CHAPITRE IV
commandement; il demanda à Clignent VIÏ un sauf- conduit pour lui *t une vingtaine de gentilshommes et se retira à N&ptdl (t).
Dos le :M) mars, le mouvement en avant tut repris, Rien ne devait plus désormais arrêter les ( m péri ri tu* dont les forces cl. lient alors
roa 90,000 combattants, sans parler des convois. Philibert avar sous ses ordres les chevau-lé^ers et ravant -garde. Les Sienoois ayant promis de l'artillerie cl des munitions, le duc de Ferrare en fut chargé, ainsi que du gms COâiériel.
jusque-là indisciplinée, marchait maintenant en bon ordre, au moins au début. Afin d'éviter tout retard, on ne faisait. plus de pain. Chaque homme portait pour huit ou dix jours de lit. La mar&ttde et le pillage étaient sévèrement réprimés, pour faire un exemple, un pendît un lansquenet trouvé porteur d'un (é dans une église île Ferrure (S)« Mais l'histoire ne
ippfAOd pas. sans doute pour eauae, qu'il y ail eu beaucoup d'autres exécutions de ce genre
Lçjoaro&l de Philibert nousdonnc l'itinéraire du prince depuis le 4 avril : Custetlo San IVtro ; Imola* le 5* où se rencontra ment le connétable <3): Ca*tefto Botooese, le il; Faenza, le 7; Codigoole, du 8 au J2: Korti, le 13. Toutes ces villes ne paraissent «voir lait aucune résistance. Il n'en lut pas de même de Meldoh, il enleva le ehtUeau I l'êseaut, le 14, Il lit distribuer oO écus d un certain nombre de ses chevau-légers qui avaient pris part a Paflaire
nouvelle de l'approche des Impériaux avait été connue à Rome dès le 2 avril et y avait jeté la consternation. Voulant essayer df renié ! -itualiui». qui devenait de plus en plus grave,
i ut VII eut de nouveau recours aux bons oflices de Lannoy. Il h- pria d'aller en Toscane, sou* prétexte de s occuper des affaires de Florence, niais en réalité pour rappeler Bourbon à L'observation
(!) Sein lz, p 93 et 174-175; Lettt Gh&ries-Qttîat, dan*
k, p 8rt; OaicRAauv, I. XVJII, fut. *97
rit f p swi.
(0 Junrtlttl. ilittiîi Clerc, jk TA. — Giticiimimv 1 Wlll, loi ^97 v% non* m le connétable était ausai le 5 à ImolaJeU (fol. Ê9H y«/uM*MwÎa rt qu« celle ^ îlle fut brûlée.
de la trêve, et, si ce moyen ne réussissait pas, pour lui demander le retrait de ses troupes, moyennant le versement d'une somme d'argent. Le vice-roi et l'évéque de Vaison, Jérôme Sclédus, administrateur des finances pontificales, avaient réussi à se procurer à Florence 60,000 ducats; Lannoy en avait ajouté 20,000 (i). Bourbon fit savoir au pape par Montbardon, son aumônier, que les lansquenets et les Espagnols étaient unanimes à poursuivre leur marche sur Rome et sur Florence, et que, en ce qui le concernait, il ne pouvait s y opposer; cependant, que s'il envoyait 450,000 ducats avant le 45 avril, il ferait tous ses efforts pour arrêter le mouvement de ses troupes. Chaque jour de retard ne ferait qu'accroître leurs prétentions. Le dataire de la chancellerie, Giberti, déclara qu'il était aussi impossible de recueillir une pareille somme que de réunir le ciel et la terre et d'envoyer plus que celle qui avait été précédemment proposée (2).
Lannoy vint trouver le connétable, et de nouvelles négociations furent ouvertes entre les représentants de Bourbon, La Motte des Noyers, son lieutenant, Montbardon, Jean de Languedoc et les notables de la ville (3). Il fut convenu que l'armée impériale évacuerait les États de l'Église moyennant 450,000 ducats, dont 80,000 payables dans quatre jours et le reste au mois de mai suivant (4). Florence, qui était ou se croyait sérieusement menacée, dut fournir cette énorme contribution. Pour y arriver, il fallut fondre les vases précieux des églises et l'argenterie des particuliers.
Après la prise de Meldola et après avoir passé par Civitella et Galetta, l'armée avait franchi les Apennins au prix des plus grandes difficultés et d'énormes privations; elle était près des sources de l'Arao et du Tibre, maîtresse des routes de Rome et de Florence. Mais, au lieu de pousser droit sur cette dernière ville, elle obliqua vers le sud-est et se dirigea du côté d'Arezzo. Chemin faisant, elle emporta, après deux attaques, le château de la Pieve di San
(1) Instruction de Lannoy à son secrétaire Durand, du 17 mai, **ffng Vilai* p. 167; cf. GciCHARDiN, 1. XVIII, fol. 301 v#.
(2) BUO.NAPARTE, loc, cit., p. 301 ; Scholz. p. 95.
(3) Id , ibid., p. 170.— Lettre de l'abbé de Najera à l'empereur, du 19 avril dans Villa, p. 90; Lettre de Seron À l'empereur, du 29 avril, dans GatamMi p. 165.
(4) Au mois d'octobre, selon Bconapartb, loc. cit., p. 8di; Goiauuo, 1. XVIII, fol. 298 v: