‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 62 sur 239 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

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Laonoy et le marquis du Guast, contre lequel ils étaient particulièrement irrités, parce que. au raoti ÛA mus. il avait abandonné l'armée, lis ne voulaient pas que ces deux personnages, qui Savaient pai été à la peine, fussent à l'honneur. Lannoy, disaient* I vivait trompés; ce n'était pas à lui, mais au prince d'Orange

lean dTJrWna, qui s'étaient amparô de Romei que le pape m rendn*. On alkiàt jusqu'à affirmer que Lannoy s était du avec Clément VU pour re larder le payement de la première échéance, afin d'enlever à Philibert le moyen de tenir sa promesse et d'ameuter lèfl lansquenets contre lui. Quoi qu'il en Wrfi, Lannoy, avec du Quel, Fieramosea et d'autres de ses partisans, fut obligé de s'enfuir de Hume, pendant la mut, pour n'être paa Mfisaeri 1 1 1

En même temps, surgissait la brûlante question du commandement. Quelques-uns des capitaines étaient d avis de l'offrir à Lanîn. v fJea teltrei <n M sens furent écrites à l'empereur (1) pour le cas où le duc de Ferrare ne serait pas disposé à accepter ces Foncttoitf RaH Litni'iv hésitait à se mettre en compétition avec le prince qui, sans avoir été nommé par Charles-ijuint, le» remplisla moins à titre prrmuiîra. Les démarche* personnelles de ide auprès de lui ne parvinrent pas à le persuader- Il redoutait, par-dessus tnut, l'indiscipline des troupes ($). Il en résulta entre • ndsetles Espagnols, auxquels s'étaient joints les Italiens, une véritable bataille. Le 10 juin, les Allemands, qui s'étaient re- Iran e liés au Campo di Fiore, furent attaquée, Le sang coula de part et d'autre (4j. L'ordre ne fut rétabli que par l'intervention des

Dltr*4« Soltiar, dans Villa, p la9.

|f) Voir plut liant, p \['A,j] [ il 3 Voir niuurî la lettre di l'abbfl d*y Najern & ml, «lu 11 juin, dans Villa, p £17; dans Gatangos, p. 233, et la lu même an méuift, en daU du £3, où e§i de nouveau posé*? la candidature de Ltanoy, qui a pour partisatu Huguei de Moncade, Àlareon, Jean d'I rKma. - y olroi capitaneâ que estun determinar de no ir cou el principe ai cuti olm per-ona que no Lenga eapeciâl cotuUioii do V. M, [tara gobernar el (Villa, p Ht: Gayanuos. p. 148,) Cl également le* instruction* Uar< natandeor d*î Figueroa pour Charles-Quint yuinj, dan> Vida,

<3i Voir si lettre «tu 89 tOOi à l'empereur dans Villa, p. i09 ; dans Gatak* WJ

• rs»t de cette écliaufTouréu qu'il est question dan- la lettre de- du Bellay, dam ùonti p. 63 Voir au* m lettre I Perds h l'empereur, du 11 juin

officiers. Pendant plusieurs jours, un service de patrouilles, dirigé par trois capitaines de chacune des deux nations, fut organisé dans les rues afin de prévenir le retour de pareilles échaufiburées.

Lannoy s'était rendu à Gaëte afin de conférer sur la situation avec le Conseil d'État de Naples et de reprendre son poste. Moncade, Alarcon et d'autres encore députèrent auprès de lui le commandeur de Figueroa pour le prier de revenir à Rome, mais il prétexta la nécessité de se procurer les 50.000 ducats destinés à la solde des Espagnols (1). Le pape également cherchait à obtenir de marchands et de banquiers les 70.000 ducats qui lui manquaient. Il eut pour cela recours à Lannoy, au clergé et à la noblesse. Il désirait que les otages, qui devaient être livrés aux Allemands, gardassent une attitude neutre ; il espérait de la sorte rendre ces derniers moins exigeants. Il songeait aussi à envoyer à l'empereur, pour traiter de la paix, le cardinal Farnèse, bien en cour, mais diplomate maladroit. D'autres préféraient Campeggio. André Doria consentit à la remise, le 20 juin, de Civita Vecchia à Alphonse de Cordoue. Gattinara, avec un commissaire pontifical, allait prendre possession de Parme et de Plaisance. Le prince, d'accord en cela avec le conseil de guerre, l'avait nommé gouverneur de ces deux villes, en récompense de ses services. Des négociations étaient engagées avec Doria, afin de l'attirer dans le parti de Charles-Quint. Comme il voyait les affaires de la ligue plus que compromises, il n'était pas éloigné d'accéder aux propositions qui lui étaient faites, mais il voulait avant tout affranchir du joug des Adorni Gênes, sa patrie, qui tenait pour l'empereur. De même pour Florence, que Ton essayait de détacher de la ligue par l'intermédiaire du duc de Ferrare (2). A son fils Hercule d'Esté on offrait le commandement des troupes de la nouvelle république. Les Impériaux mettaient comme condition à une alliance le payement de «K)0,000 ducats, moitié comptant, moitié dans trente jours, et 20.C0O par mois pendant la durée de la guerre (3).

(1) Lettre de l'abbé de Najera à Charles-Quint, du 23 juin, dans Villa, p. 211); dans Gayanuos. p. 234.

(i) Voir la lettre de Philibert à l'empereur, du 21 juin, Pièces justifieattot, nw Tu.

3; Lettre de l'abbé de Najera à l'empereur, du 23 juin, dans Villa, p. M; dans Gayangus, p. 2o0.

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