CHAPITRE V
no
h (TUrblna, de Jérôme Morone et d'un lieutenant du Gûtitié- Me. Le Moitié dei Noyers, ■] u i fut Fait gouverneur de la ville. \ COH«<il furent pou après adjoints Pompée, Ascanio et Vespasien
h<t. srriyéi I l! la 10 mai, avec leurs troupes (1).
Ln de ses première soins fut de décider qu'un officier, aecompaé d'un trompette, irai! au Transtevere demander l'envoi de parmentaires avec qui Ion traiterait de la reddition de la ville, du yement et du logement de l'armée, Cette mission eu( des réftûl- : peu satisfaisants qu'il devenait nécessaire de recourir de nouveau a la force. L'arotaBeadeur portagaia à Home, don Hariin, e présenta alors de la part de Clément VII pour entamer des néocialions* Il lui fut répondu qu'on n'entrerait pas en pourparlers tant que le pape n'aurait pas livré le pont Molie et le Transtevere. Oc commença Tayaut contre les remparts de la rive droite du Til attaque était plus facile, patte qà*l\ était pos-
tule d'utiliser I artillerie qui avait été prise aux Romains. Une brèche lut ouverte a coups de canon entre la porte Scttirujan.i et la | itnUPancrace: celle-ci fut enfoncée A l'aide de poutres,
et les troupes pénétivtent dans le Transtevere sous la conduite de • .«nrad de Bemelber^ et de Louis de i^onzague. Il ne restait plus à enlever que la vieille ville. Elles s'élancèrent avec ardeur du côté du Sauve, et, tùmmv lei ponts n'avaient pas été détruits, elles avaient le passage 1 1 1 -
Lu itîon de Romains s'avançait, un trompette en tête,
avec des propositions de négociations. Elle devail être présentée par irquis liumprecht de Brandebow u , Lei Impériaux fondirent sur elle et la mirent en fuite Gumprecht tomba entre leurs mains.
iiuccia Trivulre, cardinal de Corne, dan.s le recueil Milànkm, p> #89; de l'ère/ à rnrufiei eue, du 18 mai dans Vill*t p. 193; dan* Gai
.p. 110. L'an U'tir dilue thi*pt$a ejrputjnalae nrbiê Romnr,
ir s. ni l ; (jj eulemenl d'une r-jinv dv Inum virât, dont fat-
rt comme chef xuperieur de Parmee, La Motlut comme
leur de ftorae* et Marcon comme premiei sénateur ; ■* Très numiiie
i lia luti *unt, quorum Mium euique imperandi ipa-
uaiurti uf : .irniii nielu pecratur* Lortïa pars poa»e( • La
ou d*.' Mi ; uQMi .i ce *ujel Monsieur le priiiru ap-
trdoQ rjque* iik) de Montrada (ik), le liaui alaccoo (fie),
l'Urbin et monsieur de la Mote
la JuaUc* .li- Home el de toute l*armei ■ l liaille
El iu roijah' de Ilruji-titi, L X. £• partie, p. itH.)
Enûn un dernier combat eut lieu contre un détachement de cavalerie, l'élite de la noblesse romaine, qui voulait barrer le pont Sixte aux envahisseurs. La lutte fut acharnée de part et d'autre, mais le canon du château Saint-Ange qui balayait les ponts dut cesser le feu, parce que, dans la mêlée, il atteignait Romains et ennemis. La victoire resta à ceux-ci. Quantité de nobles furent tués; Jean-Paul Orsini et Ranuccio Farnèse furent blessés; Rence de Ceri, Horace Baglioni et Guillaume du Bellay se réfugièrent à Saint-Ange (1). Du Bellay, dans sa lettre à l'amiral Chabot, dit qu'il accompagnait Rence avec 25 gentilshommes français, et que les Impériaux furent si gracieux qu'ils s'amusèrent plus au butin qu'à les suivre (2).
Mais, une fois maîtres de la ville, ils se répandirent dans toutes les rues, dans tous les quartiers, mettant tout à feu et à sang sur leur passage. Le nombre des morts, à la fin de cette journée, s'élevait, du côté des Romains, selon les uns à 4,000 hommes, selon d'autres à 8,000. D'après la relation de Montrichard, il aurait été de 7,300 (3). Les Impériaux auraient perdu 4,000 des leurs (4).
Le soir, ils se réunirent, les lansquenets au Campo di Fîore, les Espagnols sur la place Navona. Fernand de Gonzague garda le pont Saint-Ange. Jusqu'à minuit, les troupes furent sous les armes pour, si cela était nécessaire, défendre les positions conquises. Mais personne ne songea à les en déloger. Guy Hangone, qui, dans la nuit du 5 au 6 mai, avait atteint Otricoli, poussa, le matin, avec de la cavalerie légère et 800 arquebusiers de la ligue, une pointe jusqu'au pontSalara; lorsqu'il apprit l'occupation de Rome, il rebroussa chemin et rentra à Otricoli, où était le reste de son infanterie (5).
Après les massacres, ce fut le pillage, ce furent les horreurs et les excès les plus épouvantables peut-être qu'ait eu à subir une ville conquise. .le me contenterai d'effleurer seulement ce triste épisode, dont les détails sont consignés dans les histoires générales,
(1) Schu.z. p. 106, et lettre de Guillaume du Bellay, dans Dorez, p. 62.
(2) Dohkz. p. 63.
(3) liullrtins de l'Académie royale de Bruxelles, t. X, 2* partie, p. 479.
(4) Lee écrit au cardinal Wolsey que, d'après une lettre du prince d'Orange, du 14 mai. les Kspagnols auraient perdu 4.000 hommes et les Allemands autant (Bhewer. p. 1458). Ce chiffre est considérablement exagéré, comme aussi, sans doute, celui des Romains.
(5) Schulz, p. 118.
i M WMTRE V
• lin- rages relatifs aux guerres d'Halte et dans le- nom-
«s relation^ inspirée* parle sac de Rome. (juichardin, Jacques But m aparté, le cardinal Searamuccia Tri vu I ce, évoque de i pour ne citer que les plus connus, qui furenl les témoins oculaires dfl ces atrocités, le* ont minutieusement décrites (1).
Rien ne fut respecté parcelle soldatesque ivre de sang, à laquelle Rom'- -i h- comme une proie. Le Vatican, loe palais des
ifMQS et des patriciens, les maisons des plus riches habitants furent saccagea; lee objets les plus précieux, la vaisselle d'or et d'argent, les hijnux. tout ce qui avait une valeur vénale fut volé. Loi églises et les monastères furent dépouillés de leurs vases sacrés, de leurs reliquaires, des ornements susceptible* d'être vendus et de rapporter quelque profit Le reste fut brisé, foulé aux pieds, détruit Le» paysans de le campagne romaine, partisans des Colonne ri hostiles au pape, vinrent compléter l'oeuvre de destruction des retirée et des lansquenets,
Personne non plus ne trouvn grâce devant ces hordes (imposes
Chassées de leurs couvents, les religieuses furent, comme les
dames romaines, les victime de leurs insultes etde leurs violences.
Les cardinaux furent particulièrement molestés, surtout par les
Allemands, presque tous luthériens Yprès avoir été rançonnés
iccessi veinent par ceux-ci et par les Espagnols, sans
notion de nation, ils étaient, revêtus des ornements de leur
dignité et mûrîtes mr des muleta ou des Ane*, promenés procession*
nettement dans les rues de Home, au milieu des rifûe tt des huées
dee lui péri aux qui, coiffés de mitres et de chapeaux rouges, pro-
clamnit-nl pape Luther sous les murs du château Saint-Ange. Le
cardinal de Sienne, Jean Pîceolomini, qui était cependant tout dé-
t l'empereur, fut encore plus maltraité que les autres Lee
•conduisirent à traversin ville en le frappant à coups
ing mr le ttte, jusqu'à ce qu il leur sftl promis r>JNM) ducats.
cardinaux moururent, peu de jours après* des suites des
[U'ils avaient endu
Le marquise de Manions, pour préserverson palais rie la place
Saoti Ipoetoli, dut payer une somme de 52,000 ducats. Le bruit cou-
(i) Villa, p. r , a publié plufitau» doeumanfci [nédUi fouieraiml
la princ si If «ac d* UoMir Voli ni ->i la ooLc 4 dei pages 7tf et 77,
rut que Fernand de Gonzague, son ûls, un des capitaines de l'armée de l'empereur, en aurait eu 40,000 pour sa part. L'ambassadeur de Venise et Marc-Antoine Giustiniani, réfugiés auprès de la marquise, versèrent, le premier 5,000, et le second 40,000 ducats. Néanmoins une bande considérable de lansquenets vint pour saccager le palais (1). A deux reprises, Fernand sollicita la protection du prince d'Orange pour sa mère et ses hôtes. Philibert lui promit que leurs personnes et leurs biens seraient respectés. Mais elle jugea prudent de se retirer en lieu sûr; elle partit pour Ostie, avec toute sa maison, emportant ce qu'elle avait de plus précieux. Son départ fut bientôt suivi du pillage de ce qui restait au palais (â).
Cette intervention de Philibert m'amène à moccuper d'une question fort grave, celle de savoir s'il participa au sac de Home. La Pise,sans lui en faire un crime d'ailleurs (3), dit qu'il profita largement du butin. Selon lui, il envoya à sa mère plusieurs mulets chargés de draps d'or, d'argent, de fourrures, de vaisselle d'argent et d'autres objets de prix. Le convoi fut saisi au val d'Aosle et conduit au duc de Savoie, qui le garda. Philiberte de Luxembourg en réclama la restitution. Charles le Bon se serait engagé à rendre la charge de douze mulets en argenterie, en étoffes, en meubles, et pour ce qui manquait à payer la somme de 22,000 écus. Le traité passé à cet égard à Chambéry demeura sans effet, et c'est en définitive le duc de Savoie qui aurait bénéficié du pillage de Home. Mais le prince n'en serait pas absous pour autant. Si Ton veut bien se reporter à ce qui a été dit plus haut (4), cette saisie fut faite en 1324 et donna lieu à la mission auprès du duc dont Camelin. un des ofliciers du château de Nozeroy, avait été investi. Par conséquent, les objets confisqués ne proviendraient pas de Home et étaient tout simplement le mobilier personnel du prince qu'il expédiait à sa mère, après sa capture à Villefranche.
Enfin, encore d'après La Pise, la cathédrale d'Orange reçut de
(i) Bi;ona!\wite, loc. cit.. p. 380 ; Guichahms, 1. XVIIL fol. 304.
(2) Lettre de Sraramuccia Trivulce a son .secrétaire, publiée dans le recueil de Carlo Mii.am-:si. p. 479-482.
(4) P. bli.