‹ Philibert de Chalon, prince d'Orange, vice-roi de NaplesChapitre 64 sur 239 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

par h promesse de leur donner 50,000 ducats pendant le mois

.llet. Mais Moncade, dégoûté drètre obligé de vivre au milieu je pareilles troupes, transporta à son tour son quartier à Àluano. Le pape était enlin arrivé a conclure avec le banquier géimi- Ansaldo (irimaldi et avec un marchand espagnol, MichekJérrtme Smchez* un emprunt de 70.000 ducats destinés à être versés immédjttanillt à l'année. La convention lut signée le 0 juillet. Les Impériaux étaient enchantes d'abandonner la ville, ou la peste conlinwiità exercer des ravagesépouvantables* En un seul jour, il v gu| près de LOOO victimes, parmi lesquelles l'abbé de Najera, L'épidémie sévissait aussi, mais dans des proportions moindres, au cbA-

Niint- Ange il).

Avant leur départ, les Allemands exigèrent qu'un inventaire (iH lait de tout ce que le château renfermait, alm que le pape et idinaux ne pussent emporter que ce qui leur était rigoureusèment indispensable. Ils avaient pensé S emmener les otages, ruais finalement ils décidèrent de les confier à la surveillance d'Alaruon, Le conseil de guerre, Ou plutôt ce qui en restait, laissa à Hume les Gilonna et deux ou trois compagnies espagnoles pour la potiee de la place ; des Romains, dévoués à la cause de l'empereur, furent chai

vire des portes de la ville, Il essaya de faire revenir le prince d'Orange i Rome en lui offrant le commandement des troupes allemandes* Je marquis du Quasi devant avoir les espagnols sous ses

i, et de le faire reconnaîtra LaDQoy comme capitaine général, Philibert refusa(ij. Il ne pouvait pas accepter de servir, en qualité de

nant, sous un homme qu'il détestait profondément; il ne roulait pas être l'égal d'un autre qui s était soustrait au danger el avait pour ainsi dire déserté l'armée. Il déclara donc qu'il tic quiUerait pas I - des Coïonna avant l'arrivée d'une décision

de l'empereur \.i' 10 juillet. Home fut évacuée par Tin Tant crie espegOOldet alle- [| Q€ fol maintenu qu'une faible garnison au château Saint-

u io de Père* a Charles -nui nt, du il juillet, dans Villa, p. î»7 ; dans

. Leliw de Perei a reni|ierour, du 11 juillet. «tons Villa, p 247: dans

4i U*p« d« Soria à CliaHes-Quînt, du tt juillet, dan? Villa,

Ange. Le départ des Impériaux fut considéré comme une délivrance. Les émigrés revinrent en foule, et la vie ordinaire reprit à peu près son cours (I).

Accompagnées de commissaires pontificaux qui devaient pourvoir à leurs besoins, les troupes se dirigèrent vers le duché de Spolète. Le 17 juillet, à Narni, elles se révoltèrent, parce que les habitants ne leur avaient pas fourni de vivres. Dans leurs nouveaux cantonnements, elles allaient se trouver sensiblement rapprochées de l'armée de la ligue, qui était aux environs de Pérouse. La prise de possession de Parme et de Plaisance était la grosse affaire du moment. La ligue envoya Guy llangone et le comte de Gaiazzo pour défendre ces deux villes et les conserver au pape. Il eût été facile au duc de Ferrare de les occuper, mais il restait inactif. Quant à Antoine de Leyva, menacé lui-même par les Français, il ne pouvait qu'exhorter les habitants à se dé endre énergiquement. En ce qui concerne Parme et Plaisance, les Impériaux n'avaient donc obtenu qu'une demi-satisfaction.

Il en était de même pour l'indemnité de guerre. Les 70,000 ducats demandés à Grimaldi et à Sanchez n'avaient pas été versés, et Lannoy n'avait pas expédié les 20,000 promis. Exaspérés de ces atermoiements continuels, les Italiens et les Espagnols menaçaient de se retirer dans le royaume de Naples, les Allemands voulaient s'emparer de la personne de Clément VII et des cardinaux et incendier Rome. Alarcon prévint Lannoy de ces dispositions de l'armée et le pria de venir à Rome avec le plus d'argent possible. Une députation des troupes se rendit auprès de lui à Gaëte pour le sommer d'acquitter la dette du pape et de prendre le commandement. Le vice-roi s'engagea à faire droit à cette requête, au moins au sujet du voyage à Rome et du payement des sommes réclamées. Les délégués se retirèrent avec une promesse de plus (2).

Pendant ce temps-là. Clément VIL étroitement gardé par Alarcon, était en proie aux plus graves préoccupations. Il ne prévoyait pas le terme de sa détention au château Saint-Ange. La peste qui sévissait toujours dans Rome pouvait l'enlever. Phi-

(1) Lettre (Je Perez à l'empereur, du il juillet, dans Villa, p. 247; dans (iAYANGOt, p. 268.

(2; Sciin.z, p. 135-136.

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