‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 63 sur 239 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

A peu près rassuré* du côté de la ligue, ayant recueilli en partie Il fruit de leur victoire, les Impériaux avaient en ce muimtif à combattre dettx ennemis terribles, la famine et la peste. Pour itre celle-là, on faisait bim venir dos vivre* de Sicile *l de Naptea, mais il- étaient insullisants. Quant à ta poste, rien ne ut l'empfeher d'accomplir son œuvre dévastatrice* Chaque jour, l'armée perdait environ 2I.MI des siens (1), Rome n 'riait plus qu'un immense cimetière d*oé chacun aurait voulu s'échapper. Il fallut faire wrtir de la ville et camper à l'ouest, le long de la route de Viterbe, les Espagnols venus de Nâple*, l'infanterie italienne et là cavalerie légère. Pompée Colonna et le^ cardinaux réfugiée dans son palais quittèreol [tome, i l'exception de Jacobacio, qui mourut bientôt. Moron*» se relira à An^uilara (8). Moneade, Àlarcon et le p rinça (8) eussent volontiers conduit taure troupes i Sèe&ati ou à MiJ.m. d'où Ai: Leyva avait écrit, le fi juin, qu'une armée

rit; mais Allemands et Espagnol- peraratalent I rafi partir tant qults ne seraient pas payée das

ISOtOOQ daeataqui leuravaientélé promis. Si eux restaient, c était autant par sonei de la sécurité du pape que pour prévenir les b&* - antre les Espagnols elles Allemands (4). Le journal de Mû- Lettre de L*abb4 de Vajera & Charles-fjumt. du M |uîu, il-ias Villa,

ilans liinsiiii*, p SIS. — • ... DopOÎ la parhla dfll prcl.ito If. Ltouardo

de iîi miril'ti, qui avait été chargé de porter i l'empereur dei détails lus le

►pravenula uua peste la lo exereito, per Jaijuul mm-euo

u numéro do gente. et te Dio non li pont las mano la reme-

dîarlft. "im <| ihiio «in- ji l'ara gran »)auino lo et tutti queelf capitaaei non raan-

efeamû laare ia exercito al uacira cou quelle boue ru^ioae chr» li

lapera et non si' m uioaia dal canlo itiio a tare Uitto H posai bile

per farlo USetra presto da qui, et cou easo se tirera a la volts éi Siena. parte

Pi tpali ■ | lolk cita, a dimuo de la quale si e inteso cho inimici

■ Lettre de Philibert 4 l'empereur, du 21 juin ; Pièces jutttSi si»

de l'ère* a l'empereur, du -i juin, dao^ Villa, p iS6 Le»

wêititt rie Moroûe, ; Hilao., par Tullîo Daodolo» cou-

£ {£•&)!« un ordre de pavement de ta somme de tf.uoil èCUS <tu'ii

au :oiiu«t lLiï' Je Sourboa. Uet ordre, daté du 17 juin iBttl BSl

iJlmiu , il Hi.i-- — I M jfj<;ai\ dtï Peniaud d'Atarcoo, de

le l'abbé de Najera et do Bernardin de M -iriirurm.

il ûtô d'avis que l'armée ue devait pas a'al-

lUjour* marcher et toujours combattre lu

condition h brerdulai Voir

I original

lu - S7 ou leltre de lral era a l'empereur, du

: LA, p. tt\ tïAJiGO», p *♦».

libert fait particulièrement mention d'un enterrement des morts, à la date du 26, et de l'acquisition d'une fiole d'eau de rose pour ses mouchoirs. C'était sans doute le préservatif quïl employait contre le fléau (1).

Le retard apporté au payement si désiré avait pour principal résultat de perpétuer le mécontentement dans l'armée. Les Allemands ne parlaient rien moins que d'en h ver le pape et de l'empêcher de se rendre à Gaëte, sa résidence présumée. Les Espagnols murmuraient également, mais ils s'opposaient à une pareille mesure qu'ils considéraient comme contraire aux intérêts de l'empereur. Le conseil de guerre arrêta que, le 30 juin, une députation de six délégués des deux nations ferait, dans un but d'apaisement, une démarche auprès des mutins. Ils demandaient par écrit à Lannoy de leur envoyer immédiatement au moins 20,000 ducats (2).

Le 2 juillet, comme le prince n'avait pas pu tenir ses engagements dans le délai fixé par lui, la révolte qui couvait et qu'il était facile de prévoir éclata (3). Les Allemands, furieux, se livrèrent à un pillage général des vivres et des approvisionnements de l'armée. Les magasins des fournisseurs, appelés « pourvoyeurs », eurent le même sort, et, dit le journal, « Monsieur et son train... fut saccagé des lansquenets au logis Saint Marc (4) ». Heureusement pour lui, Philibert avait été averti à temps. Il avait pu s'éloigner du palais avant l'arrivée de ces forcenés et se réfugier à Saint-Laurent-horsles- murs. Le 3, une partie de son « train » fut abandonnée à Rome à la garde de Ghantrans ; une autre partie fut expédiée à Castel Gandolfo, où le prince reçut l'hospitalité d'Ascanio Colonna (5). Il y passa une partie de la journée du 5, perdit au jeu dix ducats, nous apprend le journal, et alla souper à Kocca prior; il y séjourna jusqu'au 12 (6). Les Espagnols furent moins violents. On les calma

fi ) Clerc, p 65.

!'t) Lettre de Perez à Charles-Quint, du l,r juillet, dans Villa, p. 134; Sciii'Lz. p. \'M.

3 Pore/, dans une lettre, du 11 juillet, à l'empereur, dit un mot de cette mutinerie (Villa, p. 24.'i).

(&.. Ci.kiu:, p. 6~>. — Instruction* de Philibert à l'empereur, du 7 septembre; Pièces justificative à Vienne, P À 9». original signé.

;;>:■ Clehc. p. 65.

(6) Ibid., p. 66.

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