, l'armée du connétable traversa la Trebia pour faire sa jonction avec Frundsberg (2). Elle était composée d'une forte cavalerie, de près de 42.000 Allemands, 4 à 5,000 Espagnols, 3,000 Italiens et 700 lances. Le prince d'Orange leva le camp le 22 et alla coucher à Borgo San Donnino, où se trouvait Bourbon (3). Jacques Buonaparte dit que les Impériaux étaient sans munitions, sans vivres, sans argent, mais qu'ils étaient soutenus par l'espérance de pouvoir bientôt saccager Rome et une grande partie de l'Italie (4).

Le 24, nous voyons Philibert près de Parme; le 28, à Reggio; le 2 mars, près de Modène; le 3, il était à la Bastia, non loin de cette dernière ville, et, du 8 au 34 mars, à San Giovanni, dans le Bolonais (5), d'où l'armée devait à la fois menacer la Toscane et les États de l'Église. Pendant qu'il s'y établissait, le connétable allait vers le duc de Ferrare, pour lui demander des conseils, peut-être plutôt des subsides (6).

(1) Buonaparte, loe. cit., p. 289-290.

(2) « El duque do Borbon y el marques dcl Gasto y el principe de Orange, capitan général de los caballos ligeros, se partirai! manana xix del présente, y ton la bendicion de Dios passai un esta ribera de la Trebia, y deiaodo PUsençia à la mano izquierda se ii un à juntar coq Jorgo (Freuesberg). » (Lettre de l'abbé de Najera à l'empereur, du 18 février, dans Villa, p. 65; dans Gatangos, p. 71.)

(3) Juurnul, dans Clerc, p. 62; Buonaparte, loe. cit., p. 290; Goichaidh, 1. XVIII. fol. 2»3

(4) Buonaparte, loe. cit , p. 290; cf. Guichardin, 1. XVIII, fol. 292 v*-293.

(5) Journal, dans Clerc, p. 62; Bionaparte. loe. cit., p. 291. — Selon Guichardin, 1. XVIII. fol. 293 v°, le connétable y était depuis le 7.

(6) /d., ibid., p. 290. — Cette entrevue, dans laquelle le connétable était accompagné du prince d'Orange et du marquis du Guast, eut lieu à Finale. (Letton de l'abbé de Najera à l'empereur, du 28 mars, dans Villa, p. 75 tt 79; daat Gatangos, p. 130 et 134; Guichardin, 1. XVIII, fol. 293 V.)

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