CHAPITRE VI
rie lu bourgeoisie, et Julien Lelio tes marchanda et tes artigao*. La tonveulïon du 10 mai fui mumienue. Seulement un demandait de pins huit ou neuf otages en garantie <iu reste dti payement îles r^iuuOM ducats; lesColonna exigeaient lu réparation des dommage qu'ils avaient subis. Le premier reroemeot, de 100,000 ducats, ail être tait immédiatement; le dernier, de 50 000, dans viniri ira; deux mitres, de 40,000 chacun, et nn troisième, de 10,000, dans I intervalle. Un délai de deux mois astable avoir été ti\é pour 150,000 ducats imposée aux Etats de I Église. Furent désignés pm Diagei Jcan-Man** dei Monte, archevêque de Mtmrredoiiîa; Onufre BartolinL archevêque de Pîee; Antoine Puetf, Gtberti, Jacques SalvialL père du cardinal; Laurent Itidolti, frère du carïïmOK Rica&oli. Le pape devait partir pour le royaume de Naples, après le payement dos 100*000 ducats, livrer Uslie et Des commissaires furent nommas pour la perception de la contribution à lever sur les États de I Église et pour la lition de Modène. de Parme et de Plaisance. Le traita fut si^n'1 mu I \t Le lendemain, les 300 hommes qui composaient la garnison du château Saint- Ange, et avec eux Horace Baglioni, Grégoire Cabale et Itanucciu Famèse, ae retirèrent avec leurs armes et leurs enseignes. Us tarent escortés, l'espace de quelques milles, sur la route de Përouse par quatre compagnies d'Impériaux. Alareon lut rbar;j«+ de prendre possession de Ja forteresse avec six coin pu* es. dont moitié d'Allemands, commandés par Veit <le WeJiini, «L moitié d'Espagnols sous les ordres de Philippe Oïliellon
Kcnce de Ceri, Guillaume du Bellay, Albert de Carpi et les França Saint* Ange furent I objet de conditions spéciales.
I la mètw lellro ; Ggkharlun, 1. XVUI. fol. 307 — Vciir la letlre de
j - i(r Saluai* du M juin, au chaneelier Galtinain, dans GàfAHAof,
p ?Ahr Le tel te iki traite e^i dan* Gayjingos (p. 231-Ï33). La signature de ■ Uhert de Chalon ti^urc tn lète de* autre* ; Peniaad de Gouxague, Lûuifl du Lodron ira, Ftnnand Mann, abbé île Najera; J«'rômn
Mor. de GunzuKue. i
i izai\ du 19 mai, dans* Villa, p. 1*U); lettre du
du H fuiu (ifrirf, p 818); Min./, p. I24-I2ÎI. — hur
•■ - - 1 1 > * ■ * . ni de Comgbono, voir la leUre de Philibert a l'emparcur.
rmer le choix qu'il avait fait
Ils furent autorisés à sortir avec armes et bagages. Ceux qui le voulurent purent rentrer en France (1).
Le 7 juin, Rence vint, avec sa femme, visiter Philibert au palais où il avait établi son quartier et où il était retenu par sa blessure. Le journal nous apprend qu'ils y passèrent la journée du 8 et oe se retirèrent que le lendemain dimanche (2). Au témoignage de Martin du Bellay (3), Rence aurait obtenu des conditions avantageuses. Le 7 également, le pape ordonna de livrer Ostie et Civita Vecchia. On commença à compter l'or et l'argent, afin que l'armée pût quitter Rome le plus tôt possible. Enfin, pour permettre à ceux des Impériaux absous des censures ecclésiastiques de remplir leurs devoirs religieux, Clément Vil consentit, pour les fêtes de la Pentecôte, à la célébration de la messe dans quatre des églises de Rome qui avaient été profanées (4).
On pourrait croire que la Conclusion de la convention mit un terme aux difficultés d'une situation aussi fâcheuse pour les Impériaux que pour le pape. Il n'en fut rien. Si Ostie avait été livrée, le 8 juin, au capitaine espagnol Rodrigue de Ripalda, Civita Vecchia était en la possession d'André Doria, en gage d'une somme de 14,000 ducats que Clément VII lui devait. De plus, il lai était impossible de réunir l'argent nécessaire pour faire face à ses engagements. Il était donc condamné à voir sa captivité se prolonger. D'un autre côté, les troupes donnaient des marques non équivoques de mécontentement et menaçaient de se révolter. Lorsque le prince réunit les Allemands afin de leur communiquer le texte du traité, ils déclarèrent qu'ils ne s'éloigneraient pas de Rome sans avoir été payés, car ils n'avaient confiance ni dans le pape ni dans les cardinaux. Alors il se porta lui-même caution et garantit le versement de la somme promise. Il resta décidé que les Allemands recevraient d'abord 100.000 ducats, et plus tard les Espagnols 50,000. Cette mesure et la pensée que le pape serait transféré dans le royaume de Naples exaspérèrent ces derniers. Dans la nuit du 0 juin, ils se mutinèrent. Leur fureur se manifesta surtout envers
(1) Lettre de du Bellay, dans Dorez, i». 63. — Lettre de Perez à l'empereur, du il juin, dans Villa, p. 214.
i'3) Kd. de 178«i. t. II, p. 39.
(4)Schilz, p 126.