‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 59 sur 239 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

dei Impériaux, qui voyaient dans de nouvelles victoire* la

lin ii** la guerre es Italie (I),

îl n'entre pas dans mon plan de (aire connaître par le menu les

opération* plus q e babilaft da l'armée de la ligue pendant le

mois de mai. Si les troupes faisaient preu va d'endur&ncê aide boH-

I B*en luut de beaucoup que les chefs aient eu la valeur de

adversaires, Ce qui tes caractérisait, c'était, en même temps que i;i mol lesse dans l'action, une indécision peu commune. Cheas eux, pas de plan ai \ ordres succédaient les contre-ordres.

Chacun des principaux capitaines, le duc d'Llrbin avec le* Véni-

Guicbardin a?ec tes pontificaux et le marquis de Saluées avec les Français, agissait d'après son inspiration; le manque d'entente était encore plus grand que parmi les Impériaux, Cepen~ il.mî ils arrivèrent* non sans peine, a Taire, te 22 rnvi i . leur jonci (Isola, près de Rome (2), (h j restèrent plusieurs jours, perdant leur temps a discuter, à se contrecarrer réciproquement, donnant à leurs troupes le spectacle de leur mésintelligence. Gui- Chardin semble scttl avoir elé d'avis de tenter le sort des armes, mais le due d I rlun el le marquis de Saluées estimaient que le moment de faire un effort sérieux était passé. Il Tel ait en effet. eur faute capitale fut de n'avoir pas profité, pour venir an

rs de Rome, du désordre qui avait, régné en l'armée des Impériaux après son entrée dans la ville. Maintenant ceux-ci, malgré les vides faits dans leurs rangs par la maladie, étaient

«I de tenir tête aux forces de la ligue; non seulement ils ne redoutaient pas le combat, mais ils le désiraient, pleins de courage et de confiance. Dans les quelques engagements partiels qui curent lieu avec la cavalerie sous les murs de Home. ils avaient en le dessus et fait une certaine quantité de prison - Aussi lu démoralisation s'introduisit* elle parmi les alliés. L'argent et les vivres devenaient rares He nom h reuses menaces de désertion se faisaient entendre, l>es renforts considérables, exnt attendus à Home, où ils furent le 1" juin. Enfin, la situation était telle que. le lii mait le départ pour Viterbe

tarot**, p. 117.

Mi: la lettre (Je Philibert à l'empereur, du fi juin; Pièces jualificaLivc*,

était décidé. Le mouvement de retraite commença le im juin (4). Cependant Lannoy, qui, on Ta vu, avait été prié de venir à Rome, était arrivé de Sienne, le 28 mai, grâce à un sauf-conduit qu'il avait obtenu, quatre jours auparavant, des chefs de la ligue. Comme il n'ignorait pas qu'il était très antipathique, et comme il ne voulait pas donner prise à un conflit, il évita soigneusement le prince d'Orange (2). Il ne fît donc que passer, et, sans même avoir conféré avec le pape, il repartit en toute diligence pour Naples. Mais, à un mille de Rome, il rencontra Moncade, le marquis du Guast, Alarcon, Pieramosca, etc.; il dut retourner sur ses pas (3). Tout ce qu'il eût essayé de faire en faveur du pape eût été inutile. La situation de ce dernier était à tel point compromise qu'il fut question, dans le conseil des Impériaux, de l'exiler à Naples, dès qu'il serait tombé entre leurs mains, ce qui, selon eux, ne pouvait plus tarder, de le remplacer à Rome par un légat qui s'occuperait des affaires spirituelles et par un gouverneur qui serait chargé du temporel au nom de l'empereur, jusqu'à sa venue en Italie (4).

Le 29 mai, Philibert était dans les tranchées du château Saint- Ange, soit pour les visiter, soit, ainsi que le dit la relation de Montrichard, pour attendre la réponse à une communication qu'un trompette était allé porter à l'adresse de Clément Vil (5). 11 fut alors frappé à la tète d'un coup d'arquebuse ou de coulevrine (6).

(1) Lettre de Salazar, du 16 ruai, dans Villa, p. 153 et 155; Schulz, p. 420- 122. — Voir aussi la lettre de Philibert à l'empereur, du 21 juin, aux Pièces justificatives, n° 70.

(2) Vallès, Historia del fortissimo y prudentittimo eapitan don Hernandodt Avalos, marques de Pescara... (fol. 253), dit tout le contraire. Selon lui, le prince d'Orange aurait consenti à la venue de Lannoy à Rome et aurait eu avec lui une entrevue. Ce que l'on sait des sentiments de Philibert à l'égard du vice-roi de Naples ne laisse aucun doute à ce sujet. Voir plus haut. p. 113. D'ailleurs, la lettre de Salazar (dans Villa, p. 152-153) est formelle. Cf. Gcichariiin, 1. XVIII, fol. 306 v°.

(3) Lettre de Ferez à l'empereur, du 11 juin, dans Villa, p. 210 et 211.

(4) SciirLz. op. cit., p. 123. Cf. dans Gayangos, p. 241, la lettre de François de Salazar.

(5) liulletins de l'Académie royale de Bruxelles, t. X, 2e partie, p. 480.

(6) « Il signore prencipe d'Oranges dieci giorni passati andando a visitare la (sic) del Ca>tcllo, Tu ieiito da un arcliilmso, il quale entrando poi sotto l'orchio. gli pa>M') la testa, o. da lo palato usci fuori sotto l'orecchia. Per altro m tiene buona speranza die guarirà. » (Lettre de Barthélémy de Gattinarai

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