CHAPITRE V
Le projectile pénétra au dessous de l'œil droit et ressortit vers l'oreille, «>n crtrt le prince blessé mortellement. Transporte en litière au palais du cardinal de Saint-Marc 1 1 L il fut l'objet des soins les plug empressée, Douce OHeeeee lurent célébrées à son intention (ï). Dès qu'il put recouvrer l'usage de la parole, dont il avait été privé pendant vingt-quatre heures (8), il témoigna le désir de voir un prêtre, car il semble avoir été 1res pieux. Son journal nous apprend en e ITel q ue , peu d an t les mois de mai et de j ai n . il fi t dire p re s de
•fu'il Ht ses dévotions à la Toussaint, qu'il visita, 1
des fêtes de Noël, les sept principales églises, etc. (4)< Comme 11
iii encouru rexrommunicution qui pesait sur toute l'armée, il
en sollicita J absolution du pape el lui demanda en même temps
r«tttoriSiltOtrde M confesser. Par un bref du 2 juin, Clément Vil
ac requête; il le releva même de la censure • teâe af:o.ttohrr
ttajêstati* tt contra perumam notiram où stntnm Snlis nposto/îce
rmifiutu (5) » Philibert ne paraît pas sèlre ressenti longtemps de
UiMiLr;n\ i qviunt lediet Monlnchard partit de lui, il le laissa
qui M pourmenoil par ta chambre, et a^seuroient chirurgiens qu'il
est le danger G De son côté, Guillaume du Bellay ajoute :
• Le prince d'Orange, quant je parliz (peu après la Pentecôte.
qui, celte année-là, tombait le B juin i. garfieûit (7). i Je ferai
Cnarlos^Quint datée de Rome, du 8 juin 1557, publiée darm le recueil Mu. a\> >i,
lettres de Pares el de l'abbé de Najora à IVmpereur. du 1 1 juin
(Vii.i.a, p. ïit el £17, cl Gavarcoi, p. 241); daus celle de François de Salazar
[u« Philibert fut bleêol le 31 mai. mais la date du 29
ii indiquée par le Jourual du prioce, p, 64, ëalazar \toc cit \
lo niui-tm à lodo al ejéreito poilue todo> Los >oldado*
ta m m an mucho. * — Perez ; « ♦ ,. De que h todoa UM lerviâorea de V. M ba
|m ii la inin-ho, y los lan/i[ueueques lo aiûlierou eu grand mènera, porque le
ayor liti toda* ...Y lraiè>oole à laoiudad a casa drl
luatro [*»: curarse roejoi Henvenulo Cellïni a ravemlifjiit'
Phonoeut d'avoir ble&aé le prim-g d'Orange, comme il prétendait aussi avoir
frappé à morl lo connétable d« Bourbon. (Voir sur celle question le beau
I Ollini par le regretté tëug«;oe Pion, qui, lui an**i. a vu dau*
Philibert lia traHre a la France, p SU. |
i frontal, dans Clerc, p. 04.
fé , tbid
itM tir t Académie rayait tit HrureUc*, t X, 2* partie, p 4S0 il, p. 61 '■( 6e\ I1 ju tiftcj du Vatican. In^tr Miscdl , orm.40,
i*t,mit royal* tic Hruxêlir$t t. X> È4 partie, p MJO.
Iimii- Kft Jcllre du il jmu ù l'empereur, I h Dca-
remarquer que le bref du pape ne lui donne que la qualité de capitaine général de la cavalerie, ce qui peut faire croire qu'il n'était pas reconnu officiellement comme chef de l'armée. Du Bellay dit à ce sujet : < Les ennemys estoient en division : les ungs le vouloient pour chef; les aultres vouloient le viroy, lequel, s'il ne se fust sauvé, eust esté mys en pièces. Geste décision fust remise au vouloir de l'empereur; toutes fois en moururent plus de cent sur ceste querelle (1). • L'incident auquel du Bellay fait allusion ne se produisit que quelques jours plus tard (2).
La capitulation de Modène, qui se rendit au duc de Ferra re. et le soulèvement de Florence, qui chassa les Médicis et se constitua en république, finirent de porter le dernier coup au pape. Il se vit perdu (3). Le 1" juin, il écrivit aux capitaines des Impériaux qu'il était prêt à reprendre les négociations. Ses avances furent acceptées. De nouveaux pourparlers furent donc engagés. Quatre commissaires, dont deux espagnols, l'abbé de Najera et Gattinara, deux allemands, dont l'un se nommait Sébastien Schaert lin, furent délégués pour traiter. Clément VII eût préféré avoir affaire avec Lannoy, Hugues de Moncade, le marquis du Guast et Alarcon (4k qu'il jugeait plus conciliants; mais comme ils n'avaient pas été mêlés aux précédentes discussions, il ne pouvait être question d'eux. Les plénipotentiaires pontificaux étaient également au nombre de quatre : le dataire Giberti représentait les cardinaux et le clergé, Albert de Garpi les ambassadeurs étrangers, Grégoire
tives, n° 70. Philibert mandait qu'il n'était pas encore guéri de sa blessure. Perez. secrétaire de l'ambassade d'Espagne & Rome, écrivant à Charles-Quint le 11 juin, lui annonçait : « Kl principe de Orange esta mejor, a Dios gracias. • (Villa, p. 215.) « Kl principe de Orange esta va tan bueno de su herida que comienza à cabalgar. » (Lettre de l'abbé de Najera à l'empereur, du 23 juin, dans Villa, p. 224: dans Gayangos, p. 250.)
(1) l)ans Dorez, p. 63.
(2) Voir plus loin. p. 123.
(3) • L'année do l'empereur estant dcvantle chasleau S'-Angele, le minèrent, et ceulx de dedans en faisant leurs eoniremines ouvrent les nos très, ce que lut dut a nostre sainet Père le pap»1, dont il fut en crainte; et veant aussy <]u'il y avoit xwii jours qu'il estoit assiégé et enfermé, pendant lequel temps n'avoit esté secouru de ceulx de la ville et de sa ligne, commencha a parlementer, et de fai«t l raie la le v jour dejuing comme il s'ensieult par sa composition. » (Relation de Montricbard dans Ùulletint de l'Académie royal* de Hrturllts. t X. 2< partie, p. 4*0-481.)
(4; Lettre de Philibert à l'empereur, du 21 juin; Pièces justificatives, n#70; Archive:» impériales à Vienne, P A y», original signé.